La salle de conférence de l’archevêché de Parakou a abrité, le mercredi 20 mai 2026, la 3ème session de formation sur la justice climatique. Organisée par Amnesty International Bénin (Aib), elle s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités des journalistes sur la thématique.
« Mobilisation et renforcement des capacités de la presse locale sur les enjeux de la justice climatique. » C’est autour de ce thème que s’est articulée la séance. En effet, deux grandes communications ont essentiellement marqué cette formation.
La première communication, présentée par Timothée Biaou, géographe environnementaliste, a porté sur la thématique « Droit humain et justice climatique : réalité, enjeux et défis dans le contexte béninois ». Elle a permis d’examiner la justice climatique à travers le prisme de ses causes et de ses manifestations concrètes, d’évaluer ses conséquences alarmantes et d’analyser la solidité du cadre juridique face aux défis majeurs de sa mise en œuvre. Ensuite, la seconde communication, donnée par Tanguy Agoï, secrétaire général de l’Odem, a porté sur « Le rôle et la contribution des médias à la justice climatique au Bénin : le rôle pivot des médias dans la transition écologique nationale ». Dans son exposé, il a mis l’accent sur les défis auxquels font face les journalistes et sur l’importance de la spécialisation dans un secteur donné. Par ailleurs, il a invité les journalistes à faire preuve d’esprit de créativité, d’inventivité et de solidarité.
Par ailleurs, ce premier contact s’inscrit dans une dynamique visant à maintenir le cap pour les fois à venir et à apporter quelque chose à la communauté, d’autant que ce sujet touche les générations d’aujourd’hui et de demain.
Dieudonné Dagbeto, directeur exécutif d’AIB, après avoir salué la présence de l’assistance et rappelé le motif de cette formation, a affirmé :« Nous avons voulu, avec vous, mener des activités qui doivent aller au-delà de vos rédactions. Il s’agit donc de mener des sensibilisations, de faire des émissions radiophoniques en français, et surtout dans nos langues locales, afin de permettre aux populations et aux autorités de comprendre les causes ainsi que les actions attendues de chacun de nous, en fonction de nos positions, pour pouvoir inverser la tendance que nous connaissons actuellement ». Ainsi, « ce serait une contribution de taille que nous allons apporter, je dirais, au Bénin et au monde entier de façon générale », a-t-il ajouté. Par la suite, il a convié les journalistes à réaliser des productions qui pourraient être présentées dans le cadre du concours qui sera lancé, ou à sensibiliser directement les communautés.
Cette communication interactive a permis de comprendre et de découvrir de nouveaux horizons liés à la question de la justice climatique. Désormais aguerris, les participants sont prêts à œuvrer pour une justice climatique équitable et pour la protection des droits de l’homme.
Kouassi Oswald SIDOL (Stg)
