A Dakhla, aux confins méridionaux du Royaume du Maroc, Seafood4Africa 2026 a franchi un cap décisif. Loin du format classique d’un forum sectoriel, la rencontre s’est affirmée comme une plateforme de réflexion et d’orientation stratégique pour l’avenir halieutique du continent africain. Au cœur de cette mutation intellectuelle et opérationnelle, un homme a joué un rôle central : le Dr Amadou Tall, président du comité scientifique.
Scientifique sénégalais de référence, fin-connaisseur des dynamiques halieutiques africaines, Amadou Tall a su donner à l’événement une profondeur rare. Sous son impulsion, les échanges ont quitté le registre des diagnostics convenus pour s’inscrire dans une logique de transformation. Chercheurs, industriels, responsables publics et partenaires financiers ont ainsi été conviés à penser ensemble une économie bleue africaine cohérente, structurée et résolument tournée vers l’avenir. Dès l’ouverture des travaux, le ton était donné : il ne s’agissait plus seulement de débattre de pêche et de ressources marines, mais d’envisager le secteur comme un levier stratégique de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de croissance inclusive. Cette vision globale, portée avec constance par le Dr Tall, a permis d’aligner les interventions autour d’objectifs clairs et partagés.
La force de son leadership réside dans sa capacité à relier la science à l’action. À Seafood4Africa 2026, la recherche n’a pas été confinée aux amphithéâtres : elle a nourri des propositions concrètes. Valorisation locale des produits halieutiques, modernisation des chaînes de production, renforcement du commerce intra-africain et mobilisation de financements innovants ont constitué l’ossature des débats. Autant de pistes qui dessinent une feuille de route crédible pour un secteur encore sous-exploité. L’aquaculture a occupé une place centrale dans cette réflexion. Convaincu de son potentiel stratégique, Amadou Tall en a fait l’un des piliers de la nouvelle souveraineté alimentaire africaine. Face à la pression croissante sur les stocks naturels et à l’augmentation de la demande, il a défendu une aquaculture fondée sur l’innovation, le transfert de technologies et la coopération régionale. Un discours qui a trouvé un écho favorable auprès des décideurs et investisseurs présents à Dakhla.
Au-delà des enjeux techniques, Seafood4Africa 2026 s’est également illustré par son esprit de coopération. Fervent partisan de l’intégration africaine, le Dr Tall a encouragé le rapprochement entre institutions de recherche, organisations professionnelles et gouvernements. Les discussions ont ainsi mis en lumière la nécessité d’une gouvernance concertée des ressources halieutiques, notamment pour les questions transfrontalières liées à la durabilité des stocks et à la santé aquatique animale. Son rôle d’interface avec les partenaires internationaux a, par ailleurs, renforcé la crédibilité du forum. En articulant expertise scientifique et vision stratégique, Amadou Tall a contribué à rassurer bailleurs et investisseurs sur la pertinence des orientations proposées, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de financement pour l’économie bleue africaine.
Au terme de la rencontre, un consensus s’est dégagé : Seafood4Africa 2026 marque un tournant. Et si cette dynamique est collective, l’empreinte du Dr Amadou Tall y est indéniable. Par sa capacité à fédérer les savoirs et à anticiper les enjeux, il s’impose désormais comme l’une des voix les plus influentes de l’économie maritime africaine, à l’heure où le continent cherche à transformer durablement ses atouts naturels en moteurs de développement.
M.M.




