Invité de l’émission « L’Info continue » sur Canal3 Bénin le 13 avril 2026, l’acteur politique Jock Yannick Bidossessi Adammado a dressé le bilan de la récente élection présidentielle. Il souligne un retour marqué de l’intérêt citoyen pour le vote et préconise une modernisation technologique du système électoral béninois afin de garantir une célérité accrue lors des prochains scrutins nationaux de 2033.
L’acteur politique Jock Adammado observe un changement de comportement au sein du corps électoral béninois à l’issue de la présidentielle de 2026. Selon son analyse sur Canal 3, les populations, y compris dans les zones géographiques les plus reculées, ont manifesté un intérêt supérieur pour le processus électoral par rapport aux cycles précédents. Cette dynamique est présentée comme l’aboutissement d’un travail de terrain mené durant les six derniers mois par diverses associations et mouvements de sensibilisation. Il affirme que ce scrutin a permis de reconnecter le citoyen à l’action publique, alors qu’un sentiment de détachement s’était installé. Pour l’invité, cette mobilisation est le signe d’une prise de conscience du rôle souverain de l’électeur. « Les dirigeants sont des gens à qui on confie une mission. Le véritable dépositaire, c’est le peuple dans son intégralité », a-t-il rappelé. Cette réappropriation de l’acte de voter est perçue comme un facteur de stabilité pour la cohésion nationale. La qualité du débat politique durant la campagne a également été relevée. Jock Adammado note que les échanges se sont concentrés sur des programmes plutôt que sur des attaques personnelles. Les candidats ont privilégié une approche de proximité, adaptant leurs discours aux spécificités régionales. « On a élevé le débat au-delà des personnes », indique-t-il, précisant que cette méthode a facilité l’adhésion des populations aux propositions concrètes formulées par les différents états-majors politiques.
Vers la digitalisation intégrale du processus à l’horizon 2033
Analysant l’organisation technique, Jock Adammado considère que les élections municipales et législatives tenues plus tôt en 2026 ont servi d’étape préparatoire pour la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ce calendrier a permis d’ajuster les mécanismes de vote et de corriger certains dysfonctionnements logistiques, même si des irrégularités isolées demeurent. La perspective majeure évoquée par l’acteur politique réside dans la transformation numérique de l’administration électorale. Il projette une évolution profonde des méthodes de collecte et de traitement des données d’ici sept ans. Sa vision pour la présidentielle de 2033 repose sur l’utilisation du numérique comme levier de transparence et d’efficacité. « Je reste convaincu que d’ici 07 ans les choses auraient beaucoup évolué. Le numérique serait un levier pour tous les secteurs, même en ce qui concerne les élections », a-t-il déclaré sur le plateau. L’objectif final de cette réforme technique est de réduire drastiquement le temps d’attente entre la fermeture des bureaux de vote et la publication des tendances. Jock Adammado exprime une confiance certaine dans les capacités technologiques futures. « Je n’ai pas de doute que d’ici 2033 nous aurions atteint un niveau où les résultats seront prêts à 18h », a-t-il lancé. Cette mutation vers le digital est présentée comme une demande sociale forte pour renforcer la crédibilité du système. En conclusion de son analyse, il qualifie l’année 2026 de « carrefour » pour la démocratie béninoise. Il insiste sur le fait que l’expression des urnes traduit des attentes précises de la population que les dirigeants actuels et futurs se doivent d’intégrer dans la conduite des affaires de l’État. Pour lui, le cycle électoral qui s’achève constitue une étape nécessaire vers une participation citoyenne plus active.
J.G








