Titilola Angélique Adegnika-Azondékon

La vitalité d’une commune se mesure souvent à la qualité du dialogue entre ses autorités et ses forces vives. Et à Kétou, cette exigence a trouvé une illustration concrète lors des audiences accordées, vendredi 27 février dernier, à deux associations clés du développement local. L’ADéAK et Adéco-Ilukoya ont tour à tour exposé leurs préoccupations à l’exécutif communal, dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière d’infrastructures, de services sociaux et de gouvernance partagée.

La rencontre avec l’Association pour le Développement de l’Arrondissement de Kétou (ADéAK), conduite par son président Tairou Soumaila, a d’abord permis de dresser un état des lieux sans complaisance de la collaboration avec la mairie. Si les acquis sont reconnus, l’association plaide pour un partenariat plus dynamique et mieux structuré. A travers les dossiers évoqués, la Bibliothèque communale, Mafar, borne fontaine de Kpèkpè, se dessine une problématique centrale ; celle de la maintenance et de la pérennité des équipements publics au bénéfice des populations.

L’audience accordée à l’Association pour le développement de l’arrondissement d’Okpomèta (Adéco-Ilukoya) et conduite par son président Bankolé Babarindé, a, quant à elle, mis en lumière des enjeux d’une autre ampleur. La situation du Ceg d’Okpomèta, confronté à des contraintes foncières, apparaît comme un frein majeur à l’amélioration de l’offre éducative. Les projets de marchés d’Allagbèdè et d’Omou traduisent, pour leur part, une aspiration légitime à la dynamisation de l’économie locale. A cela s’ajoutent des préoccupations liées à la protection du patrimoine foncier communal, à l’accès à l’électricité, au réseau GSM et à la recherche de partenariats structurants. Les échanges ont également permis d’aborder des sujets transversaux, souvent déterminants mais moins visibles notamment la mobilisation des ressources propres, la salubrité publique et la sécurité. Autant de défis qui conditionnent la capacité de la commune à répondre durablement aux besoins de ses administrés.

En réaffirmant la disponibilité de l’équipe communale à travailler en synergie avec les associations, la maire de Kétou Titilola Angélique Adegnika-Azondékon envoie un signal politique que le développement local ne saurait être l’œuvre exclusive de l’administration. Il repose sur une intelligence collective, faite de concertation, de priorisation et de responsabilité partagée. Ces audiences, au-delà de leur portée immédiate, dessinent les contours d’une gouvernance locale plus inclusive et plus exigeante, à la hauteur des ambitions de Kétou.

M.M.

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