Comme pressenti après le tirage au sort des poules, pour MAROC 2025, tous les favoris ont confirmé leur statut et répondu présent.  

LE MAGHREB N’EST PLUS DOMINATEUR

 Mais force est d’avouer que cela a été plus compliqué qu’il n’y paraissait. Parce que, quasiment, toutes les équipes ont progressé techniquement et tactiquement. Au point de réduire l’immense écart qui existait entre les équipes du Maghreb et celles au Sud du Sahara. Même si les premières se sont toutes qualifiées pour le second tour bien qu’elles ne soient pas assez nombreuses. Mais elles n’ont pas pu empêcher les grosses cylindrées subsahariennes de toutes se qualifier, en traitant d’égale à égale avec elles.

 Personne ne pourra prendre le risque, aujourd’hui, de designer le quatuor des demi-finales de cette CAN. A fortiori le vainqueur.

 LA NÉCESSITÉ VITALE DES CENTRES DE FORMATION

  Même si la RDC et le Cameroun avaient pointé du nez pour essayer de briser l’hégémonie de leurs rivaux du Maghreb, force est de reconnaître l’ordre des choses qui ont mené à cette réduction des écarts.

  Chronologiquement, le légendaire et défunt Salif Keita, premier Ballon d’Or africain, avait pris l’initiative de créer le premier Centre de Formation, en football, de l’Afrique de l’Ouest. C’était en 1993, au Mali. Ce centre de formation était assez éponyme, parce qu’il portait les initiales CSK. Du nom de son fondateur Centre Salif Keita.  D’autres ont pris le relais en créant d’autres centres. On continue de constater la progression du Mali dans les joutes internationales, tant en catégorie des jeunes qu’en équipe Senior.

  On voit aussi la qualité des joueurs du Burkina Faso, avec à la clé des Centres de Formation bien accompagnés et soutenus, à l’exemple de Salitas.

  Le Nigeria, qui avait dominé l’Afrique et le monde au niveau de la formation, est rattrapé et même dépassé.

 Au-delà des résultats observés dans tous ces pays, entre autres, c’est l’énorme compte bancaire de tous les joueurs issus de ces centres de formation.  Et aussi, l’amélioration de très sensible du quotidien de leur proches immédiats. Sans compter leurs investissements physique et financier pour soutenir ou créer des œuvres sociales pour soutenir leurs pays.

  LE BÉNIN DOIT S’INSPIRER DE DJAMBARS DU SÉNÉGAL.

 Parent pauvre de cette synergie qui nourrit ses voisins de la sous-région, le Bénin a, pourtant, une arme maîtresse sortie de ses entrailles. L’une des pierres angulaires de la création du célébrissime Centre de Formation : Diambars du Sénégal. Pour ne pas dire son instigateur ( lire l’interview qu’il a accordée à Afrique Football Média ).

 Il a renoncé à tous ses avantages à travers le monde, pour rentrer à son bercail originel. Il est Conseiller Spécial du Ministre des Sports qui utilise rationnellement ses compétences.

 Pas pour des résultats immédiats et hasardeux, mais pour la bonne structuration de tous les sports. Dans la perspective de succès pérennes.

Les autres disciplines l’ont compris. Il revient à la FEBEFOOT d’en faire autant. Sans émotion, mais avec le maximum de lucidité. Pour mieux exploiter les qualités intrinsèques qui existent. En grosses quantités.

 Ne dit-on pas :

 » Petit à petit, l’oiseau fait son nid « .

  » Ce sont les petites sources qui font les grands océans.

  Béchir MAHAMAT

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