Réunie en assemblée générale extraordinaire ce mardi 28 avril 2026 à son siège à Arconville, à Abomey-Calavi, la Fédération béninoise de Judo a conformisé ses textes à la loi 2025-19 du 22 juillet 2025 qui définit la vie des associations et organisations sportives en République du Bénin. Une réforme qui introduit de nouvelles règles électorales et organisationnelles susceptibles d’aider à relever les défis structurels.
La famille du judo béninois a tenu, ce jour, une assemblée générale extraordinaire décisive pour son organisation. Il a été question pour les membres de se conformer à la nouvelle réglementation régissant la vie des associations sportives en République du Bénin, plus précisément la loi 2025-19 du 22 juillet 2025. Une réforme adoptée sans heurts, dans une ambiance qualifiée de « bon enfant » par les participants. En effet, les travaux ont essentiellement porté sur l’adaptation des statuts et règlements intérieurs aux nouvelles dispositions en vigueur. De ce fait, au moins de quatorze points de réforme ont été intégrés et validés par les délégués présents. Parmi les principales innovations, figurent un durcissement des critères d’éligibilité aux postes électifs. Désormais, les candidatures à la présidence et à certains postes clés seront conditionnées au dépôt de cautions financières : un million de francs CFA pour le président, 500 000 francs CFA pour le secrétaire général et le trésorier général, et 100 000 francs CFA pour les autres fonctions. La responsable morale et éthique des responsables, des membres et des athlètes a aussi été débattue. Pour Otto Christian Napporn, inspecteur au sein de la Fédération, cette réforme vise à « moraliser » la gouvernance et à encadrer davantage l’accès aux responsabilités fédérales.
Sur le plan sportif, les échanges ont mis en lumière les difficultés structurelles qui bousculent la discipline au sein de la Fédération. L’inspecteur technique a notamment évoqué la disparition progressive des infrastructures d’entraînement dans certaines zones, notamment dans le Littoral. Une situation qui, d’après lui, oblige les athlètes à parcourir de longues distances pour s’entraîner. Il a également insisté sur la nécessité de moderniser l’approche pédagogique du judo. Pour lui, la formation actuelle reste parfois trop traditionnelle et insuffisamment adaptée aux exigences de la compétition internationale. A cet effet, il appelle à un renforcement des bases techniques et à une mise à niveau des encadreurs. De son côté, le Secrétaire général, Éric Adébayo Olafa, a précisé que cette assemblée visait principalement la mise en conformité administrative, « en attendant les prochaines échéances électives prévues pour 2029 ». Il a rassuré que le bureau en place poursuit son mandat jusqu’à terme, dans un cadre désormais mieux structuré. A l’issue de cette rencontre, les responsables ont lancé un appel à l’unité et à l’engagement de toute la communauté du judo afin d’accompagner la mise en œuvre des réformes et favoriser le rayonnement de la discipline sportive au Bénin.
M.M.






