Dans sa quête permanente de recherche d’approches pour améliorer durablement la performance du corridor Abidjan-Lagos, l’organisation du Corridor Abidjan- Lagos (OCAL) ne cesse de multiplier les actions. Après avoir conduit en novembre 2025 une mission de collecte de données couvrant l’ensemble des pays du corridor, l’OCAL organise depuis ce mardi 24 Mars 2026, un atelier régional de validation des données collectées sur les indicateurs de la facilitation du commerce et du transport le long du Corridor Abidjan-Lagos (OCAL).

Benin Royal Hôtel de Cotonou accueille les 24 et 25 Mars 2026, l’atelier régional de validation des données collectées sur les indicateurs de la facilitation du commerce et du transport le long du Corridor Abidjan-Lagos (OCAL). Organisé par l’organisation du Corridor Abidjan- Lagos (OCAL), une organisation intergouvernementale, sous régionale couvrant cinq pays: la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, cet atelier a pour objectif de mettre à disposition de l’OCAL un rapport validé, enrichi et surtout une feuille de route claire pour améliorer durablement la performance du corridor Abidjan-Lagos. Ce conclave réunit un parterre d’acteurs impliqués dans la fluidité et la performance du corridor. Entre autres participants: les représentants des comités nationaux de facilitation de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigeria, les représentants des autorités frontalières du corridor Abidjan-Lagos, les partenaires techniques et financiers, les représentants des États membres, les membres du comité directeur de l’organisation du corridor Abidjan-Lagos.
Pour rappel, l’organisation du Corridor Abidjan- Lagos (OCAL) est mise sur les fonts baptismaux en 2002 avec pour vocation de faciliter la libre circulation des personnes et des biens et de prévenir les maladies le long du Corridor Abidjan-Lagos. L’OCAL a pour vision de faire de l’axe Abidjan-Lagos » Un Corridor de Développement impulsé par une population en bonne santé, jouissant de tous ses droits et circulant librement en toute sécurité avec ses biens. Pour réaliser ce vœu, l’OCAL adopte une approche régionale et holistique d’un corridor de développement: facilitation du commerce, transport, sécurité routière, santé, environnement, dispose d’un staff multidisciplinaire ayant plus de 15 ans d’expérience et bénéficie de la confiance et de l’appui de nombreux PTFs: ONUSIDA, Groupe de la Banque Mondiale, GFTAM, BAD, USAID, CDC Atlanta, PNUE, UE.
Ils ont dit
Hortense Me, Secrétaire Exécutive de l’OCAL
L’atelier qui nous réunit aujourd’hui a une importance particulière. Il ne s’agit pas seulement de valider un rapport. Il s’agit surtout de partager une lecture commune des résultats, harmoniser notre compréhension des indicateurs, identifier des solutions concrètes et surtout définir un plan de mise en œuvre réaliste et opérationnel. Votre expertise, votre expérience de terrain et vos contributions seront déterminantes pour améliorer la qualité des résultats et la pertinence des recommandations.
Au-delà de cet exercice, notre ambition est claire. Structurer un mécanisme permanent et harmonisé de collecte, d’analyse et de diffusion des données, tout en renforçant l’observation des entraves le long du corridor, afin de disposer d’un véritable outil d’aide à la décision pour les États membres et les partenaires.
C’est ensemble que nous pourrons lever les obstacles et faire du corridor un véritable moteur d’intégration régionale. Dans cette perspective, ce dispositif constitue une étape importante vers la mise en place d’un observatoire régional du corridor Abidjan-Lagos, fondé sur des données fiables et une connaissance précise des réalités du terrain au service de la décision publique et de l’amélioration continue des performances du corridor.
Linda Daraté, Représentante du Président de la Commission de la CEDEAO
Le corridor Abidjan-Lagos, plus qu’un axe routier, est l’épine dorsale économique de l’Afrique de l’Ouest, traversant cinq pays, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria et desservant une population d’environ 300 millions d’habitants. Il concentre à lui seul près de 75% du PIB de la région, selon les statistiques de la Banque mondiale, et reste le principal moteur des échanges commerciaux intracommunautaires.
La CEDEAO reste fermement engagée aux côtés de l’ensemble des États membres pour faire du corridor Abidjan-Lagos un axe d’intégration, moteur de prospérité partagée et vecteur de la réalisation des ambitions de notre vision 2050 : « Faire de la CEDEAO une communauté de peuples pleinement intégrés dans une région paisible, prospère, avec des institutions fortes et respectueuses des libertés fondamentales et œuvrant pour un développement inclusif et durable. »
Joseph Ahissou, Représentant du Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable du Bénin
»Je voudrais rappeler à l’attention des participants les objectifs spécifiques. C’est que vous aurez à suivre et examiner les résultats de la collecte de données réalisées, analyser la cohérence, la pertinence et la fiabilité des informations collectées au regard de vos expériences relatives, parce qu’il y a des experts très expérimentés ici présents, harmoniser la compréhension et la définition des principaux indicateurs de suivi, temps de traversée, barrages et entraves, et puis proposer d’autres indicateurs, pour les années à venir si cela s’avérait nécessaire. Échanger avec les parties prenantes sur les recommandations pertinentes et spécifiques à mettre en œuvre pour l’amélioration des performances du corridor Abidjan-Lagos et puis mettre en place un plan d’action pour adresser les questions qui restent à traiter. »
Jeraud LANGANFIN GLELE