Le Bénin est dans une période particulière. Une fin de mandat et la promesse d’un nouveau régime, et donc d’un changement à partir du 24 mai 2026. Pour le président sortant, Patrice Talon, les ovations pour le bilan en infrastructures, en réformes osées. On voit désormais un Bénin sur les rails du développement et cela est à son actif. Mais pour que tout soit parfait, un ultime geste est attendu, la libération des détenus « politiques », le retour des exilés pour un Bénin apaisé et réunifié. Mais au fur et à mesure qu’il égrène ses derniers jours, les espoirs de voir ce vœu exaucé s’estompent. Alors les regards se tournent vers le président élu.
C’est désormais vers lui que vont les vœux d’une décrispation de la tension politique. Romuald Wadagni est celui par qui les Béninois veulent retrouver cette joie de vivre ensemble. L’adhésion populaire à sa cause n’en est qu’une illustration. Nicéphore Soglo, dont le fils aîné est en exil, les centrales et confédérations syndicales qui ont toujours demandé l’apaisement de la tension politique et sociale, les partis d’opposition comme le Gsr, le Nfn ont tous appelé à voter pour Romuald Wadagni. Intrinsèquement, ils espèrent que le nouveau président fera un geste en ce sens. Et il n’y a pas que les centrales syndicales qui le souhaitent.
M.M
