Dans l’évolution de l’affaire Florence Kingbo, le recours par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) au Centre psychiatrique de Jacquot marque un tournant décisif dans la stratégie de défense et l’appréciation des magistrats. Cette décision judiciaire répond à la nécessité d’évaluer la santé mentale de la tiktokeuse afin de déterminer si sa responsabilité pénale peut être engagée ou si une altération du discernement est en jeu.
L’intervention des spécialistes de Jacquot vise à apporter un éclairage scientifique sur l’état psychologique de l’accusée. Si l’expertise conclut à des troubles mentaux avérés, cela pourrait modifier radicalement la nature des poursuites ou les réquisitions du parquet. La Cour utilise cet outil pour s’assurer que la justice est rendue en tenant compte de la vulnérabilité psychologique potentielle de la prévenue. Le choix de ce recours entraîne mécaniquement un allongement du temps de procédure. Le délai accordé jusqu’au 2 juin 2026 permet aux experts médicaux de mener les examens nécessaires et de soumettre un rapport détaillé qui sera débattu lors de la prochaine audience.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE