La ville de Porto-Novo a abrité le week-end dernier, la phase finale du Championnat national de wushu 2025. Entre démonstrations de force et instants de grâce, les tatamis ont révélé de nouveaux visages et confirmé l’essor d’une discipline qui s’impose peu à peu dans le paysage sportif béninois.
Au championnat national de wushu 2025, disputé le week-end écoulé à Porto-Novo, l’ambiance, électrique et passionnée, a porté chaque combat. Juniors comme seniors ont rivalisé d’engagement, devant un public nombreux qui ne s’est pas contenté d’assister. Il a vibré à chaque projection, à chaque coup porté, à chaque mouvement exécuté avec élégance. En choisissant Porto-Novo comme hôte de cette finale, la Fédération béninoise de wushu (Fbw) a réussi son pari, celui de mettre en lumière des talents cachés et donner au public l’occasion d’embrasser une pratique encore trop méconnue.
Dans la rubrique sanda, la relève était en action. Ainsi, dans la catégorie féminine (-45 à -50 kg), Nougbodo Marie-Florinda, issue du club Shaolin Si San Couan, a survolé la compétition, devançant Adekoun Houfidath et Jossou Expérance. Chez les hommes, la jeunesse a pris la lumière. Les juniors Gangbo Samson et Dako Casiose se sont distingués par leur détermination et leur rigueur. Les seniors, eux, ont offert des affrontements d’un niveau technique remarquable, marqués par les victoires éclatantes de Sagbo Aubin et Abandé Borel.
Le Taolu, l’art du geste était aussi au menu du championnat. Le spectacle ne s’est pas limité aux combats de Sanda. Les épreuves de Taolu, qui allient esthétique et discipline technique, ont fasciné le public. Nougbodo Florinda a brillé une nouvelle fois en Jian Shu (épée), confirmant son statut de révélation. Du côté masculin, Boco Éric, Agodindh Angelo et Djessouho Igor Jean ont subjugué par leur précision et leur maîtrise, incarnant parfaitement l’esprit de cette pratique millénaire.
Un avenir ouvert sur le monde
La qualité de la compétition a suscité l’admiration de Christelle Assah, représentante du ministre des Sports. « Les jeunes talents m’ont réellement impressionnée », a-t-elle laissé entendre. Un sentiment partagé par la Fédération, dont le trésorier général, David Ataï Guèdègbé, a salué la progression générale. « Tous les athlètes ont élevé leur niveau. Nous voyons clairement que les jeunes s’approprient la discipline », fait-il savoir. Au-delà des distinctions et des trophées, cette édition 2025 a lancé un message clair, celui du wushu béninois qui regarde désormais vers l’international. Une délégation s’envolera bientôt pour le Brésil, avant les grands rendez-vous continentaux et mondiaux. Mais c’est surtout Dakar 2026, à l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse, qui concentre les ambitions. A travers ses champions, son encadrement engagé et le soutien affirmé des autorités, le wushu béninois écrit une nouvelle page de son histoire, celle d’une discipline en pleine ascension, portée par l’audace et l’énergie de sa jeunesse.
M.M.