Home Bénin Présidentielle 2026/Choix des centrales syndicales: Anselme Amoussou clarifie et lève toute équivoque

Présidentielle 2026/Choix des centrales syndicales: Anselme Amoussou clarifie et lève toute équivoque

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Dans une déclaration rendue publique ce mardi, 07 avril 2026 dans le cadre de l’élection présidentielle, les Confédérations syndicales notamment la Csa-Bénin, la Cgtb, l’Unstb, la Cosi et la Cspib ont officiellement témoigné leur soutien à Romuald Wadagni. Une démarche diversément appréciée dans l’opinion. Dans un post sur sa page facebook, en réponse aux critiques, le Secrétaire général de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou a apporté des clarifications qui s’imposent…

Cinq centrales syndicales soutiennent la candidature de Romuald Wadagni. Elles l’ont fait savoir à travers une déclaration officielle. Si la démarche est diversément appréciée dans l’opinion publique, Anselme Amoussou rassure d’une décision bien mûrie. Alors que certains parlent de profanation syndicale ou encore de renoncement à l’esprit de résistance, le leader syndical de la Csa-Bénin voit, à travers ces invectives, une mystification commode : celle d’un syndicalisme réduit au silence politique, frappé d’interdit au moment précis où les décisions engageant l’avenir des travailleurs se prennent. « Il faut le répéter encore, ce n’est pas l’appel des centrales à voter qui profane le syndicalisme. Ce qui le profane, c’est de vouloir l’enfermer dans une neutralité de façade, confortable pour les commentateurs, mais stérile pour les travailleurs…Le syndicalisme ne s’exerce pas depuis les tribunes d’indignation tardive ; il se construit dans la durée, au prix de compromis difficiles et de responsabilités assumées.

Il est toujours aisé, pour ceux qui ne dirigent rien et ne négocient rien, de dénoncer après coup. Beaucoup plus difficile est l’art de gouverner une organisation représentative, de lire un contexte, de choisir une option imparfaite parmi d’autres imparfaites, et d’en répondre devant sa base… Nous savons tous que les leaders syndicaux n’ont nul besoin d’un communiqué public pour régler leurs problèmes individuels avec un pouvoir au Benin…Par contre, une prise de position publique comme celle en débat, engage, expose, et oblige. Elle est l’inverse du calcul individuel discret que feignent de dénoncer certains moralistes de circonstance » a-t-il posté. Et de préciser que ce n’est pas la première fois qu’une organisation syndicale adpte une telle démarche sans pour autant empêcher le syndicalisme béninois poursuivre la lutte, de revendiquer et parfois de s’opposer, de réussir parfois, d’échouer. « En Europe, en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana, les organisations syndicales prennent ouvertement position lors des échéances politiques majeures. Elles soutiennent des partis, des candidatures, des programmes. Et pourtant, personne n’oserait sérieusement prétendre que ces pays vivent un syndicalisme moribond. Bien au contraire. Ce sont souvent des syndicalismes puissants, structurés, influents, capables de faire reculer des gouvernements. Pourquoi ce qui serait normal et admis ailleurs deviendrait-il, au Bénin, une hérésie morale ? La vérité est plus simple et plus dérangeante : ce que certains redoutent, ce n’est pas la mort du syndicalisme, mais sa capacité à peser réellement dans le jeu politique. Ils préfèrent un syndicat esthétisé, bavard dans l’abstraction, mais inoffensif dans les faits.

Le syndicalisme ne meurt pas parce qu’il choisit.  Il meurt quand il a peur de choisir. Il meurt quand il se réfugie dans une pureté proclamatoire pour éviter la responsabilité historique. Les travailleurs n’ont que faire des gardiens autoproclamés du temple.  Ils attendent des organisations lucides, courageuses, assumant leurs options et prêtes, le moment venu, à défendre ces choix devant l’histoire et devant leur base. Je finirai en rappelant ce que j’ai toujours dit dans les choix difficiles qui ont jalonné mon parcours syndical: il est des moments où le leader doit savoir assumer les moments de solitude difficile quand il est convaincu de ses choix. Ce sont des moments individuels pénibles, faits de doute, de peur, d’incertitudes. Car nous sommes conscients que nous ne déciderons pas seuls des lendemains de cette prise de risque entre guillemets. Car il faut que le futur président soit un homme d’honneur qui respecte les engagements pris dans le cadre de cette nouvelle approche que nous avons dénommée Nouveau pacte social.

Pour l’heure nous avons joué notre partition en symbiose avec nos mandants. L’avenir édifiera chacun de nous » clarifie, Anselme Amoussou, Secrétaire général de la Csa-Bénin.

Les centrales syndicales actent leur soutien à Wadagni…

Les confédérations syndicales prennent fait et cause pour Romuald Wadagni, candidat à la présidentielle de 2026. A travers une déclaration rendue publique ce mardi, 07 avril 2026, la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin) et la Cspib, toutes affiliées à la CSI-Afrique, expriment officiellement leur adhésion au projet de société du duo Wadagni-Talata. A cet effet, elles s’engagent à apporter leur soutien à l’élection de Romuald Wadagni à la magistrature suprême. Une décision mûrie et résultant des échanges avec les deux duos de candidats en lice. « Elles ont à cet effet, au regard des engagements de monsieur Romuald Wadagni qui semblent ouvrir une perspective de rupture avec les pratiques ayant érodé la confiance sociale, décidé d’apporter officiellement le soutien des travailleurs à sa candidature pour ainsi jouer leur partition dans l’avènement du nouveau pacte social. En conséquence, elles appellent de façon solennelle, en toute responsabilité et transparence, les travailleurs de tous les secteurs d’activité de notre pays à sortir massivement, dans le calme et la discipline, dès les premières du dimanche, 12  avril 2026, pour d’une part exprimer leur droit constitutionnel de vote et d’autre part, exprimer leur suffrage en faveur du duo Wadagni-Talata afin de lui donner une légitimité populaire qui le rend redevable des travailleurs » lit-on dans la déclaration signée des secrétaires généraux de la Csa-Bénin, Anselme Amoussou, de la Cgtb, Moudassirou Bachabi, de l’Unstb, Appolinaire Affewe, de la Cosi, Codjo Hinlin et de la Cspib, Clarisse Reine Gnahoui.

A.B

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