L’École nationale d’administration (Ena) sur le campus d’Abomey-Calavi est devenue, samedi 11 avril 2026, le centre d’un élan de fraternité majeur. Le Groupement des femmes fiscalistes, cellule féminine de l’ABéFiP, en collaboration avec l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Ants), y a organisé une grande journée de solidarité.

Parce que le sang ne peut être fabriqué et qu’un seul don peut sauver jusqu’à trois vies, cette initiative rappelle que la générosité humaine est l’unique rempart contre la pénurie hospitalière. Donner son sang, c’est offrir la vie. Et, face à l’urgence des besoins transfusionnels dans les centres de santé, les femmes fiscalistes du Bénin ont lancé cette offensive humanitaire de grande envergure. Cette campagne de collecte, portée par un dynamisme remarquable, s’est fixé un cap ambitieux : recueillir 2000 poches pour pallier le manque de ressources qui fragilise le système hospitalier.
L’appel à la générosité a trouvé un écho immédiat. Dès le début de l’opération, une affluence constante de donneurs a été observée, transformant le site de collecte en un véritable carrefour de la solidarité. Pour Doriane Hounkonou, présidente du groupement des femmes fiscalistes du Bénin, l’initiative répond à un constat alarmant sur le terrain. Elle souligne que le manque de sang impacte prioritairement les couches les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Son message est sans équivoque : «amener les personnes saines à donner est capital pour sauver des vies dans nos hôpitaux».
La fiscalité du cœur en acte concret
L’enthousiasme des participants témoigne d’une réelle prise de conscience citoyenne. Parmi les donneurs, les motivations convergent vers un seul but : l’altruisme. Certains évoquent la détresse des familles confrontées à l’absence de poches lors d’urgences vitales, un drame qu’ils souhaitent voir disparaître grâce à cet effort collectif. D’autres, bien que novices, ont franchi le pas de la première fois. Malgré une appréhension initiale vite dissipée par l’encadrement médical, ces nouveaux donneurs expriment une profonde satisfaction à l’idée d’être utiles à la communauté.
Cette mobilisation illustre l’impact que peuvent avoir les organisations professionnelles lorsqu’elles s’investissent dans les causes sociales. En transformant la fiscalité du cœur en acte concret, ces femmes prouvent que chaque goutte de sang collectée est un espoir supplémentaire pour les malades en attente de soins.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE