À trois jours du premier tour de la présidentielle, la Cour constitutionnelle s’est transformée en véritable carrefour diplomatique. Ce Jeudi 09 avril, son président, le Professeur Cossi Dorothé SOSSA, a accueilli coup sur coup deux délégations de haut niveau : la mission d’observation de la CEDEAO, conduite par l’ancien président ghanéen Nana AKUFO ADDO puis celle de l’Union africaine, dirigée par l’ex-chef d’État burundais Sylvestre NTIBANTUNGANYA. Objectif : prendre le pouls des préparatifs du scrutin prévu dimanche 12 avril.

La rencontre avec M. Nana AKUFO ADDO a donné lieu à des échanges qualifiés de « fructueux ». M. Amadou DIONGUE, représentant résident de la CEDEAO au Bénin, a salué « une marque d’affection » envers la Cour constitutionnelle, rappelant son rôle central dans la garantie de la transparence électorale. Le représentant a également salué la posture du président Patrice Talon, qui a respecté les prescriptions de la Constitution, un geste jugé significatif dans le contexte régional. Il a rappelé que la Cour constitutionnelle demeure la gardienne des textes et garante du bon déroulement du processus électoral. Enfin, la CEDEAO a insisté sur son rôle d’accompagnateur, précisant qu’elle observe et propose des améliorations en collaboration avec les autorités nationales. Rassurée par le climat apaisé depuis les élections de janvier, l’organisation se dit confiante quant à la tenue d’un scrutin pacifique et crédible.

Le Professeur Cossi Dorothé SOSSA a ensuite accueilli la mission de l’Union africaine, dirigée par l’ancien président burundais, M. Sylvestre NTIBANTUNGANYA. Dans un climat empreint de respect et de considération, les discussions ont porté sur les enjeux du scrutin présidentiel. Devant la presse, le chef de la délégation a expliqué que ces visites s’inscrivent dans une démarche de courtoisie et d’information. Elles permettent de rencontrer les différents acteurs impliqués dans le processus électoral et de mieux comprendre les modalités d’organisation locales. Il a insisté sur la neutralité de l’Union africaine et précisé que les conclusions officielles de la mission ne seront rendues publiques qu’après le scrutin, conformément aux règles établies.

AP-PCC

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