(Le Cinéma Féminin au Sommet de sa Créativité)

L’Association Écran bénin a officiellement dévoilé les œuvres retenues pour la 4ème édition du Festival International des Films de Femmes de Cotonou (FIFF). Si le festival se déploie du 3 au 7 février 2026, le cœur battant de l’événement — les projections de la sélection officielle — se tiendra les 4 et 5 février à l’Institut Français de Cotonou.

Sous le thème inspirant « Femmes, libérez votre créativité », cette édition propose un voyage cinématographique à travers 18 films issus du continent et de sa diaspora. Entre fictions audacieuses et documentaires saisissants, la programmation reflète les luttes, les espoirs et l’incroyable talent des réalisatrices africaines.

 Deux jours de projections intensives

Les cinéphiles et professionnels du secteur sont attendus les 4 et 5 février pour découvrir cette mosaïque de regards. La sélection navigue entre différents univers : des traditions marocaines avec Chikha (Queen) de Zahoua Raji, à l’exploration des identités au Sénégal avec Sëyum Duudu de Ndèye Kane, sans oublier les hommages aux pionnières avec Sita Bella, la première d’Eugénie Metala.

Gros plan sur Dorcas Ganmagba : L’Amazone du Bénin

Au centre de cette compétition internationale, une figure porte seule les couleurs du pays hôte : Dorcas Ganmagba. Unique réalisatrice béninoise de cette sélection officielle, elle présente son documentaire poignant intitulé Les Chaînes du deuil.

Portrait d’une cinéaste engagée, Dorcas Ganmagba s’illustre par un cinéma de proximité, tourné vers les réalités sociales souvent passées sous silence. À travers ses œuvres, elle s’attache à déconstruire les tabous et à offrir une plateforme de réflexion sur la condition humaine et le poids des traditions.

Dans son film Les Chaînes du deuil, elle explore avec pudeur et profondeur le vécu émotionnel et les rites entourant la perte de l’autre. Son regard, à la fois analytique et empreint d’une grande sensibilité, confirme sa place de figure montante du cinéma documentaire béninois. En étant l’unique représentante locale, elle incarne cette nouvelle génération d’« Amazones » qui utilisent l’image comme un outil de transformation sociale.

Un rendez-vous incontournable

Sous l’impulsion de sa directrice Cornélia Glèlè, le FIFF Cotonou continue de s’imposer comme un laboratoire de talents. Au-delà des projections des 4 et 5 février, le festival sera ponctué de rencontres et d’échanges, culminant avec la remise des prix, dont la prestigieuse Amazone d’Or.

Rendez-vous à l’Institut Français de Cotonou pour soutenir la création béninoise et découvrir la puissance du regard féminin sur le monde.

TG

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