Home Bénin  Journée mondiale de la trisomie 21: L’inclusion au cœur de l’action nationale

 Journée mondiale de la trisomie 21: L’inclusion au cœur de l’action nationale

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Chaque 21 mars, le Bénin s’unit au reste du monde pour célébrer la Journée mondiale de la trisomie 21. Cette date, choisie pour symboliser la présence de trois chromosomes au niveau de la 21e paire, est bien plus qu’une simple commémoration génétique. Pour le Programme national de lutte contre les maladies non transmissibles (Pnlmnt), c’est un appel vibrant à la solidarité, à la compréhension et, surtout, à l’inclusion sociale.

 Une réalité chiffrée qui appelle à la vigilance. Au Bénin, en effet, la trisomie 21 n’est pas un phénomène marginal. Le Pnlmnt rapporte des statistiques claires : environ une naissance sur 1 000 est concernée dans le monde, ce qui représente pour notre pays une moyenne de 600 nouveaux cas chaque année.

Il est important de noter que ce chiffre peut augmenter avec l’âge maternel, notamment pour les grossesses survenant après 35 ans. Ces données soulignent l’importance capitale d’un suivi médical rigoureux et d’une sensibilisation accrue auprès des futurs parents.

Briser le mur des préjugés

L’un des plus grands défis reste la perception sociale. Trop souvent, le regard s’arrête sur les traits physiques ou les lenteurs de développement, oubliant l’individu et son potentiel. Pourtant, le message du ministère de la Santé est sans équivoque : la trisomie 21 ne définit pas une personne. De nombreux enfants porteurs de ce syndrome suivent aujourd’hui une scolarité adaptée et réussie. À l’âge adulte, certains accèdent au marché de l’emploi et participent activement à la vie socioéconomique du pays. L’inclusion commence par cette reconnaissance simple : chaque citoyen a des talents, des rêves et une contribution à offrir à la nation.

Un appel à la responsabilité parentale

La prévention et la gestion optimale de chaque cas reposent sur une collaboration étroite entre les familles et les professionnels de santé. Le PNLMNT exhorte chaque femme enceinte à respecter scrupuleusement le calendrier des contacts prénataux. Il est recommandé de demander une évaluation formelle du risque auprès d’un gynécologue ou d’une sage-femme. Cette démarche ne vise pas à exclure, mais à préparer, à anticiper et à offrir les meilleures chances d’intégration sociale à l’enfant dès ses premiers jours de vie.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE

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