Treize jours après la célébration de la journée internationale de la femme, le Comité National Olympique et Sportif Béninois a célébré la femme sportive béninoise. Le samedi 21 Mars 2026, sous l’impulsion de la faîtière des fédérations sportives du Bénin, le leadership féminin était au cœur des échanges entre les acteurs du mouvement sportif béninois.
Loin des festivités classiques qui caractérisent la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la journée du 21 Mars 2026, celle choisie par le Comité National Olympique et Sportif Béninois pour honorer la gente féminine sportive béninoise a été une journée de réflexion pour le mouvement sportif afin de promouvoir le leadership féminin. Sans filtre, les femmes du sport ont pris la parole. À l’arrivée, la charpente pour la prospérité du leadership féminin a été dressée. S’alignant sur la thématique retenue par la communauté internationale pour la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, édition 2026 intitulée » Droits-Justice-Action. Pour Toutes les femmes et filles », le Comité National Olympique et Sportif Béninois a meublé sa journée d’échanges dédiée au leadership féminin, autour de trois Panels de discussion.
Quelles actions pour libérer le potentiel des femmes dans le domaine sportif?, Comment relever les défis, barrières et obstacles à l’évolution de la femme dans le domaine technique ? et Comment engager plus d’hommes à la cause féminine? Ainsi sont libellés les thèmes des trois Panels de discussions animés par des héroïnes du sport béninois. Entre autres panélistes Célestine Adjannonhoun (Ancienne Présidente de la fédération béninoise de basketball), l’olympienne Odile Ahounwanou, L’Avocate et Vice Présidente de la fédération béninoise de Handball, Clarisse Hounzali, Eudia Koussihouédia, Léa Guillaume, Directrice de compétition de la Fédération béninoise de Tennis de table, Rafiatou Sitou, Présidente de l’Association pour la Promotion des Valeurs Sportives (APVS) et ancienne arbitre internationale de football. Des braves dames du mouvement sportif béninois que le Président du Comité National Olympique et Sportif Béninois, Julien Minavoa reconnaît avec fierté. « Sans hypocrisie vous êtes belles. Non seulement c’est les plus belles dames qui se retrouvent ici aujourd’hui, mais c’est également celles qui méritent d’être honorées. Ce ne sont pas toutes les femmes qui sont ici. Ce sont les femmes qui ont par le passé ou qui continuent aujourd’hui à faire valoir leur organisme. » a déclaré Julien Minavoa.
»Je reconnais, et il faut le dire, la place qui est faite aujourd’hui à la femme béninoise au sein des instances décisionnelles, ici même au plan national, est très importante. D’ailleurs, parce que quand vous prenez la femme, quoi qu’on dise, il y a une certaine spécificité. La jeune fille qui vient au sport doit connaître son corps. La jeune fille qui vient au sport doit savoir qu’elle est dans un monde où elle doit se préparer à affronter les difficultés. Lorsque nous prenons le thème de l’année, on parle de droit. Le Bénin a suffisamment un cadre législatif bien corsé, bien déterminé et bien logique en plus, pour protéger les femmes, quel que soit le milieu dans lequel nous sommes, de sorte à ce que le milieu sportif n’y échappe pas. » a signifié Maître Clarisse Hounzali lors de sa communication sur ce que représente la justice pour la gente féminine et spécifiquement dans le milieu sportif.
Reconnaissante de l’initiative du Comité National Olympique et Sportif Béninois, la Présidente de l’Association pour la Promotion des Valeurs Sportives (APVS) et Présidente de la commission centrale des règlements pénalités et sanction de la fédération béninoise de Boxe, Rafiatou Anikè Sitou lance un appel à toutes les femmes et filles béninoises. » Je dirais toutes au sport. Toutes au sport parce que d’une part, comme nous le disons tous, le sport c’est la santé. Mais au-delà de la santé, le sport peut permettre à la fille, à la femme de s’affirmer. Le sport permet à la fille et à la femme de gagner un leadership, d’avoir une certaine maîtrise de soi au-delà de tout et de participer de façon positive aux prises de décisions et au développement de la société en général. » a-t-elle déclaré.
Jeraud LANGANFIN GLELE
