Home Bénin Assainissement pluvial à Gbénonkpo: Des habitants dénoncent l’exclusion de plusieurs rues du projet

Assainissement pluvial à Gbénonkpo: Des habitants dénoncent l’exclusion de plusieurs rues du projet

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Dans le quartier de Gbénonkpo, la déception et l’incompréhension dominent. Annoncés pour être prises en compte dans le cadre du Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC), les rues 10-066, avec le prolongement de la rue 10-044, ainsi que la rue 10-048 n’y figurent plus. L’espoir des riverains semble s’être brutalement effondré à l’annonce du retrait de ces voies. Dans cette zone du 10ᵉ arrondissement de Cotonou, des propriétaires terriens et des riverains disent ne réclamer qu’une seule chose : bénéficier pleinement de ce important programme qui transforme progressivement la capitale économique béninoise.

L’initiative, lancée pour lutter contre les inondations et améliorer les infrastructures urbaines, avait suscité beaucoup d’espoir. Pendant longtemps, les habitants ont cru que leurs rues seraient entièrement prises en compte dans le Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC). Pour les populations de Gbenonkpo, ce projet représentait la promesse d’une amélioration significative des conditions de vie : la fin des inondations récurrentes, la réduction de la poussière pendant la saison sèche et une meilleure accessibilité des voies.

La première phase des travaux a été exécutée dans le quartier. Les habitants attendaient donc naturellement la deuxième phase avec la certitude que certaines rues stratégiques seraient aménagées.

Des rues finalement retirées de la liste

Mais lors d’une récente réunion d’information, les riverains affirment avoir appris avec surprise que plusieurs voies ne figureraient plus dans la liste des rues à aménager.

Selon le chef quartier, certaines artères essentielles auraient été retirées du programme sans explication claire. « Nous avons appris que certaines rues ne sont plus dans la liste. Si je ne l’avais pas entendu moi-même, je ne l’aurais pas cru », confie-t-il avec amertume.

Parmi les voies concernées figurent notamment la rue 10-066, avec le prolongement de la rue 10-044, ainsi que la rue 10-048. D’après les responsables locaux, ces axes jouent pourtant un rôle central dans la circulation du quartier.

Un rôle stratégique pour la mobilité locale

Les habitants soulignent que ces rues desservent plusieurs zones périphériques et facilitent la mobilité vers d’autres quartiers importants, notamment en direction de Zogbo. « Ce sont ces mêmes rues qui ont servi de base logistique pour l’exécution des travaux lors de la première phase. Nous pensions naturellement qu’elles seraient également aménagées lors de la deuxième phase », explique le chef quartier.

Pour les populations, l’abandon de ces voies apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elles constituent des axes structurants pour la circulation et l’accès aux quartiers environnants.

Des sacrifices consentis par les populations

Les riverains rappellent également les nombreux désagréments subis pendant les travaux précédents. Bruit permanent, circulation perturbée, poussière et risques pour les enfants ont rythmé leur quotidien durant plusieurs mois. « On ne se reposait presque plus à la maison. Les travaux se faisaient jour et nuit. Les enfants couraient partout et se blessaient parfois », raconte une habitante du quartier.

Aujourd’hui, les populations disent avoir le sentiment que ces sacrifices n’auront servi qu’à faciliter l’aménagement d’autres rues, laissant certaines zones dans un état dégradé, jonchées de pierres et de gravats.

Des inquiétudes sécuritaires et environnementales

Au-delà de la déception, les habitants craignent également les conséquences sécuritaires et environnementales de cette situation.

Selon plusieurs riverains, l’absence d’aménagement et d’éclairage public pourrait favoriser l’insécurité dans le secteur. « Sans lampadaires et sans routes aménagées, ces zones peuvent devenir un refuge pour les malfrats », avertit un habitant.

Les populations évoquent aussi les risques liés aux systèmes de drainage inachevés. Des amorces de caniveaux auraient été réalisées dans certaines rues, sans être finalisées. « Si on abandonne ces travaux, l’eau va se déverser directement dans les maisons », redoute le chef quartier.

Un appel au chef de l’État

Face à cette situation, les habitants de Génonkpo lancent un appel aux autorités, en particulier au président de la République, Patrice Talon. Ils espèrent que leur cri de cœur sera entendu et que les rues concernées seront réintégrées dans le programme afin que leur quartier puisse, lui aussi, bénéficier pleinement des transformations urbaines en cours dans la ville.

Th.A.

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