Fondateur et PCA du groupe Porteo, Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com/) appartient au cercle restreint des opérateurs économiques dont l’écho des messages resonne dans des milieux financiers et économiques au niveau international. De la Banque mondiale au Fonds Monétaire international, il défend une vision, celle d’une Afrique qui ne quémande pas mais qui négocie. Autant son parcours se veut très inspirant, autant son charisme sidère…

Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com) se singularise par sa conviction notamment sa capacité à faire germer des graines sur terre perçue comme étant aride. Le rêve derrière le Groupe PorteO prend corps en 2012 à Abidjan en Côte d’Ivoire, alors que le pays sortait péniblement d’une décennie de fractures, deux guerres civiles, une crise post-électorale, un pays coupé en deux, une économie à genoux.

La quarantaine, Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com), de son obssession de la construction, créait ainsi, dans un contexte d’incertitudes, son entreprise NSE.CI (Nicolas Srouji Establishment Côte d’Ivoire). Il était convaincu de ce que l’Afrique ne manque pas de projets mais plutôt d’opérateurs, de gens capables de prendre un plan, de l’exécuter, de le livrer à l’heure et de rester assumer ce qui ne marche pas. « Quinze ans, c’est le temps qu’il m’a fallu pour comprendre, de l’intérieur, ce que signifie bâtir un groupe panafricain » a confié l’homme dans une interview en Avril 2026.

Des chantiers de voirie aux travaux de génie civil ainsi que des contrats que les grandes multinationales européennes et chinoises regardent à peine, NSE.CI grandit loin des regards et du vacarme des géants. Mais ce qui démarque Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com) de ses concurrents étrangers, c’est qu’il fait l’option de rester. Il s’ancre. Il recrute localement, forme ses équipes sur le terrain, réinvestit ses bénéfices dans des équipements plutôt que de les rapatrier. Ce n’est pas de l’altruisme, c’est de la stratégie.

   NSE.CI, la métamorphose PorteO

2020 marque un tournant important dans le parcours de l’opérateur économique et de l’entreprise. NSE.CI sera restructurée et rebaptisée. PorteO Group est né. Un conglomérat panafricain organisé autour de huit pôles stratégiques : infrastructure, construction, industrie, immobilier, agro-industrie, numérique, formation, services. La décision n’est pas cosmétique. Elle traduit une vision qui s’est affinée au fil des chantiers : on ne peut pas vraiment construire l’Afrique si on est dépendant, à chaque projet, d’une chaîne d’approvisionnement externe.

Porteo produit localement la majorité des matériaux qu’il utilise. Il forme ses propres ingénieurs. Il construit ses propres unités de production d’acier et de béton. Au Togo, il a lancé un centre avicole de 400 hectares à Avétonou. En République du Congo, le groupe a sécurisé plus de 26 000 hectares pour l’agro-industrie. À Grand-Bassam, un data center souverain est en construction. L’équation est simple à énoncer, difficile à exécuter : ne dépendre de personne pour livrer ce qu’on a promis. « La souveraineté productive ne se décrète pas : elle se construit patiemment, en se donnant les moyens de ne pas dépendre, à chaque chantier, d’une chaîne extérieure», clame Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com).

Fort d’une vingtaine de filiales dans sept pays africains, PorteO Group peut se targuer de 737 M€ de chiffre d’affaires et de plus de 12 000 employés avec à la clé plus de 3000 kilomètres de routes réalisés. Des chiffres qui positonnent PorteO 342è au Classement Jeune Afrique des 500 Champions africains en 2024.

Si les hommes qui construisent durablement ne se résument pas à leurs métriques. Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com) se distingue dans l’écosystème du BTP africain par ses obsessions. D’abord, son obssesion pour la qualité force l’admiration. « L’Afrique ne doit plus se contenter du minimum. Nos infrastructures doivent refléter nos ambitions », dit-il. Pas comme un slogan. Comme quelqu’un qui a vu trop de routes refaites deux fois en cinq ans parce que la première fois, on avait coupé sur les matériaux. L’autre obsession de l’homme reste les jeunes. À travers Porteo Academy, des centaines de techniciens, d’ingénieurs et d’artisans sont formés chaque année. Des conductrices d’engins. Des cheffes de chantier. Des femmes dans des métiers que l’Afrique leur avait longtemps refusés. La vision reste de former pour ne plus en importer. Convaincue que la vraie souveraineté passe par les compétences, Porteo a intégré la formation dans son modèle opérationnel. Une attention particulière est portée aux femmes : conductrices d’engins, dessinatrices techniques, cheffes de chantier. Des fonctions autrefois inaccessibles, aujourd’hui au cœur de la politique RH du groupe.

La troisième obsession, peut-être la plus intime : construire sans laisser de ruines humaines derrière soi. La Fondation Porteo n’est pas un bras philanthropique de façade. Elle finance des chirurgies pour des patients qui n’auraient jamais pu payer. Elle rénove des salles de classe en zones rurales (plus de 3 500 élèves bénéficiaires). Elle soutient des coopératives de femmes. Ce n’est pas un budget communication. C’est, selon ceux qui le côtoient, le reflet d’un homme qui a grandi dans un contexte où il a vu ce que l’absence d’État peut faire à une communauté.

      Hassan Dakhlallah: l’écho d’une voix africaine qui s’impose à Washington

« Nous ne sommes pas venus chercher des leçons. Nous sommes venus construire des partenariats », ces propos tenus par Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com) lors des Spring Meetings du FMI et de la Banque mondiale d’Avril 2025 sur la technocratie financière mondiale résonnent tel un écho venu de loin. Cette phrase, lâchée dans un couloir de conférence, a circulé. Pas parce qu’elle est provocatrice, elle ne l’est pas, pas vraiment. Mais parce qu’elle résume avec une économie de mots remarquable quelque chose que les institutions de Bretton Woods peinent encore à intégrer : le secteur privé africain n’est plus en position de demande. Il est en position de négociation.

Treize ans après la création de son entreprise, il débarque à Washington en equal, face aux économistes du FMI, et leur dit que l’Afrique n’a plus besoin de leurs leçons seulement de leurs capitaux. A Washington, il a enchainé des réunions avec des représentants de la Banque mondiale et des journalistes. Et au moment de se retirer de l’hôtel, il s’arrête une seconde sur le trottoir de Washington, regarde la ville comme on regarde quelque chose qu’on a appris à ne plus craindre, et monte dans la voiture. C’est dans ces détails qu’on comprend l’homme : il ne court pas. Il avance.

Ce qui frappe dans la présence de Dakhlallah à ces Spring Meetings, ce n’est pas l’anecdote d’un PCA africain qui voyage bien. C’est ce que sa présence signale structurellement : une génération d’entrepreneurs africains a atteint un niveau de crédibilité qui leur permet de s’asseoir à la table pas pour recevoir, mais pour peser. Il se positionne comme cet interlocuteur privé africain dont le FMI et la Banque mondiale pour ancrer leurs politiques dans la réalité des territoires. Dakhlallah parle macroéconomie, intégration régionale, Zone de libre-échange continentale avec la précision de quelqu’un qui a livré des chantiers dans sept pays et qui sait exactement ce que coûte une frontière quand on transporte du béton.

Plus que jamais convaincu de ce qu’on ne peut dénier à l’Afrique, une vision concrète de développement, il argue que la véritable question de la décennie ne s’articule plus autour de l’existence d’une vision mais de déterminer si l’Afrique se donne les moyens, en interne, de la rendre exécutable. Toute chose qui se veut illustrative de quinze ans de discours développementalistes. L’Afrique ne manque pas d’agendas ni de visions décennales. Elle manque d’exécutants. Et c’est précisément ce que Porteo est : un proof of concept grandeur nature que l’exécution est possible, africaine, rentable et durable.

    Dakhlallah et les routes: le parfait amour

Si ce qui caractérise le plus les grands entrepreneurs et opérateurs économiques africains, reste les conférences, le costume, la tribune, les applaudissements, Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com) reste l’homme qui, entre deux réunions à Washington, reçoit sur son téléphone les photos d’un chantier au Bénin qui accuse du retard à cause des pluies. Il est celui qui dit, dans une interview tranquille, que « construire, ce n’est pas seulement relier des villes ou ériger des bâtiments. C’est créer de la valeur, des emplois, accompagner la transformation des territoires. »

Il ne s’épanche pas sur ses difficultés. Les entrepreneurs de sa génération, qui ont construit dans l’Afrique post-crise, ont appris la discrétion sur leurs nuits sans sommeil. Mais entre les lignes de ses interviews, on devine quelque chose : une impatience tranquille. L’impatience de celui qui sait que les briques sont là, que les hommes sont là, que l’argent commence à être là et qui n’arrive pas tout à fait à comprendre pourquoi le monde prend encore autant de temps à regarder l’Afrique comme un continent capable.

Dans dix ans, si Porteo tient ses promesses, si les routes tiennent, si les data centers hébergent vraiment des données stratégiques africaines, si les cheffes de chantier formées aujourd’hui dirigent demain leurs propres entreprises,  alors on dira peut-être que Hassan Dakhlallah était, en ce printemps 2025 à Washington, l’un des hommes qui avaient vu juste avant les autres. Pour l’heure, il préfère ne pas trop parler de l’avenir. « J’espère que l’Afrique sera jugée sur ce qu’elle construit plutôt que sur ce qu’elle annonce, évaluée à l’aune de ses réalisations, et non de ses promesses » dit-il avec conviction.

Un bâtisseur africain est né, grandit dans la discrétion et porte la voix d’une Afrique qui s’assume dans des milieux où autrefois, elle n’y est pas conviée. Hassan Dakhlallah (https://hassandakhlallah.com) reste un visionnaire en quête de postérité et l’Afrique peut s’en enorgueillir.

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