Face à la diffusion d’une vidéo d’une cruauté sans nom montrant une jeune femme ligotée, déshabillée et soumise à un supplice de feu ciblant ses parties intimes, l’Institut national de la femme (Inf) monte au créneau. Tout en condamnant ces actes qui bafouent la dignité humaine, l’Inf insiste sur l’urgence absolue de protéger l’identité de la personne agressée et appelle les internautes à cesser toute propagation d’images non floutées pour ne pas aggraver le traumatisme lié à cette barbarie.
Si la réactivité des forces de l’ordre est saluée pour identifier les auteurs de ce supplice, l’organisation se concentre particulièrement sur la responsabilité numérique de chaque citoyen. La mobilisation citoyenne et la dénonciation de tels actes sont certes saluées par l’Inf, mais elles ne doivent pas se faire au détriment de l’intégrité de la personne agressée. L’Institut souligne que la diffusion massive de ces images sans précaution expose la victime à une double victimisation. Le partage de contenus violents, même dans un but de sensibilisation, peut marquer durablement la vie de l’individu si son anonymat n’est pas garanti.
Face à cette situation, l’Inf rappelle qu’il est impératif de préserver l’identité et la dignité de la jeune fille. Cela passe nécessairement par le floutage systématique de son visage avant tout partage éventuel sur les réseaux sociaux. L’objectif est de concilier le besoin de justice avec le devoir de protection morale.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE
