Amnesty international Bénin a procédé ce mercredi, 18 mars 2026 à Cotonou précisément à Azalai hôtel, au lancement du Projet « Promotion du droit à la santé en milieu scolaire par l’hygiène dans les réfectoires et lieux d’aisance ». Ceci, dans le cadre de ses activités d’éducation aux droits humains en milieu scolaire.
Le bien-être des apprenants reste une préoccupation majeure dans les établissements scolaires et les défis y afférents interpellent. A travers le projet « Promotion du droit à la santé en milieu scolaire par l’hygiène dans les réfectoires et lieux d’aisance », Amnesty international Bénin entend mener des activités à fort impact, apportant ainsi sa pierre à l’édifice. Dans son intervention, le Directeur exécutif d’Amnesty international Bénin, Dieudonné Dagbéto a fait savoir que le projet vient contribuer au renforcement du dispositif d’éducation aux droits humains en milieu scolaire. A l’en croire, le bien-être de la communauté scolaire mérite une attention particulière au regard de la place prépondérante de l’éducation dans tout processus de développement. Il sera donc question de sensibiliser les apprenants sur les bonnes pratiques en matière d’hygiène, a-t-il soutenu. Procédant à la présentation du projet, Alida Sounlin, Responsable Education aux droits humains en milieu scolaire à Amnesty international Bénin, est revenue sur les interventions d’Amnesty en milieu scolaire, évoquant les clubs scolaires et l’initiative des écoles amies des droits humains. Elle a ensuite précisé que le présent projet vise l’amélioration de la santé scolaire par l’hygiène. De façon spécifique, il est prévu la réalisation de l’état des lieux du dispositif d’hygiène et de restauration dans les collèges et lycées, la formation et le recyclage des gestionnaires de cantines, des parents d’élèves et des élèves à l’usage de meilleures conditions d’hygiène.
Prenant la parole, le Directeur du Ceg Davié, José Hounvènou a reconnu la pertinence de l’initiative avant de s’acquitter d’un devoir de reconnaissance à l’endroit d’Amnesty dont les actions contribuent efficacement à l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage dans les établissements scolaires. Il s’est, par ailleurs, réjoui de l’impact résultant de l’approche des clubs scolaires notamment, le respect des règles d’hygiène. Face au défi persistant de l’hygiène en milieu scolaire, il plaide pour une intensification des actions de formation et de sensibilisation des encadreurs des clubs scolaires ainsi que la mise à disposition des équipements et d’hygiène, la mise en place d’un dispositif de partage de bonnes pratiques. La promotion du droit à la santé en milieu scolaire constitue un impératif majeur, a-t-il reconnu.
Quant au Point focal Amnesty au ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Emmanuel Badou, il a fait savoir que la santé, l’hygiène se veut un enjeu fondamental du système éducatif béninois. Selon ses propos, un apprenant dans un environnement malpropre ne garantit aucun succès et l’école reste un milieu de vie au-delà du fait qu’il soit un cadre d’apprentissage. Le projet vient donc en réponse à un besoin pressant. Il a ainsi appelé à œuvrer dans une synergie d’actions, pour rendre plus sain et vivable, l’environnement d’apprentissage des apprenants. “L’hygiène en milieu scolaire n’est pas une option mais une exigence de dignité” a-t-il martelé.
Procédant au lancement officiel du projet, le secrétaire général adjoint du ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Degan Alain a laissé entendre que le projet est en phase avec la vision du gouvernement béninois avant d’exhorter à un engagement collectif autour du projet dans l’optique de garantir durablement le bien-être de la communauté scolaire.
A.B
