Chronologie des faits
- But sénégalais refusé par l’arbitre.
- Dans la foulée, il siffle un pénalty en faveur du Maroc.
- Énervement et révolte des joueurs sénégalais qui l’entourent pour d’interminables protestations
- Il est interpellé par la VAR qui confirme sa décision.
- Tensions et tumultes s’entremêlent.
- Pape THIAW, le coach du Sénégal demande à ses joueurs de quitter le terrain et ceux-ci s’exécutent.
- Sauf un groupuscule, au nombre desquels Sadio MANÉ. Et, aussi Gana Guèye, le capitaine. Même si cela n’a pas été commenté. Mais cela mérite d’être souligné pour montrer les qualités de responsables assumées par les deux leaders de l’équipe qui ont contrevenu aux propositions lunaires de leur coach.
- Pendant ce temps, la scène ahurissante qui montre les ramasseurs de balles marocains qui courent après Yehvann DIOUF, le second gardien de but sénégalais. Pour lui arracher la serviette de son homologue et titulaire, Edouard MENDY. Heureusement qu’il en a profité pour prouver qu’il était bien préparé physiquement et athlétiquement. Comme quoi, dans toute dramaturgie, il y a du loufoque.
Des supporters déchaînés
Nulle personne, même la plus inconditionnelle, ne peut effacer de sa mémoire la déferlante des farouches supporters sénégalais qui, pris d’une colère massive, dévalaient les tribunes, dans la ferme intention d’envahir la pelouse.
Heureusement que les préposés à la sécurité des lieux ont veillé à les en empêcher. Même si, malheureusement, ils ont dû faire usage de la violence appropriée à ce genre de débordements.
Certes il y a eu des commentaires disproportionnés par rapport à ces réactions. Mais ce n’était qu’un moindre mal par rapport à ce qui aurait pu se passer, s’ils avaient été débordés par la horde de supporters qui n’étaient plus maîtres de leurs émotions.
La panenka qui sauve du drame
Malheureusement pour les Marocains et très heureusement pour l’humanité, Brahim DIAZ a eu le geste salvateur de mal exécuter sa « Panenka » et Édouard MENDY, la bonne idée de l’arrêter.
J’insiste sur le mot salvateur parce qu’il est difficile d’imaginer ce qui se serait produit si le petit prodige marocain avait marqué le pénalty. On en serait, aujourd’hui à déplorer les dégâts matériels et surtout, humains, qui en auraient découlé. Parce que personne n’aurait pu les empêcher.
Brahim diaz sauve l’afrique d’un autre « heysel »
Beaucoup l’ont lu ou en ont entendu parler. Mais ne l’ont pas vu. Parce que le « Drame du HEYSEL » date de plus de cinquante ans. Exactement, dans la nuit du 29 Mai 1985. L’époque où les HOOLIGANS, comme on surnommait les voyous de supporters anglais, s’amusaient à saccager les villes et les stades où leurs équipes jouaient.
Ceux de Liverpool avaient pareil au Stade du HEYSEL (Belgique). Mais ils étaient loin de prévoir le drame que cela allait engendrer :
(39 morts et 465 blessés sur place)
De lourdes sanctions
A l’issue de ce cataclysme, toutes les équipes anglaises furent lourdement sanctionnées d’interdiction de participation à toutes les compétitions européennes. Six années fermes pour Liverpool. Trois années pour les autres prolongées à cinq, suite à d’autres incidents moins dramatiques, mais pour l’exemple.
Depuis l’Angleterre passe pour le pays où le fair-play est le plus respecté.
Sadio mané sauve le sénégal du pire
Aujourd’hui le Sénégal fête grandiosement la victoire de son équipe nationale. Mais, n’eut été la lucidité de Sadio MANÉ de ne pas obtempérer à l’inconscience de son coach qui demandait à tous les joueurs de quitter le stade, le Sénégal serait en train de pleurer longuement et à très chaudes larmes. Son équipe aurait perdu la finale (Forfait) par sanction administrative de la CAF.
Pire, la FIFA aurait, très certainement, sanctionné le pays d’une élimination pour la phase finale de la prochaine Coupe du Monde.
Heureusement qu’il n’en sera rien, mais le pays n’échappera pas à des sanctions administratives et financières, très prochainement.
Espérons qu’elles serviront d’exemple pour que l’Afrique n’ait jamais à déplorer le Drame du HEYSEL
Béchir Mahamat
