Un infirmier a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle par une juridiction d’Abomey-Calavi, mardi 5 mai 2026, pour avoir pratiqué un avortement clandestin ayant entraîné la mort d’une patiente. Une affaire dramatique qui remet au centre du débat, la question de l’Interruption volontaire de grossesse (Ivg) et de son encadrement au Bénin.

Selon les faits, rapporté par le média Libre express, l’infirmier a réalisé une interruption de grossesse en dehors de tout cadre légal et dans des conditions non sécurisées. L’intervention a conduit au décès de la jeune femme, engageant ainsi la responsabilité pénale du praticien. Au terme du procès, la justice a retenu la gravité des faits et prononcé une peine lourde, traduisant une volonté de répression ferme face à ce type de dérives.

Ce drame illustre les risques liés aux avortements clandestins, longtemps responsables de nombreux décès maternels. C’est dans ce contexte que le législateur béninois a autorisé, depuis 2021, l’Ivg dans un cadre strictement réglementé. L’objectif est de protéger la vie des femmes en garantissant des soins sécurisés, de réduire les pratiques clandestines et de prendre en compte certaines situations de détresse, notamment en cas de viol, d’inceste ou de risques pour la santé.

L’interruption volontaire de grossesse n’est pas libre au Bénin. Elle est soumise à des conditions précises, notamment le respect d’un délai légal, une prise en charge dans des structures sanitaires habilitées et un encadrement médical rigoureux. En dehors de ce cadre, toute pratique est considérée comme illégale et expose à de lourdes sanctions, comme le montre cette affaire.

À travers cette condamnation, la justice béninoise envoie un message clair sur la nécessité de respecter le cadre légal en matière d’Ivg et de mettre fin aux pratiques clandestines mettant en danger la vie humaine

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici