La Faculté des sciences de la santé (FSS) a organisé, vendredi 13 mars dernier, un atelier d’initiation à l’anglais au profit de ses étudiants et enseignants. Cette activité, soutenue par l’ambassade des États-Unis au Bénin, s’inscrit dans la vision stratégique du doyen de la faculté visant à renforcer la maîtrise de l’anglais au sein de la communauté universitaire.
Aujourd’hui, dans le monde scientifique et universitaire, savoir écrire et parler anglais est une condition sine qua non. Afin de permettre à ses enseignants et étudiants de maitriser cette langue, la Faculté des sciences de la santé (FSS) a réuni internes des hôpitaux et enseignants autour d’un atelier d’initiation à la langue anglaise.
Organisé en partenariat avec l’ambassade des États-Unis au Bénin, l’atelier a permis aux participants de découvrir différents outils et méthodes pour améliorer progressivement leur compréhension et leur pratique de l’anglais, langue de référence dans la production scientifique mondiale.
Pour Gilles Bognon, enseignant à la FSS ayant pris part à la rencontre, l’importance de l’anglais dans les sciences de la santé ne fait plus débat. « Sa pratique et sa maîtrise sont très importantes aussi bien dans nos recherches que dans nos pratiques professionnelles », a-t-il indiqué. Selon lui, la majorité des publications scientifiques, des articles de référence et des conférences internationales se déroulent en anglais. Ne pas maîtriser cette langue constitue donc un handicap pour les chercheurs et les professionnels de santé.
Au-delà de la recherche, la participation aux congrès scientifiques et les échanges universitaires internationaux exigent également une bonne maîtrise de l’anglais. D’où l’appel lancé par l’enseignant aux étudiants et aux collègues enseignants à s’investir davantage dans son apprentissage.
Directeur du Centre américain, Bienvenu Akodigna a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la mission de son institution qui accompagne différents publics dans l’apprentissage de l’anglais. Le centre collabore avec plusieurs catégories d’acteurs au Bénin, notamment les étudiants, les chercheurs, les journalistes et les organisations de la société civile.
Il a précisé que la collaboration avec la FSS est née d’une initiative du Dr Alfred Djossou qui a souhaité faire découvrir aux étudiants les nombreuses ressources pédagogiques disponibles au Centre américain. Depuis lors, plusieurs groupes d’étudiants, notamment en médecine, en pharmacie et plus récemment en nutrition, y sont régulièrement accueillis.
Une priorité du plan de développement de la faculté
Doyen de la Faculté des sciences de la santé, le professeur Josué Avakoudjo a rappelé que l’anglais occupe désormais une place centrale dans la production et la diffusion du savoir scientifique. « La langue anglaise est aujourd’hui l’autoroute du savoir. C’est elle qui porte les innovations et les grands défis scientifiques », a-t-il souligné.
Pour le doyen, renforcer la maîtrise de cette langue constitue un axe majeur du plan quinquennal de développement de la faculté. L’ambition est de doter progressivement les enseignants, les internes et les étudiants d’outils linguistiques leur permettant d’accéder plus facilement à la littérature scientifique internationale, de publier leurs travaux et de participer activement aux réseaux de recherche mondiaux.
À terme, la faculté envisage de devenir un espace académique capable d’évoluer aisément dans un environnement bilingue, aussi bien dans l’enseignement que dans la recherche et la coopération universitaire.
Pour les responsables de la FSS, la promotion de l’anglais n’est donc pas seulement un apprentissage linguistique, mais un levier stratégique pour renforcer la visibilité scientifique de la faculté et l’intégration de ses chercheurs dans la communauté scientifique internationale
