Un hôtel de la ville de Parakou a abrité, du 11 au 12 Mai 2026, un atelier de vulgarisation du guide de couverture médiatique des procédures judiciaires. Cet atelier, est une initiative du consortium du réseau Social Watch Bénin et de l’ONG Alcrer, mise en œuvre avec l’appui de la Coopération suisse au Bénin à travers le Programme Redevabilité Phase3. La formation des participants est assurée par le journaliste Georges Amlon et a enregistré la présence du Point focal du Programme Redevabilité 3 au ministère de la justice et de la législation.
Inscrit dans le cadre du projet « Agir pour le renforcement de la redevabilité sociale dans la gestion des finances et politiques publiques au Bénin », et placé sous le thème « comment les professionnels des médias peuvent-ils couvrir au mieux une procédure judiciaire », cet atelier vise comme objectif, la vulgarisation du guide de couverture médiatique des procédures judiciaires à l’endroit des journalistes. Une trentaine de journalistes venus de la presse écrite, médias en ligne, radio et télévision prennent part à cette formation et surtout à outiller les journalistes pour une couverture plus professionnelle et éthique des procédures judiciaires.
Deux interventions ont marqué la phase protocolaire de l’atelier. Il s’agit du mot de bienvenue du président du conseil d’administration de Social Wacth Bénin. Il a souligné l’importance de la qualité de l’information judiciaire dans un contexte de renforcement de la gouvernance démocratique. Rigobert Orou Ganni, a rappelé que les médias occupent une place stratégique dans la promotion de la redevabilité. « Leur rôle est déterminant dans la construction d’une opinion publique éclairée et dans la consolidation de l’État de droit », a-t-il déclaré. Il a invité les participants à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et de responsabilité dans la couverture des procédures judiciaires.
Léopold Kohoun, Chef d’équipe du Programme Redevabilité 3 et représentant du partenaire technique et financier, a indiqué le rôle important des médias dans la consolidation de l’État de droit. « Une gouvernance démocratique de qualité ne saurait se construire sans un dialogue équilibré entre les institutions publiques, les citoyens et les acteurs d’interface que sont les médias », a précisé Léopold Kohoun. Il n’a pas manqué d’insister sur l’importance de concilier droit à l’information au respect des droits des justiciables et une bonne administration de la justice.
Albérique HOUNDJO Br/Borgou-Alibori






