L’Union progressiste le Renouveau (Up-R) a tenu, dimanche 1er mars 2026, sa rentrée politique à Abomey-Calavi. Avec pour thème : « Bénin Alafia 2060, c’est maintenant : ensemble pour un monde de splendeurs », l’Up-R a insisté sur les responsabilités des élus communaux dans l’atteinte de cette vision. Pour y arriver, il faut qu’ils maitrisent les nouvelles lois sur la décentralisation. Et c’est Eudoxie Dakpè, la Conseillère technique à la décentralisation du président de l’Assemblée nationale qui a expliqué, dans une communication, les subtilités à savoir entre fonctions politiques et administratives.
« Compétences du Conseil communal dans une administration territoriale rénovée : agir pour une gouvernance apaisée et performante ». C’est le titre de la communication donnée par Eudoxie Dakpè, dans le cadre de la rentrée politique de l’Union progressiste le Renouveau (Up-R). Devant les maires fraîchement élus, les chefs d’arrondissement, conseillers communaux et députés Up-R, la Conseillère technique à la décentralisation du président de l’Assemblée nationale a commencé son exposé par les textes fondateurs, notamment la Constitution du 11 décembre 1990 révisée en 2019 et la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale. Eudoxie Dakpè a insisté sur la séparation clarifiée des fonctions politiques et administratives dans les communes. « Le Conseil communal délibère, oriente et contrôle. L’administration exécute » a-t-elle laissé entendre. Dans cette architecture rénovée, souligne Eudoxie Dakpè, le Maire demeure la première autorité politico-administrative, tandis que le Secrétaire exécutif assure la gestion administrative et technique. Une complémentarité qui, selon elle, doit être comprise non comme une rivalité, mais comme une synergie. « Une commune forte n’est pas celle où les pouvoirs s’affrontent, mais celle où les responsabilités s’additionnent » souligne Eudoxie Dakpè. Quant au rôle du Conseil communal, il se résume, selon Eudoxie Dakpè, à définir les orientations, voter le budget, contrôler l’action de l’exécutif, veiller à la légalité.
Quid de la démocratie locale
Dans ses propos, la conférencière locale a attiré l’attention des élus sur la nécessité d’ouvrir les portes de la décision aux forces vives : société civile, leaders communautaires, jeunes, femmes, acteurs économiques. « La concertation doit devenir un réflexe, non une contrainte », affirme-t-elle, appelant à prévenir les conflits politiques qui freinent le développement. La mandature 2026-2033 s’ouvre dans un contexte de nouvelles règles, mais aussi d’attentes citoyennes accrues. Eudoxie Dakpè invitera les élus communaux à privilégier l’intérêt général sur les calculs partisans.
Fonds d’Appui au Développement des Communes
Evoquant le Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC), Eudoxie Dakpè a souligné que l’évolution des recettes propres constitue un indicateur clé. « Les communes performantes bénéficient de dotations supplémentaires ; les contre-performances, en revanche, entraînent des pertes » explique-t-elle, exhortant les élus à montrer l’exemple en matière de paiement des redevances locales et à s’impliquer personnellement dans l’optimisation des recettes fiscales et non fiscales.
Abordant la question de la redevabilité, Eudoxie Dakpè a souligné que la Publication des budgets, des rapports d’activités accessibles, des séances de reddition de comptes au moins deux fois l’an, etc. sont des exigences, gages de confiance. « La transparence protège les élus autant qu’elle rassure les citoyens » rassure Eudoxie Dakpè. Une présentation claire et limpide qui a été suivie avec attention. Les ovations nourries de l’assistance en sont la preuve.
M.M
