La Cour constitutionnelle représentée par son vice-président, Nicolas Assogba, a pris une part active du 06 au 08 Février 2026 au Caire en Egypte à la 9ᵉ réunion de haut niveau des présidents, vice-présidents et juges en chef des cours constitutionnelles et suprêmes africaines. Les travaux se sont déroulés autour du thème : « Les défis auxquels est confrontée la justice constitutionnelle africaine ».
Cet événement, qui réunit une élite de hauts magistrats issus de 28 pays africains, ainsi que plusieurs organisations internationales et africaines spécialisées dans la justice constitutionnelle, constitue une plateforme intellectuelle et juridique de premier plan. Il vise à renforcer les cadres de coopération judiciaire commune et à échanger des visions sur les défis contemporains auxquels fait face la justice constitutionnelle sur le continent africain, contribuant ainsi à l’enracinement des valeurs de justice et de l’État de droit.
Pendant deux jours, les participants se sont penchés sur « les défis auxquels est confrontée la justice constitutionnelle en Afrique, à travers trois séances portant sur divers axes. La première séance a été consacrée au thème de l’indépendance de la justice constitutionnelle ».
La deuxième séance sur les défis technologiques et à l’intelligence artificielle, tandis que la troisième séance a traité la question des limites de la compétence de la justice constitutionnelle.
Ces thématiques ont été introduites par des présidents et vice-présidents de cours constitutionnelles, des juges suprêmes et des universitaires, permettant un dialogue croisé entre praticiens et théoriciens du droit. Les échanges ont permis de mieux cerner les enjeux et d’identifier des pistes de réflexion communes.
Rappelons que dans son discours d’ouverture, le Président de la Cour constitutionnelle de l’Egypte a souligné que la justice constitutionnelle africaine a contribué à la réalisation de la paix sociale sur le continent, à l’enracinement des concepts de démocratie, de bonne gouvernance et de stabilité sociétale, ainsi qu’à l’établissement des principes des droits, des libertés et de la justice sociale. M. Boulos Fahmy a rappelé que les juges constitutionnels sont les gardiens des Constitutions et des droits et libertés, précisant que les nations se glorifient de leurs corpus juridiques et célèbrent leurs institutions judiciaires en tant que cœur du système constitutionnel.
La délégation béninoise, composée de Nicolas Assogba et de Mme Patience Amoussou, assistante juridique, s’est illustrée par sa participation active aux débats confirmant la volonté du Bénin de jouer un rôle moteur dans la réflexion panafricaine.
Il faut souligner que qu’au terme de cette 9ème réunion de haut niveau, les participants ont adopté 25 recommandations.
La participation de la Cour constitutionnelle du Bénin a cette réunion traduit aussi son engagement à renforcer la coopération judiciaire africaine, à partager son expérience et son expertise avec ses homologues africaines et à discuter des questions communes en matière de justice constitutionnelle africaine.
AP-PCC
