Ces demi-finales seront un duel, sans concession aucune, pour désigner qui, du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, aura la suprématie. Le hasard ne pouvant mieux faire, le tirage au sort a fait en sorte que les rencontres soient croisées, effectivement.
UN AIR DE REVANCHE
Le premier match mettra aux prises le Sénégal de Sadio MANÉ et l’Égypte de Mohamed SALAH. Tout le monde se rappelle la grande rivalité qui opposait les deux leaders de Liverpool et de leur équipe nationale respective. Les deux avaient mis Liverpool sur le toit de l’Europe. Et leurs équipes nationales en finale de la CAN 2022. Avec un double passage de témoin entre les deux monstres africains de l’époque. Le Sénégalais raflant son deuxième Ballon d’Or. A la suite de son pays qui remportait sa première CAN, au détriment de l’Égypte, en finale. Sadio MANÉ s’offrant même le luxe de marquer le tir au but vainqueur.
LES DEUX ÉQUIPES SE TIENNENT
L’Egyptien, malgré sa petite forme, a eu la bonne idée d’être au bon endroit pour marquer des buts décisifs (3) pour son pays. Le Sénégalais, lui, avec un seul but mais quatre passes décisives, s’est montré beaucoup plus en forme.
Quant aux équipes et jusqu’en 1/8 de finale, le Sénégal s’était montré plus rassurant que l’Égypte qui, lui, bégayait son football . Surtout face au Bénin où il n’a dû sa qualification qu’à la maladresse et la peur de gagner des Béninois.
Mais en 1/4 de finale, la tendance s’est complètement inversée Pendant que les Sénégalais livraient leur pire prestation face au Mali pourtant réduit très tôt à 10, les Egyptiens marchaient impitoyablement sur la Côte d’Ivoire qui, jusque-là, se présentait comme une véritable foudre de guerre.
L’ARBITRAGE DOIT DISSIPER LES DOUTES
La seconde demi-finale s’annonce des plus explosives. Sauf improbable le vainqueur de ce match pourrait remporter le trophée final.
D’un côté, le Maroc
Pays organisateur, il est évident qu’il bénéficiera du soutien massif et bruyant de son public. Et aussi, ce qui est à craindre, de l’influence que cela pourrait avoir sur les arbitres. Parce que ce sont eux qui, au final, pourraient plus influer sur le résultat final. Plus que les joueurs eux-mêmes.
Pourtant, l’équipe marocaine n’a besoin d’aucune entourloupe pour imposer son potentiel qui est énormissime. Comme je m’évertue à le dire et écrire, c’est l’équipe qui réunit toutes les exigences sportives pour remporter (Sa) CAN.
Ses joueurs, pour la majorité, ont une technique individuelle au-dessus de la moyenne. D’autres, comme HAKIMI et Brahim DIAZ sont nettement au-dessus. Pareil pour le gardien de but Yacine BOUNOU.
DE SUPERBES » EAGLES »
Méconnaissables durant les éliminatoires de la prochaine Coupe du Monde qui a vu la RDC les éliminer, Eric Chelle et ses joueurs se sont complètement métamorphosés cette CAN. Ce ne sont pas les Algériens qui diront le contraire, eux qui ont vu les SUPER EAGLES leur foncer dessus, comme les véritables oiseaux de proie qu’ils sont redevenus.
Avec Achraf HAKIMI qui semble avoir complètement récupéré de sa cheville et Brahim DIAZ qui est en train de faire un sacré clin d’œil au Real Madrid, les LIONS DE L’ATLAS auront tout intérêt à épaissir leurs crocs, et leur fourrure, pour se protéger des Griffes acérées de Victor OSIMHEN, Ademola LOOKMAN et leurs coéquipiers qui voudront leur dicter leur loi. Tout comme ils l’ont fait face aux FENNECS d’Algérie.
Mais il est vrai qu’un petit RENARD du DÉSERT (Fennec) est loin d’avoir l’envergure et la puissance d’un LION de L’ATLAS.
Entre Fauves et Rapaces, la joute sera sanglante. Et l’un y restera.
Malheureusement.
Béchir Mahamat
