Élu pour diriger le Bénin durant les sept prochaines années, le nouveau chef de l’État a officiellement annoncé la composition de son premier gouvernement. Cette décision majeure marque le début d’un septennat axé sur l’efficacité administrative.

Romuald Wadagni s’immerge dans ses fonctions présidentielles ! Pour réaliser sa vision, l’ancien ministre des Finances a choisi, après son investiture, de s’entourer d’une équipe restreinte de 24 ministres. En tant qu’homme de chiffres et de discipline, le Président a considérablement réorganisé la structure de l’exécutif. Ainsi, certains ministères stratégiques ont été créés, tandis que d’autres, comme le ministère du Développement, ont été supprimés. De plus, plusieurs portefeuilles ont vu leur nom modifié pour mieux répondre aux défis économiques et de développement. Dans cette nouvelle structure, on observe un équilibre évident entre continuité et changement. Bien que Romuald Wadagni ait opté pour la stabilité en reconduisant sept ministres de l’ancien gouvernement, un grand nettoyage a été effectué au sommet. Il est particulièrement remarquable que tous les ministres ayant passé dix ans aux côtés de Patrice Talon, son prédécesseur, aient été écartés. Cela illustre le passage de la longévité politique à un renouvellement générationnel. Cependant, bien que cette nouvelle équipe marque le début d’une nouvelle ère, il est à noter qu’aucune grande surprise n’est à signaler parmi les nouvelles nominations. La plupart des personnes qui ont eu l’honneur de travailler directement avec le président proviennent soit de son ministère des Finances, soit sont des proches de son mentor Patrice Talon. Cette situation révèle une vérité politique importante. Malgré les nombreuses initiatives, mouvements et réseaux de campagne qui ont œuvré sur le terrain pour soutenir le duo Wadagni-Talata, aucune faveur politique, aucun passe-droit ou ingérence politicienne n’ont été acceptés dans la formation de cette équipe. En d’autres termes, les récompenses partisanes n’ont pas été prises en compte. Ce constat démontre une fois de plus, s’il le fallait, que le Bénin a définitivement tourné le dos au hasard, au clientélisme et à l’improvisation dans le choix des hommes et la gestion des affaires publiques. Ce qui était considéré il y a 15 ou 20 ans comme un doux rêve est devenu une réalité tangible depuis une décennie, et cela se poursuit aujourd’hui avec force. La leçon est désormais bien intégrée dans les mentalités. Il ne suffira plus de crier le nom d’un dirigeant, de louer un président élu ou de le diviniser dans l’espoir d’obtenir un poste ministériel ou une place à ses côtés. Dans la continuité de l’héritage de Patrice Talon, le Président Romuald Wadagni fait résolument confiance aux technocrates. Le Bénin de la compétence est en marche.

J.G

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