Je l’ai rencontré lors de sa première visite officielle au Rwanda, après son accession au pouvoir… il y a 9 ans. À l’époque, je travaillais à Kigali, où j’étais profondément épanouie et intégrée avec mon cabinet de formation et de publication www.theservicemag.com

J’avais été conviée à cette conférence de presse avec le président Paul Kagame et je me souviens encore de ma question : “Comment comptez-vous mobiliser le peuple béninois autour de votre ambitieux projet pour le pays ?”
Sa réponse a été d’une simplicité et d’une honnêteté limpides : “Aucun peuple n’est réfractaire au bien-être, au progrès. La volonté est l’arme fatale pour agir.”
(Écoutez à partir de la 21e minute : https://lnkd.in/eZ7thm73)
Ce jour-là, quelque chose a changé en moi. Je venais de lui accorder ma confiance entière pour le développement de notre pays.
Quelques mois plus tard, mon mari et moi avons pris une décision que beaucoup n’ont pas comprise :
rentrer définitivement au Bénin après 19 ans d’expatriation.
Nous avions tous les deux de belles conditions de travail en expatriation. Nous sommes rentrés au Bénin en Juillet 2017 sans contrat, sans plan sécurisé. Oui, une folie, je l’admets.
Mais nous avions une conviction : Contribuer. La suite ? Elle est moins “instagrammable”. Trouver des contrats dignes de ce nom a été — et reste — difficile.
Depuis huit ans, nous connaissons régulièrement des fins de mois compliquées. Entre les doutes, les questionnements, les reconversions et surtout les sacrifices pour tenir, nous apprenons chaque jour à nous ajuster.
Il y a encore quelques mois, mon fils m’a dit : “Pourquoi on ne repart pas en expatriation, là où vous êtes valorisés pour vos compétences ?”
Mais nous avons fait un choix, celui de vivre au Bénin, celui de l’entrepreneuriat, de la liberté et celui de participer à la construction, même quand c’est dur. Et surtout le choix de croire malgré tout.
Croire que revenir au pays n’était pas une erreur. Croire que semer finira par porter du fruit parce qu’au final…
personne ne construira notre pays à notre place.
Aujourd’hui, à la fin du mandat du Président Patrice Talon, je veux simplement lui rendre hommage parce qu’il a tenu une parole essentielle : celle de croire que le changement est possible au Bénin.
Le développement amorcé est visible.
Toutes les promesses n’ont pas été tenues…et oui, je suis triste que le sachet plastique, qui empoisonne notre quotidien, soit encore aussi présent.
Mais le mouvement est lancé. Et j’ai foi que le nouveau président Romuald Wadagni poursuivra cette dynamique et amènera notre pays encore plus loin…Ensemble.
Merci, Monsieur le Président,
et que Dieu vous donne longue vie pour voir les fruits de vos efforts