Les Démocrates, le parti d’opposition radicale au régime Talon, est à la croisée des chemins. Déjà fragilisé par la démission de 6 députés, le dossier de son candidat à la présidentielle rejeté pour parrainage insuffisant, le parti vient d’enregistrer un autre coup dur, la démission de son président, l’ancien chef d’Etat Boni Yayi, et de son Secrétaire aux relations extérieures, Chabi Yayi.
Les Yayi claquent la porte du parti Les Démocrates. Mis en difficulté par Michel Sodjinou, du nom du député qui a retiré son parrainage au duo désigné pour affronter le candidat de la Mouvance présidentielle, ce qui a entrainé le rejet du dossier du candidat du parti à la présidentielle d’avril 2026, Les Démocrates n’ont pu franchir la barre des 20% par circonscription électorale pour lever des sièges à l’Assemblée nationale. Son dossier rejeté pour les communales et municipales, le parti d’opposition devrait entamer, à partir d’avril 2026, 7 longues années de traversée du désert. Qui va rester, qui va partir ? Cette interrogation de l’opinion publique vient de trouver une réponse. La famille présidentielle, à qui le parti Les Démocrates est identifié, a choisi de quitter les choses pendant qu’il était encore tant. Peut-être par désespoir ou découragée par l’attitude de ceux qui ont torpillé le parti à l’interne, l’ont offert sur un plateau d’argent au pouvoir, après en avoir profité pendant 3 ans à l’Assemblée nationale. Dans la décision de Boni Yayi, on peut d’ores et déjà senti le poids de sa famille biologique. Ces gens pour qui tu te bats, le méritent-ils ? Face à la trahison, qui a entrainé des problèmes de santé, le risque d’une débandade certaine, tout leader peut être tenté de quitter la barque avant qu’elle ne coule. Yayi a donc choisi de partir. La porte vient d’être ainsi ouverte à tous ceux qui nourrissent l’envie de rejoindre la vague de soutiens du candidat de la majorité présidentielle. Si Yayi même part, pourquoi devraient-ils rester ? L’argument est tout trouvé.
Affaiblie par les épreuves, la flamme du parti Les Démocrates ne brille déjà plus. Elle s’est étiolée du fait des agissements de Sodjinou et consorts. Maintenant, avec la démission de Yayi, et sans financement public, y-a-t-il encore quelqu’un pour assurer les charges inhérentes à la vie d’un parti politique ? A coup sûr, la flamme va s’éteindre.
B.H






