C’est une information qui met fin au mythe de la grande solidarité russe envers les pays de l’AES. Selon une enquête publiée tout récemment, la présence des paramilitaires russes de Wagner et d’Africa Corps est facturée à l’Etat. Et ceci à prix d’or.
10.000 dollars. C’est ce que coûte un mercenaire d’Africa Corps à l’Etat malien. Cette somme comprend le salaire, le matériel, le transport, l’alimentation et les frais de fonctionnement que le gouvernement malien dépense par mercenaire russe présent sur son territoire. Révélés par une dernière enquête, ces chiffres donnent le tournis dans un pays où la majorité est confrontée à des problèmes de survie. Ils vaccinent aussi la fourgue et les euphories des soutiens du régime de Bamako et des panafricanistes qui vendaient la coopération militaire russe au Mali comme un exemple de solidarité que devraient suivre les occidentaux. Rien de tout cela n’est vrai. Le Mali paierait ainsi des sommes faramineuses pour la présence des 2500 paramilitaires sur son sol. Ce nombre devrait passer à 3500 hommes dans les mois à venir. Mais contrairement à leurs aînés de Wagner, les mercenaires russes d’Africa Corps parmi lesquels quelques des anciens de Wagner, ne se montrent aussi opérationnels sur les théâtres d’affrontement des djihadistes qui semblent gagner du terrain au point d’envisager à maintes reprises le blocus pétrolier de Bamako. La nouvelle milice russe souffre encore de sa tutelle trop encombrante avec le Kremlin mais manque de stratégie face à cette guerre asymétrique que lui impose les terroristes. Le Mali est d’ailleurs le seul pays où Africa Corps est dans l’opérationnel parmi les sept où il est présent. Il y a la Libye où il a récupéré les anciennes bases occupées par Wagner, le Burkina et le Niger où il détient de petits contingents, de 200 à 300 personnes pour des formations au maniement des drones. Le Soudan où il livre des armes aux Forces de soutien rapide alors qu’en Guinée Equatoriale, République du Congo et Madagascar, il organise des opérations de démonstration tactique.
A Bamako, le ministre de la défense Sadio Camara assure le lien avec le groupe paramilitaire. Il est assisté par le chef d’état-major de l’armée de l’air Alou Boï Diarra et son adjoint le lieutenant-colonel Adama Bagayoko, grand ami des russes qui a facilité leur implantation au Burkina.
Côté russe, Andréï Averyanov est le premier responsable, ancien Directeur de l’unité 29155 du GRU chargée des sabotages et des éliminations. A Bamako, il ne sabote plus et n’élimine plus. Il profite bien de son poste juteux de coordination d’Africa Corps. Depuis fin 2021- où Wagner s’est installé au Mali-Bamako a investi 900 millions de dollars soit 514,72 milliards de CFA pour s’attacher les services des groupes paramilitaires russes. Un pactole pour les russes alors que les français opéraient à zéro franc.
