Venance Gnigla, ancien ministre béninois et figure politique de l’ère Boni Yayi, semble aujourd’hui en retrait de la scène nationale. Après avoir marqué les années 2006-2007 comme ministre délégué chargé de la Communication et des Nouvelles Technologies, son nom n’apparaît plus régulièrement dans l’actualité politique récente. Du coup, la question légitime de sa rareté se pose.
L’ancien étudiant de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et diplômé en gestion des entreprises, est entré au gouvernement en 2006, au lendemain de la victoire de Boni Yayi. Il y a occupé le poste de ministre délégué chargé de la Communication et des Technologies nouvelles de 2006 à 2007. Par la suite, il est élu député, consolidant son rôle dans la vie politique nationale. Venance Gnigla, l’un des célèbres Ouidahniers de ces 30 dernières années, ne pipe plus mot à présent. Où est-il passé ? La question est restée sans réponse jusqu’à il y a quelques années, où des rumeurs avaient circulé sur son décès. Mais elles ont été démenties : c’était en réalité son frère aîné qui était décédé. Gnigla est bel et bien vivant. Encore silence radio par la suite, avant que son nom ne circule ponctuellement dans la presse locale, notamment lorsqu’il était pressenti pour briguer la mairie de Ouidah, signe qu’il conserve une certaine influence dans sa ville natale. Pourquoi on ne l’entend plus ? Une chose est sûre, il a fait un retrait médiatique : Contrairement à ses années de ministre et de député, Gnigla ne fait plus partie des grandes figures nationales mises en avant dans les médias. On dit que ses activités semblent désormais davantage orientées vers Ouidah et des enjeux locaux, loin des projecteurs de la politique nationale. Est-ce une raison de disparaitre du paysage politique national ? C’est vrai que le landerneau est désormais dominé par d’autres acteurs, ce qui contribue à son effacement relatif. A-t-il raison ou non de s’éclipser ? Surtout aujourd’hui où un Ouidahnier comme lui est à la tête du Bénin et que Kpassè fait l’objet de beaucoup d’attentions. Venance Gnigla, il faut vous faire voir. C’est ce que souhaitent les habitants de la cité des Xwédas.
Marie-Ange SÈDOLO








