Après trois décennies dans l’ombre, les Guépards handballeurs retrouvent la scène continentale. À quelques jours du coup d’envoi de la 27ème Coupe d’Afrique des Nations (Can) au Rwanda, l’équipe nationale a bouclé sa préparation à Cotonou, affichant une détermination de fer malgré l’ampleur du défi.
Au Hall des arts, loisirs et sports (Hals) de Cotonou, le vendredi 16 janvier, les Guépards handballeurs du Bénin ont effectué leur l’ultime séance d’entraînement. Entre réglages tactiques et visites officielles, l’ambiance était aux derniers préparatifs avant le grand envol pour Kigali. Présent pour l’occasion, le Comité exécutif de la Fédération béninoise de handball (Fbhb), dirigé par Sidikou Karimou, est venu insuffler une dernière dose de motivation à une troupe qui s’apprête à marquer l’histoire. Cela n’était plus arrivé depuis 1996. Trente ans d’absence que le comité actuel a réussi à briser grâce à une gestion rigoureuse et un soutien étatique fort. « C’est une joie pour nous de revenir sur l’échiquier international », se réjouit Ousmane Mousse, membre du Comité exécutif de la Fbhb. Selon lui, ce retour n’est pas un hasard mais le fruit du ranking amélioré via les compétitions de catégories d’âge et le dynamisme du championnat local sous l’ère Sidikou Karimou.
Un groupe soudé et sans complexe
Pour relever le défi rwandais, le sélectionneur national Basile Pinto s’appuie sur un groupe mixte, alliant forces locales et binationaux. Malgré un temps de préparation optimisé, le technicien croit en la force de caractère de ses poulains. « Ce qui caractérise l’équipe, c’est qu’elle a beaucoup de valeur et d’abnégation. On n’a pas les plus grands joueurs d’Afrique, mais on a des joueurs avec beaucoup de cœur », a-t-il déclaré. Un sentiment partagé par le capitaine Simbia Sankara, qui refuse de porter le costume de « victime résignée » face aux géants du continent. « Nous n’avons pas la pression. Ce sont les autres équipes qui veulent nous affronter qui l’ont. Nous n’allons pas là-bas en victime. Nous allons rendre la tâche difficile à tous ceux qui vont nous croiser », a confié le capitaine de la sélection nationale.
Ambitions : Exister pour mieux surprendre
Dans un groupe relevé comprenant le Maroc, le Cap-Vert (habitué du top 3) et le Congo-Brazzaville, la mission s’annonce rude. À en croire le staff technique, l’objectif des Guépards est de tenir le choc la première semaine pour viser le haut du tableau lors de la seconde phase. « On veut rentrer dans le top 10. On veut gagner la deuxième semaine », martèle Basile Pinto. De son côté, la Fédération n’exclut pas de créer la sensation : « Les ambitions sont d’aller très loin, pourquoi pas au niveau des demi-finales », avance Ousmane Mousse. Hier, dimanche 18 janvier 2026, les Guépards se sont envolés avec un message simple pour le public béninois, résumé par leur capitaine : « Nous allons donner le meilleur de nous… au peuple béninois de nous soutenir et de nous encourager ».
