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 A la tête du Mtca: Le portrait robot du profil type (Plus de ministre pèlerin)

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Le ministère en charge du tourisme de la culture et des arts, depuis toujours, est resté la maison où les chefs d’Etat jettent ceux qu’ils ont envie de récompenser ou qui a une couleur politique rimant avec leur vision ou encore qui n’a pratiquement pas d’étoffe pouvant répondre aux exigences du milieu.  Il est temps que ce portefeuille tout comme celui de la santé, de l’intérieur et de la securité publique, connaisse une gestion dont la commande se retrouve aux mains des hommes et femmes qui animent son écosystème.

Depuis des lustres, force est de constater qu’à la tête du ministère du tourisme de la culture et des arts, c’est quand on finit d’attribuer tous les autres portefeuilles que celui  concernant le tourisme, la culture et les arts est octroyé à un tartempion à titre de récompense pour les efforts fournis lors des joutes électorales. Ce qui n’est pas du tout commode encore moins juste. Puisque nulle part ailleurs dans les autres ministères, personne ne se voit nommer s’il n’appartient à l’écosystème du ministère. Pour preuve de tout le temps, le ministère de la santé n’a jamais connu une autorité si ce n’ est un homme ou une femme ayant une maîtrise plus ou moins parfaite de l’univers de la santé. Au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique on n’en parle pas. Soit c’est un homme de l’armée ou quelqu’un qui a véritablement cotoyé le milieu. Aussi banale que cela pourrait paraître, voilà des exemples qui sautent à l’oeil. Cependant, au ministère du tourisme de la culture et des arts,  tout porte à croire que les différents chefs d’Etats qui se sont succédés, ces trois dernières décennies et même dans les années antérieures, ont tranquillement livré ce poste  à des  personnes au profil politique ou parfois douteux si on exagère pas.

Et c’est là le véritable soucis…

Ce portefeuille souffre de décisions dignes, de stratégies et de méthodes capables de faire avancer le secteur. Peut être parce qu’on pense que dans le milieu culturel il n’y a suffisamment pas de personnes intellectuellement cotées pour prendre les rênes ou qu’ils ne sont pas d’un bord politique qui arrange tel ou tel patron. c’est peut être brute d’appréhender les choses sous cet angle mais c’est le constat amer qui sévit cruellement le secteur depuis de longues années. Conséquence, la plupart des décisions prises à l’intension des acteurs du secteur ne réjouit que l’orientation pecunière de la première autorité du ministère ou la couleur politique qu’elle défend. Ainsi, l’on fait vraisemblablement le bonheur des gens du secteur contre leur volonté. Alors la grande masse se retrouve sans défense  à la traîne, à la limite clochardisée faisant contre grés la vonlonté de l’autorité qui semble mieux maîtriser sur papier le milieu que les pratiquants qui sont sur le terrain.

Il est temps que ça cesse…

Dans ce milieu, il y a bien de gens qui maîtrisent aussi  bien leurs arts, leurs compaires que l’écosystème en général. Aussi ont-ils une capacité d’actions et de décisions assez raisonnables pour faire fonctionner ledit ministère avec stratégie, agir pour leur intérêt commun sans briser des rêves et étouffer des propositions pouvant faire avancer le milieu en gardant les yeux sur la vision de développement du chef du gouvernement.

Teddy GANDIGBE

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