Le Bénin a voté. Et il a voté dans le calme
Hier, dimanche 12 avril 2026, sur toute l’étendue du territoire national, de Malanville à Ouèdèmè (Lokossa), de Djougou à Porto-Novo, les Béninoises et les Béninois sont sortis pour accomplir leur devoir citoyen. Sans heurts. Sans violence. Dans le secret de l’isoloir, chaque électeur a fait son choix, en conscience et en responsabilité.
C’est cela, la maturité démocratique. Après quinze jours de campagne intense, acharnée, qui a pris fin vendredi dernier à minuit, le peuple a repris la parole. Il l’a fait avec dignité, dans la discipline et le respect des règles républicaines. Pas un marché fermé pour cause de troubles. Pas une école saccagée. Pas une rue barricadée. Le Bénin a donné au monde l’image d’un peuple debout, qui règle ses différends par le bulletin de vote et non par la pierre.
Que retenir de cette journée historique ? D’abord, la victoire de la paix. Ensuite, la victoire du devoir. Les observateurs nationaux et internationaux l’ont noté : l’organisation a tenu, les électeurs ont répondu présent, les incidents sont restés marginaux.
Désormais, les regards sont tournés vers la Commission électorale nationale autonome. C’est à elle que revient la charge de proclamer les résultats provisoires dans les délais légaux. Puis viendra le tour de la Cour constitutionnelle, juge suprême du scrutin, pour les résultats définitifs et les verdicts des recours éventuels.
Le temps de la compétition est terminé. Le temps du verdict commence. Quel que soit le nom qui sortira des urnes, que chacun s’incline devant le choix du peuple souverain.
Car le 12 avril 2026, c’est le Bénin qui a gagné.
Maximin TCHIBOZO

