À l’occasion de la 9e édition de la Conférence du Réseau Africain des Autorités de Protection des Données Personnelles (RAPDP), Me Luciano Hounkponou, Président de l’Autorité de Protection des Données Personnelles du Bénin (APDP), est intervenu au panel portant sur le thème : « Blockchain, IoT, ML/LLM : quelles réalités au-delà des concepts ? ».
Blockchain, Internet des objets (IoT), Machine Learning (ML) ou encore Large Language Models (LLM) transforment progressivement les usages numériques, les modèles économiques ainsi que la gouvernance des données personnelles. Ces technologies innovantes offrent de nombreuses opportunités, mais soulèvent également des enjeux majeurs en matière de sécurité, de transparence, de gouvernance et de protection des droits fondamentaux.
Dans son intervention, Me Luciano Hounkponou a notamment évoqué la nécessité pour les autorités de protection des données d’adopter une approche fondée sur les risques dans l’évaluation des traitements utilisant ces technologies émergentes.
Il a rappelé que : « L’évaluation porte sur la licéité du traitement, la minimisation des données, la sécurité, la gouvernance, les transferts internationaux et les droits des personnes concernées. »
Le Président de l’APDP-Bénin a également évoqué les défis auxquels font face les autorités africaines de protection des données, notamment le manque d’expertise technique spécialisée, l’insuffisance d’outils d’audit avancés et les contraintes budgétaires.
Pour lui, « Les Autorités de Protection des Données africaines ont particulièrement besoin de formations en cybersécurité, intelligence artificielle, audit algorithmique, blockchain, gouvernance des données et investigation numérique. »
Selon Me Luciano Hounkponou, le renforcement des capacités techniques des autorités africaines permettra d’améliorer les mécanismes de contrôle, de renforcer les capacités d’audit des technologies émergentes, d’harmoniser les pratiques de régulation et d’assurer une meilleure protection des citoyens dans l’environnement numérique.
Au terme du panel, un prix de reconnaissance a été décerné aux différents panelistes en hommage à leur contribution aux réflexions africaines sur la régulation des technologies innovantes et la protection des données personnelles.
À l’ère du numérique, la protection des données personnelles s’impose désormais comme un enjeu stratégique pour les États, les entreprises et les citoyens. Elle constitue un levier essentiel de confiance, de souveraineté numérique et de préservation des libertés fondamentales.
A.B
