Réunis au Jardin du droit de Vedoko, samedi 28 février 2026, lors de la deuxième phase du concours de plaidoirie « Quand les enfants parlent pour l’humanité », vingt enfants issus de trois orphelinats ont livré, avec sincérité et conviction, leur vision du rôle de la jeunesse dans la préservation de l’environnement. Une initiative citoyenne portée par le Leo Club Cotonou Beryl sous le parrainage de Me Spero QUENUM, qui place l’éloquence infantile au service des grands enjeux de société.
Issus des orphelinats Bergerie de Dieu de Tokan, Cité des Anges de Hêvié et Claudio Migneco de Zinvié, les jeunes candidats au concours de plaidoirie intitulé « Quand les enfants parlent pour l’humanité » ont tour à tour pris la parole devant un jury attentif, des encadreurs engagés et des responsables associatifs mobilisés. Cette phase intermédiaire, organisée à l’occasion des trois ans d’existence du Leo Club Cotonou Beryl, visait à évaluer le niveau d’expression, la capacité d’argumentation et la progression des enfants, après un premier travail préparatoire mené directement dans les orphelinats.
Présidente du Leo Club Cotonou Beryl, Gloria OGOUDIKPE a rappelé l’esprit et la portée du projet. Selon elle, ce concours s’inscrit pleinement dans les axes prioritaires du Lions Club International, autour de trois thématiques majeures : la lutte contre la malnutrition, la protection de l’environnement et le combat contre le cancer infantile. « Nous sommes aujourd’hui à une phase de regroupement qui permet de mesurer le niveau réel des enfants avant la grande finale prévue à la fin du mois de mars », a-t-elle expliqué, invitant les participants à s’exprimer sans crainte et appelant partenaires et mécènes à soutenir cette action éducative et citoyenne.
Parmi les prestations les plus marquantes, celle de la jeune Idani Merveille, de l’orphelinat Claudio Migneco, a suscité une vive émotion. A travers un texte intitulé « Un enfant peut changer le monde », elle a rappelé, avec justesse et poésie, que les gestes simples fermer un robinet, ramasser un déchet, planter une graine constituent déjà des actes forts pour la planète. Une plaidoirie sincère, saluée par des applaudissements nourris, qui a illustré la capacité des enfants à porter des messages universels.
Du côté des encadreurs, la satisfaction était également perceptible. Parfait Atossi, encadreur à l’orphelinat Bergerie de Dieu, a souligné l’impact positif du concours sur les enfants, notamment dans le développement de la confiance en soi et de la prise de parole en public. Un sentiment partagé par les responsables présents, qui ont encouragé l’extension de cette initiative à d’autres structures d’accueil. Cette phase de sélection a confirmé la vocation sociale et éducative du projet qui consister à donner une voix à des enfants souvent invisibles, et leur permettre de devenir, le temps d’une plaidoirie, de véritables ambassadeurs de la protection de l’environnement.
M.M.
