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Santé maternelle au Bénin: Le FoNaSFeB examine l’objectif mondial d’un million de sages-femmes supplémentaires

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Réuni ce lundi 25 mai 2026 au Bénin Royal Hôtel de Cotonou, le Forum National des Sages-femmes du Bénin (FoNaSFeB) a abordé l’accès aux soins de santé maternelle. Les participantes et les responsables associatives ont analysé les effectifs du secteur, les conditions d’exercice de la profession et les indicateurs nationaux de mortalité liés à la grossesse.

L’édition 2026 du FoNaSFeB a tourné autour du thème international « Un million de sages-femmes de plus : accélérer l’accès aux soins de santé maternelle de qualité au Bénin ». Cet événement a rassemblé près de cent professionnelles issues des douze départements géographiques du pays, ainsi que des institutions partenaires de l’écosystème de la santé communautaire, à l’occasion de la Journée internationale des sages-femmes fixée annuellement au 5 mai. Nafissathou Hounkpatin, présidente du comité d’organisation, a précisé les axes majeurs de la rencontre. « Toutes les sessions que nous avons eues depuis le matin tournaient autour de comment est-ce qu’on améliore la qualité des services qu’on offre aux femmes, mais aussi comment est-ce qu’on améliore les conditions de travail de la sage-femme, comment est-ce qu’on prend en considération le bien-être des sages-femmes dans le processus de recrutement, dans le processus du renforcement des ressources humaines pour qu’on puisse assurer qu’elles ont de bonnes conditions pour pouvoir offrir une bonne qualité de service aux femmes », a-t-elle déclaré. La responsable de l’organisation a également indiqué que le forum a intégré la première édition d’une cérémonie de remise de distinctions honorifiques destinée à des sages-femmes pour l’accomplissement de leurs activités professionnelles au sein du système de santé. Laurence Monteiro, présidente de l’Association des Sages-femmes du Bénin, a exposé les données sanitaires qui motivent la tenue de ces assises nationales. Elle a rappelé que la Confédération internationale des sages-femmes et l’Organisation des Nations Unies ont défini l’objectif mondial d’augmentation des effectifs car cette profession intervient du début de la gestation jusqu’au quarante-deuxième jour après la naissance pour abaisser les indices de décès. Laurence Monteiro a précisé la situation épidémiologique nationale en indiquant que la sage-femme peut réduire les taux de mortalité maternelle dans les pays. « Au Bénin, c’est 391 pour 100 000 naissances, c’est très élevé », a-t-elle dit. La présidente de l’association a rendu compte des conclusions des panels de discussion, auxquels participaient des représentants du ministère de la Santé, en soulignant les contraintes structurelles. « Les sages-femmes ont profité pour dire les difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Il y a la fuite des cerveaux à cause de multiples réformes, il y a beaucoup de problèmes au niveau des associations. Chaque pays africain, surtout les pays francophones, doit investir massivement dans les sages-femmes et procéder à leur reconnaissance », va-t-elle compléter. Esther Adjovi, participante aux sessions de travail, a conclu la série d’interventions en formulant des perspectives pour l’évolution de la pratique obstétricale et de la maïeutique sur le territoire national. « Après avoir participé à ce forum, je pense qu’il faut toujours investir dans le métier de la sage-femme. Il y a beaucoup de choses encore à faire, il y a beaucoup de choses à corriger dans l’exercice de notre métier. Après les échanges d’aujourd’hui, et en suivant les différents panels, je pense qu’il sera nécessaire de prendre en compte tout ce qui a été dit ici afin de faire améliorer de façon positive la santé maternelle et infantile en République du Bénin », a-t-elle conclu.

J.G

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