Sur Matin Libre Télévision, le député BR réélu de la 10e circonscription électorale décrypte les résultats des élections communales et législatives du 11 janvier 2026. Il parle du score admirable du BR, de l’absence de l’opposition et de la bataille pour le perchoir. Voici le verbatim de l’entretien.
Journaliste : Benoît Dègla Bonsoir. Merci pour la disponibilité.
Benoît Dègla : C’est à moi de vous dire merci.
C’est la première fois dans la nouvelle année. Bonne et heureuse année à tous, à vous tous les spectateurs, à toute la nation béninoise et que ce soit une année de paix.
Tout à fait. Une année de paix, une année de beaucoup plus de bonheur pour le peuple béninois. Une année d’émancipation, d’épanouissement pour chacun de nous et que 2026 nous couvre d’abondance grâce divine.
Amen. Voilà. Et apparemment, l’année commence très bien pour votre parti puisque de 28 députés, vous êtes passé aujourd’hui à 49. Au regard des résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, déjà, avant ces élections, comment trouvez-vous, comment appréciez-vous le processus ayant conduit justement à la tenue de ces élections ?
Oui, je voudrais d’abord remercier et féliciter le peuple béninois qui a fait preuve de beaucoup de maturité, qui a fait en sorte que les joutes électorales se soient déroulées dans des conditions très paisibles. Nous avons assisté à des élections, à des campagnes électorales sans animosité, sans agression. Et c’est à l’actif de notre peuple, de notre pays qui s’inscrit durablement dans le concert des pays en voie de développement, qui construit progressivement sa démocratie. Nous avons été heureux de faire ce concert-là. Et la preuve, c’est qu’au lendemain des résultats, il n’y a pas eu de tintamarre, il n’y a pas eu de réaction verbale dénonçant telle ou telle chose. Tout s’est déroulé, je pense, dans une atmosphère très, très, très acceptable. C’est vrai qu’il y a eu quelques ratés, mais qui n’ont eu aucune influence sur les résultats que nous avons obtenus.
Très bien. Vous parliez de la campagne électorale. Vous savez que votre parti rivalisait partout. D’ailleurs, la campagne n’a pas été très amicale. C’était une rude bataille sur le terrain.
À ça, je suis d’accord avec vous. J’avoue que ce fut l’une des élections les plus difficiles, parce qu’il fallait aller ensemble avec les élus des conseils communaux, les élus candidats aux élections communales, et aller en tant que candidat à la députation. Vous comprenez, c’est pas facile. Il fallait jouer la stratégie nécessaire pour que le choix ne soit porté que sur les deux bulletins, à savoir celui du député et celui du conseil communal. Il fallait convaincre les populations qui, parfois par adversité, par esprit, pour une autre raison, voudraient sanctionner. Dites, bon, OK, je vote tel, mais je voterai tel à telle occasion. Vous voyez, c’est difficile. Il y a des rancœurs. C’est des élections à la base.
Peut-être que ceux qui nous suivent ne comprennent pas amplement ce que vous dites. C’est-à-dire que le citoyen, l’électeur vous dit, pour la communauté, je vote tel. Pour la députation, je vote tel. Parce que, voilà, celui qui est candidat aux élections communales, peut-être qu’il a été chef d’arrondissement. Pendant son mandat, il y a des choses qu’il a faites qui déplaisent. Je vous aime, je vais voter pour vous, mais c’est pas sûr que je le fasse pour l’autre. Mais là, ça veut dire que vous avez un travail d’éducation à faire, de conciliation, de consultation.
Mais oui, justement, c’était pas facile parce que c’est à la base. Et ça, il fallait véritablement s’armer psychologiquement pour faire ce travail-là et réussir. Je crois que ça a été fait un peu partout. C’était un mot d’ordre de notre parti, pour que nous sachions allier notre campagne avec celle de nos amis militants, camarades des conseillers communaux.
Parce qu’il ne serait pas normal qu’avec ce score dont vous parlez tout à l’heure, que cela ne se sente pas dans le nombre de communes acquises, vous voyez, au profit du parti. Donc, il faut rester soudés, convaincus, et conciliés, accepter de pardonner, recommander le pardon, et tout ça.
Et vous avez apparemment su convaincre, quand on sait que vous êtes passé de 28 députés à 49 députés. Quelle est la stratégie mise en œuvre en réalité, honorable?
C’est-à-dire que quand vous prenez nos amis en face, le parti en face, qui est passé de 53 à 60, c’est 7 députés en plus, nous en avons 21 en plus. Vous voyez, pourtant, nous occupons tous les mêmes espaces géographiques. C’est les mêmes circonscriptions. Donc, il a fallu se battre pour que nous ne restions pas à 28, ne restions pas à 28 plus 7, mais que nous allions beaucoup au-delà, que nous allions à ce chiffre qu’on connaît aujourd’hui. Il faut prendre cela comme un grand succès. Passer de 28 à 49, c’est un grand succès parce que nous avons avancé. Je ne dis pas que les autres ont stagné, mais ils n’ont pas avancé autant que nous. Donc, dans la conquête future de la vie politique béninoise, il est évident que le parti qui prend des leçons, le parti qui attire, qui est un peu comme le miel, c’est le BR. C’est sur ce fait-là que je voudrais qu’on attire l’attention des individus, avant de parler de la stratégie.
Puisque vous parlez de ce que vous avez un ancrage véritablement national, on sait que le BR a eu même 3 sur 3 dans une circonscription, la 13e notamment, où vous n’avez pas bataillé
C’est clair. Chez moi, nous avons eu 3 sur 4, mais on aurait pu avoir les 4 sur 4.
Qu’est-ce qui a marché ou n’a marché ?
C’est la méthode utilisée. Vous savez, le BR est un parti qui apprend la pédagogie, qui apprend l’animation politique, mais accompagne la pédagogie. Parce que nous avons affaire à des hommes qui ne sont pas tous au même niveau intellectuel, social que nous. Il nous appartient, nous, candidats, de comprendre que nous avons besoin de descendre à leur niveau pour mieux expliquer certaines choses, pour mieux les parler, pour se sentir proche d’eux, pour se faire aimer et accepter. Ça passe par ce qu’on appelait les campagnes de proximité. Il ne s’agit pas d’organiser des grandes manifestations dans la ville pour rassembler tout Cotonou, non, ou de rassembler toutes les Collines, non. Il s’agit, secteur par secteur, de pouvoir avoir la possibilité de parler, parce que vous ciblez directement les personnes dont vous attendez les votes demain. Parce que dans le grand monde, tout le monde vient, mais après, ce n’est pas évident que vous ayez trouvé des électeurs évidemment convaincus. Alors donc, il y a ça. Il y a aussi le leadership à la tête du parti, incarné par le président Abdoulaye Bio Tchané qui a influencé beaucoup notre campagne dans nos différentes localités. Et il y avait ce rappel quotidien sur ce qu’il faut faire, sur ce qu’il ne faut pas faire. Et je pense que nous sommes restés très attachés à cela, chacun dans sa localité. Et vous voyez, nous avons réussi, dans presque toutes les communes, toutes les circonscriptions, à faire participer les cadres, qu’ils soient nommés ou pas. Nous avons fait participer ardemment tous ceux-là dont les dossiers n’avaient pas été retenus.
Ils n’avaient pas été positionnés, mais ils étaient à vos côtés
Oui, jusqu’à la dernière minute. Ils se battaient plus que les candidats positionnés, titulaires. Ça veut dire que chacun voit dans le parti BR sa chose, son avenir. Et donc, il y avait une unité d’action.
Je vais parler, par exemple, si vous voulez, de la dixième, votre circonscription
Voilà, il y avait seize candidats au départ, parmi lesquels il ne fallait ne prendre que huit. Mais les seize sont restés tout le temps, dès la sortie de la liste, unis à toutes les réunions, à tous les déplacements. On ne les voyait pas tous dans l’animation. Et l’investissement n’est pas seulement humain, parfois même au-delà. Oui, c’est-à-dire qu’on a un grand merci à dire à tous ceux-là qui étaient nos guerriers, qui nous ont aidés, qui étaient à nos côtés et qui nous ont apporté beaucoup. On pourrait dire cela. C’est ce qui a changé avec les politiques d’avant. Vous comprenez ? On pense que le parti à lui seul peut participer à une élection et tout, mais ils ont compris que c’est l’affaire de tout le monde. Lorsque nous gagnons, et aujourd’hui comme c’est le cas, par exemple, dans la dixième, on sait que le parti qui est le BR, c’est une autre chose. C’est à travers ce parti que nous pouvons régler, tenter de régler les solutions que connaissent nos populations. Et en la matière, je pense que la forte mobilisation qu’il y a eu, au niveau des cadres, je ne parle pas des cadres positionnés, mais il y a eu des cadres autres que ceux qui ont déposé les dossiers qui n’ont pas été retenus. Tout cet assemblage était là, présent partout.
Votre circonscription est particulière, quand on sait que vous n’étiez pas les seuls à conquérir les suffrages des électeurs qui se retrouvaient dans la dixième circonscription. Il y avait Les Démocrates.
Les Démocrates, voilà.
Par le passé, vous savez que Les Démocrates, on pourrait dire que Les Collines leur étaient acquises.
Oui, tout à fait. C’est pour cela que nous nous satisfaisons aujourd’hui de parler avec beaucoup de fierté. Aujourd’hui, Les Collines, c’est le BR. Avec beaucoup de fierté, nous le disons ici parce qu’au législatif, vous avez vu les résultats. Au niveau de la dixième, c’est 3 sur 4, la neuvième, c’est 3 sur 4. Et en attendant la confirmation des résultats des communales, il y a la forte probabilité que sur les six communes, que nous ayons cinq. Au jour d’aujourd’hui, nous avons quatre. Vous comprenez ? Alors, lorsque ça se passe comme ça, est-ce que nous ne pouvons pas dire que nous avons réussi à nous débarrasser des adversaires ? Et c’est ce que nous avons fait. La preuve au vu des résultats. Ils ne nous ont pas inquiétés.
Le discours, parce qu’auparavant, vous savez, on parlait un peu des vivres, des producteurs. On parlait d’un certain nombre de choses que le gouvernement que vous soutenez n’arrivait pas à quand même faire aux populations. Donc, vous avez travaillé également sur le discours aux populations.
Oui, bien sûr. Et puis, les populations ont commencé à comprendre que ce n’est pas le rôle du député que d’apporter les vivres, que de faire les routes, que de créer les écoles. Mais notre rôle, c’est de pouvoir porter la parole de ces populations qui sont dans le besoin de telle ou telle chose.
Mais ceux-là à qui on veut confier la charge de parler aux instances dirigeantes de notre pays ne peuvent pas être n’importe qui.
On regarde, la population, elle regarde à qui nous pouvons faire confiance pour que nous, de l’autre côté, on soit vraiment portés là-haut. Et c’est en cela que, quand on regarde les listes, elle voit qu’il n’y a que le BR.
49 sièges pour le Bloc Républicain, 60 pour votre parti rival et partenaire.
Oui, notre frère. Quelle est la lecture que vous faites tout de même ? Le renouveau reste tout de même la première force politique du pays.
Oui, mais attendez, oui, au sens péjoratif. Mais lorsqu’on fait des analyses précises, on comprend qu’ils sont très talonnés et que nous pouvons embrasser la tendance très, très, très bientôt. Vous comprenez ?
Ah oui, un avertissement.
Parce que nous pensions vraiment être au-delà de 49. Nous avons eu 49, ok. Nous allons nous en contenter, mais qu’ils sachent que nous n’allons pas baisser les bras pour la suite.
Nous étions dans un contentieux, puisque vous savez que la Cour constitutionnelle a proclamé l’arrêt définitif, mais a ouvert également un contentieux.
Vous ne voulez pas déployer des recours ?
Mais non. Contre eux, nous n’en voulons pas, parce que s’ils le font contre nous, ben voilà, la Cour a tranché. Mais nous, nous nous contentons, nous prenons acte des 49 sièges que nous avons eus, et nous allons redoubler d’ardeur pour que dans les années à venir, tout le Bénin soit au vert. C’est-à-dire que ce soit le BR qui politiquement gère la politique, qui gère le Bénin.
Les Démocrates n’ont pas pu avoir 20% dans plus d’une dizaine de ces conscriptions électorales. Pour vous, une surprise ?
Non, c’est pas du tout une surprise. Il faut être honnête et objectif. La loi a dit les conditions dans lesquelles on est éligible. Et la loi a ouvert la brèche en donnant l’opportunité aux partis politiques devant concourir, de déposer des accords de gouvernance de législature et tout. Parfois, il faut faire preuve d’humilité. Le BR, vous avez vu tous nos résultats ? Par ces conscriptions, nous avons dépassé partout les 20%. Mais nous n’avons pas dit que nous allons décider d’aller seuls. Ça, c’est faire preuve d’humilité. Parce que nous étions conscients que 20%, c’était pas facile. Pour avoir 20%, il fallait avoir un autre langage. Il fallait parler autrement à nos populations. Ce n’est pas dans la dénonciation quotidienne, ce qui agresse parfois les populations, que vous allez compter pouvoir avoir les 20%. Et la porte a été ouverte jusqu’à la dernière minute, pour qu’on puisse tenter quelque chose. Mais quand vous avez refusé, nous sommes désolés. On fait le constat. On aurait voulu une présence des Démocrates, pour animer avec beaucoup plus de ferveur les débats politiques à l’Assemblée. Mais bon voilà, ils ont fait le choix. C’était pas de l’autosuffisance, ils ont pensé qu’ils avaient suffisamment de moyens, au-delà de tous les partis. Parce qu’il ne s’agit pas de dire qu’on est le parti du peuple, chaque parti est un parti du peuple.
Est-ce que vous ne croyez pas que, c’est parce que précédemment ils ont été fragilisés un peu, il y a eu des guerres concernant la présidentielle, donc les communales et tout ça, ça a eu d’influence, et le manque de moyens du financement. Et il y a ce qu’on appelle l’espèce de vengeance, parce qu’on nous a peut-être martyrisé une ou deux fois, à cette troisième occasion qu’on nous a offerte, nous allons bondir.
Ils auraient pu faire cela. Ensuite, vous parlez de moyens, mais personne n’a eu de moyens. Vous savez comment se sont déroulées ces campagnes ? Je vous ai dit que c’était les élections les plus difficiles. Épuisantes, financièrement. Épuisantes, physiquement. Épuisantes, moralement. C’était très difficile. Donc, le gouvernement n’a pas pris la décision de mettre à disposition du BR ou de l’UPR les moyens, et d’exclure Les Démocrates, non.
Ce n’est pas vrai. Tous, nous avions, il y a eu des financements, ils ont eu des financements en son temps, mais si le temps… Vous savez, les élections, c’est pour janvier. Mais un gouvernement, dans tous les pays du monde, un budget, il faut le mettre en exécution.
Ce n’est pas particulièrement par rapport aux élections qu’il faut mettre le budget de l’État en exécution en décembre. Alors qu’on vote le budget en décembre.
Je ne sais pas, c’est l’une des raisons, à mon avis.
Mais tous, on avait des problèmes. Pourquoi ils ne peuvent pas se référer à la banque ? Pourquoi ils ne peuvent pas se référer à des institutions qui participeraient au financement de leurs campagnes ? Pourquoi ne pas faire tout ça ? Lorsque vous pensez que vous êtes des enfants, la nature vous demande que vous n’êtes que des enfants.
Il y a tout de même le parti Fcbe qui a fait quand même un accord avec vous, mais au final… On le constate également.
Bon, moi, je n’aime pas parler de ce parti.
Vous avez été déçu ?
Déçu, déçu, parce que c’est le parti qui va aux élections présidentielles avec nous, qui s’en sort avec 4%, à une élection aussi importante que les communales, et les législatives. Je ne sais pas. Mais baisser les mains avant la présidentielle, c’est encore mieux.
Ah bon ?
Bah oui, bien sûr.
C’est-à-dire que vous leur demandez de se retenir ? Mais attendez. Vous savez, les élections se suivent, mais elles ne se ressemblent pas.
Mais non, mais on sait ce que c’est. On se connaît. Pour ceux qui sont là, et pour ceux-là qui sont du parti, je ne dénigre pas leur compétence, leur capacité à faire ci, à faire ça, mais les résultats sont parlants.
Les résultats sont parlants et ce n’est pas… Mais ils attendaient à mieux.
Je pensais vraiment qu’ils pouvaient nous supprimer. J’étais loin d’imaginer qu’ils ne réagissaient pas. 10% dans une circonscription pour que l’accord de gouvernance les facilite.
J’avoue, franchement, j’avais déjà en tête les noms de 3, 4 ou 5 députés Fcbe qui siégeaient à l’Assemblée nationale. J’ai pensé à quelques-uns. Quand, au décompte final, ils ont à peine 4% sur l’ensemble national, j’ai dit bon, voilà. Ils sont pour les présidentielles, alors ce n’est pas la peine. Il ne faut pas… C’est mieux que…
Mais on dirait que c’est… Et ils ne vont pas vendre…
Non, ici, on vend. Ici, ceux-là, je suis…
Ah bon ?
On vend, on vend.
Vous vendez ?
Cette boule-là, on la vend. En tout cas, on prend le rendez-vous… On vend cette boule-là.
On prend le rendez-vous pour le 12 avril, alors.
Cette boule-là, non, non, non.
On prend le rendez-vous, quand même, pour le 12 avril, voilà.
Mais le Parlement, la 10e législature sera composée de l’Union progressiste, le Renouveau et donc du BR de votre parti politique. L’absence de l’opposition n’est-elle pas un problème pour les débats parlementaires ?
Nous ne l’avons pas souhaité. La mandature passée, il y avait les députés de l’opposition. Vous avez suivi un peu leur participation au débat à l’Assemblée nationale. Ça fait vivre notre démocratie. Les portes ont été ouvertes pour que tous, nous y soyons. Pour les raisons évoquées tout à l’heure, qui ont motivé le débat, l’absence de ces différents partis, nous ne pouvons pas nous auto-flageller. Nous n’avons rien fait. Parce qu’on n’a pas fait n’importe quoi. C’était ouvert pour que tout le monde y aille. Et on a deviné les conditions dans lesquelles on peut aller. Et ce qu’on peut faire quand on se sent, quand on a des doutes. Mais on n’a pas fait. On ne peut pas nous en vouloir d’avoir gagné les élections. Puisque nous avons écrasé nos adversaires sur le terrain. Ceux-là qui devaient faire l’opposition étaient écrasés. Et c’est ça aussi la démocratie. Nous sommes allés aux élections, nous avons gagné.
Vous croyez que la population a donné à travers ce vote-là un message ?
Bien sûr que c’est un message. Parce que la population, si c’était le parti du peuple dont on nous parlait ces temps, le taux de participation serait… Mais ce n’est pas celui-là que nous avons connu. D’accord ? Ensuite, les localités qui étaient présumées être leur fief auraient donné des résultats totalement différents de ce que nous avons connu. Parce qu’avant, les Collines jusqu’à Tchaourou, Parakou, on disait, voilà, c’est une zone, si elle n’est pas rouge, elle est ci, elle est ça. Donc aujourd’hui, elle est totalement verte. Pourtant, il y a eu campagne, il y a eu présence des candidats LD. Donc, nous ne le savons pas. Nous allons, l’Assemblée, au niveau de la 10e législature, nous sommes des députés en mandat national. Et à ce titre, tout ce qui concerne les citoyens vivant dans ce pays, nous concerne. Nous sommes des députés qui doivent savoir qu’ils sont les porte-parole de toute une nation. Et non des députés d’une population, d’une localité. Non.
Parce que vous avez un mandat impératif.
Nous avons un mandat impératif. Donc, tout ce qui concerne le Bénin, qu’il soit le Bénin de Cotonou, de Houèssè, de Toucountouna, de Banikoara, ça nous concerne tous. Et nous porterons la parole de ces populations.
La guerre du Perchoir. Le BR veut avoir le Perchoir?
Mais pourquoi pas ? Ce n’est pas un droit. Si on peut l’avoir, on le prendra. Parce que nous avons les compétences en ressources humaines. Nous avons les qualités. Nous avons les hommes qu’il faut et tout. Nous avons les expériences. Il y a de nombreux députés qui ont fait plusieurs mandats. Il y a des personnalités qui ont dirigé, qui ont donné la preuve de leurs compétences ailleurs. Pourquoi pas ? Mais ça, c’est un débat que nous n’allons pas mener ici.
Est-ce que les tractations sont en train d’être faites actuellement ? Puisque vous êtes avec nous.
Écoutez, vous m’arrachez des tractations, là.
Ah, d’accord. Et donc, à nouveau, les tractations sont poursuivies.
Mais écoutez, Vous savez très bien qu’il y a des tractations. Mais ce n’est pas le plus urgent. C’est que, dans l’un ou l’autre des cas, nous voulons nous entendre.
D’accord. C’est pas des empoignades. Non.
On va s’échanger. Il y a la présentation des besoins de l’un ou de l’autre. Et puis, bon, voilà, au final, on va nous présenter en bon camarade à l’Assemblée. Et puis, on mettra en place le bureau de l’Assemblée nationale pour qu’il puisse démarrer dès le 8 février prochain sa mission républicaine.
Source MLTV



