(Et si on fêtait la femme tous les jours ?)
Autrefois, chaque fois que je pleurais, réclamant des câlins et tendresse ; c’était femme-mère qui me calmait par don de ses mamelles que je tétais. Puis, elle m’installait en califourchon sur son dos pour me bercer. Aujourd’hui encore, dans mes soucis et dépressions, c’est encore femme-épouse qui me fortifie pour me donner du courage et de l’espoir que le meilleur reste à venir. Oui, quand j’étais petit, je me blottis aux côtés de femme-mère pour m’endormir dans ses bras. Aujourd’hui encore, c’est auprès de femme-épouse que je m’endors et me réveille dans les bras.
Dans les entrailles de femme-mère, J’ai été formé et connu le bonheur de la vie à ma naissance. Je découvre aujourd’hui dans femme-épouse le bonheur inexprimable dans la béatitude et dans la jouissance indescriptible. Femme-sœur était toujours à mes côtés pour mes soins dont elle seule avait le secret. Femme-amie était également dans mes randonnées pour me faire découvrir la nature intime de la Nature ! Femme-fille est apparue dans ma vie pour m’exhiber la féminité enfouie en moi. O Femme-mère, femme-sœur, femme-épouse, femme-amie, femme-fille ! Tout homme vaillant et de renommée, s’enracine dans ta maestria !
Sur la croisée des chemins, Femme, c’est toi la boussole ! Dans la nuit profonde de perdition, c’est encore toi la lueur qui présage le faisceau jour ! Que feraient Père et Enfants en dehors de toi ? Que deviendrait la maison sans ta présence ? Tu es le sel sans lequel la nourriture serait fade. Femme toi, dont la joie illumine le monde et dont le sourire est en phase avec l’humanité. Souris au monde afin que l’humanité régénère. Femme, toi qui ouvres toutes les portes infranchissables aux hommes ; ouvre les sépulcres des cœurs endurcis et ressuscite l’espoir et la joie en putréfaction en l’homme afin que la paix règne dans le monde. Femme, toi l’alchimiste, seule capable de transformer la semence liquide en un être de chair, en l’être humain ; refais notre humanité par ta prise de conscience dans l’éducation par l’exemple que tu transmets à la descendance actuelle.
En ce jour où le monde entier te célèbre : mets tes beaux habits, pares toi de tes beaux bijoux, refais ta coiffure, chausses tes pieds et révèle ta beauté intérieure ineffable dans ta parure extérieure. Car, tu es la seule créature dont la beauté est en phase avec la Nature et ton sourire est un régal pour nos yeux.
Toutefois, il y a une chose qui me fascine dans la célébration moderne de la Journée du 8 mars. On célèbre la femme, bien sûr ! Mais, très peu de femme se demandent quels types de femmes sont-elles réellement ? Parce que la force d’une femme ne se mesure pas seulement dans ce qu’elle revendique et réclame au monde. La force d’une femme se mesure dans la discipline qu’elle s’impose. Être femme ne consiste pas seulement à revendiquer et à exiger des droits ! Être femme est une mission de vie ! Être femme consiste à s’appliquer dans ses devoirs et à s’incarner dans des valeurs : la Maîtrise émotionnelle, la Dignité féminine, la Loyauté, la Fidélité, la capacité à Construire du Beau, du Bon et du Bien. La femme libre, reste honorable dans l’exercice correct de sa responsabilité. La femme demeure indépendante dans la pratique des vertus et le respect des lois et principes divins et non rebelle et insolente. La femme est puissante dans la combativité et non dans l’agressivité. Le problème de notre ère n’est pas que les femmes ne prennent pas leur place ; mais, elles confondant puissance et indiscipline. La vraie femme forte n’a pas besoin de crier sa force sur tous les toits. Mais, elle la démontre par sa stabilité, sa maestria à concilier son foyer et sa profession. La femme célibataire-mère ne saurait être un modèle de combativité, mais un échec de la société africaine toute entière ! Une femme stable construit un homme et une nation ; une femme non stable détruit un foyer, une famille et toute une nation.
En ce 8 mars, J’honore avec dévotion la femme par qui Dieu m’a donné vie. Je salue affectueusement celle par qui Dieu a donné vie à mes enfants et sans qui Je n’aurai contribué à rien dans ma profession. Je bénis ces formidables femmes que je côtoie tous les jours sur mon lieu de travail et dans le monde. Je dis bonne fête à toutes les femmes, et surtout celles qui méritent d’être célébrées pas seulement le 8 mars, mais chaque jour dans leur mission d’être femme.
Georges Cocou Aristide AZANDE
Président de l’Ecole Universelle de la Spiritualité Appliquée