Depuis 2016, le vent de « la Rupture » insufflé par le Président Patrice Talon a touché l’ensemble des secteurs de la vie nationale, y compris celui des arts, de la culture et du tourisme. Sans prétendre dresser un bilan exhaustif, il est pertinent d’analyser quelques avancées notables sur le plan infrastructurel et structurel. Le retour des trésors royaux et l’exposition « Révélation Art contemporain du Bénin » ont marqué un tournant décisif. Cet événement historique a permis de valoriser l’art ancestral et la création contemporaine tout en renforçant la diplomatie culturelle à l’international.
Cette dynamique impose en retour une structuration solide à l’interne. D’importants projets muséau-culturels ont ainsi vu le jour démontrant avec pertinence la volonté politique affichée de faire du patrimoine culturel un véritable levier de développement économique national. Parmi les projets phares, on peut lister à ce titre : le Musée International de la Mémoire de l’esclavage (MIME) à Ouidah, le Musée International des Rois et Amazones du Danxomè (MURAD) à Abomey, le Musée International du Vodun (MIV) à Porto-Novo, le Musée Akaba Idéna à Kétou, les Monuments emblématiques « Amazone et Bio Guéra » à Cotonou, l’arène Vodun de Ouidah, l’arène de la Gaani ainsi que le site mémoriel du Dernier Bateau des Négriers à Ouidah. Sur le plan structurel, si l’Agence de Développement des Patrimoines Touristiques a permis de jeter les bases des grands projets museau-culturels, des réformes récentes majeures méritent d’être soulignées : la création des Agences de Sauvegarde de la Culture dans les aires culturelles : Adja-Tado, Yoruba, Grand-Borgou et Montagne la promotion d’une société publique dédiée à la promotion touristique « Bénin Tours SA », la mise en place de l’Agence pour le Développement des Arts et de la Culture (ADAC). À cela s’ajoutent des événements d’envergure internationale, tels que le Festival « Vodun Days » et le « Festival des Masques » à Ouidah et à Porto-Novo qui renforcent l’attractivité du Bénin sur la scène internationale en ouvrant davantage les fenêtres du Bénin. N’oublions pas le décret sur « le statut de l’artiste et des professionnels de la culture » pose ainsi les bases d’un écosystème culturel plus professionnel et mieux structuré. La gouvernance culturelle sous le Président Patrice Talon se distingue ainsi par une ambition forte, portée par une vision stratégique où culture, art et tourisme sont considérés comme des vecteurs clés du développement économique. Cette orientation dans la gouvernance, à la fois audacieuse et structurée, s’appuie sur des investissements massifs, des projets à fort impact économique, et des partenariats internationaux solides (AFD, Banque mondiale et la France). Cette politique culturelle et ces projets ont permis une réappropriation identitaire et une forte animation culturelle au Bénin.






