Le cancer chez l’enfant et l’adolescent demeure une cause majeure de mortalité à l’échelle mondiale. Pourtant, derrière les statistiques se cache une réalité contrastée car si plus de 80 % des enfants guérissent dans les pays à revenu élevé, ce taux chute en dessous de 30 % dans de nombreuses régions à revenu faible ou intermédiaire. Ce fossé n’est pas une fatalité, mais un défi de santé publique à relever collectivement pour garantir une équité de soins.
Ccontrairement aux adultes, chez qui le mode de vie joue un rôle prépondérant, le cancer de l’enfant n’a généralement pas de cause connue. Il résulte de modifications génétiques au sein de cellules isolées qui se multiplient pour former une masse tumorale capable de se métastaser. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, le paludisme est formellement identifié comme un facteur de risque prédisposant à certains types de cancers pédiatriques, rendant la lutte contre cette maladie parasitaire d’autant plus cruciale.
D’autres infections chroniques comme le VIH et le virus d’Epstein-Barr constituent également des facteurs de risque majeurs. Parallèlement, les données actuelles indiquent qu’environ 10 % des enfants atteints de cancer présentent une prédisposition directement liée à des facteurs génétiques héréditaires.
Le défi de la survie et la réduction des inégalités
Le faible taux de survie constaté dans les pays en développement s’explique par une combinaison de facteurs critiques tels que le diagnostic tardif, l’impossibilité d’obtenir une analyse précise, l’inaccessibilité des thérapies et l’abandon fréquent des traitements. L’amélioration de l’accès aux médicaments essentiels et aux technologies est pourtant un investissement très rentable qui peut transformer les chances de survie, quel que soit le niveau de revenu du pays. Le cancer de l’enfant ne peut généralement ni être évité ni être dépisté, mais la plupart des types de cancer de l’enfant peuvent être guéris grâce aux médicaments génériques et à d’autres formes de traitement.
Les clés de la guérison par le diagnostic et la prise en charge
La stratégie la plus efficace pour diminuer la charge de la maladie repose sur une détection précoce associée à une thérapie fondée sur des bases factuelles. Plus la détection est rapide, plus le traitement est efficace et moins il est coûteux pour les familles. Les parents et les soignants doivent rester attentifs aux symptômes annonciateurs comme une fièvre persistante, des céphalées sévères, des douleurs osseuses ou une perte de poids soudaine. Chaque type de cancer nécessite un schéma thérapeutique particulier incluant la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie. Même lorsque la guérison n’est plus possible, le soulagement de la souffrance demeure une priorité absolue. Les soins palliatifs pédiatriques font partie intégrante de soins complets et doivent être instaurés dès que le diagnostic est posé pour accompagner dignement l’enfant. L’amélioration de la survie des enfants atteints de cancer est possible grâce à une mobilisation pour un accès universel aux soins de qualité.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE




