L’Ong changement social a organisé à son siège à Abomey-Calavi, un atelier de renforcement des capacités au profit des OSC et de la CBDH pour la rédaction des rapports à mi-parcours de la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (Epu) du Bénin. Cette activité s’est tenue du 31 mars 2025 au 1er avril 2025.

De prononçant sur la nécessité d’une formation sur la rédaction de rapports en matière de droits humains, Josué Dohami, Responsable projet à l’ONG Changement social a fait savoir que c’est un outil, pour les organisations de la société civile pour pouvoir se rendre compte du suivi qu’elles font de la situation des droits humains au niveau national. « Donc, en tant qu’organisation de promotion et de défense des droits humains, élaborer un rapport alternatif, c’est une occasion très importante parce que ça permet aux organisations de la société civile de démontrer à la face du monde qu’elles font un travail de suivi, un travail de veille, sur les questions des droits humains au niveau national. Donc, c’est d’abord quelque chose qui relève de leur mandat et qui leur donne également de la crédibilité à l’égard des partenaires au niveau international, du système des Nations Unies, en tant que partenaire de promotion et de protection des droits humains », signifie-t-il.

L’objectif de cette activité, poursuit-il, c’est d’amener les Organisations de la société civile (Osc) qui ont participé à cette session, mais également les membres de la Commission Béninoise des droits de l’homme (Cbdh), à s’approprier les outils nécessaires pour l’élaboration d’un rapport alternatif à mi-parcours des recommandations de l’Examen périodique universel.

Quand on parle des recommandations de l’Examen périodique universel, « il faut rappeler que le Bénin, en janvier 2023, avait été examiné pour la quatrième fois. Et depuis juillet 2023, on est rentré dans la phase de mise en œuvre et de suivi de ces recommandations. Donc, plus de deux ans après, il est quand même attendu un point de la part de toutes les parties prenantes. Et la société civile, pour pouvoir faire ce point, doit élaborer un rapport à mi-parcours. Et donc, cette activité, c’était l’occasion de donner aux divers acteurs les outils pour la production d’un instrument très précieux, qui est un instrument de plaidoyer, un instrument de dialogue, déjà au niveau interne, mais également de plaidoyer, pour attirer l’attention des acteurs publics, surtout des partenaires techniques et financiers, sur le niveau de la mise en œuvre des recommandations que le Bénin a acceptées en 2023. Et de mettre en lumière les défis à relever, pour espérer qu’il y ait une remobilisation, un engagement au niveau de la part de toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre de ces recommandations. À la sortie de cette activité, nous avons vraiment le sentiment que les objectifs sont atteints », fait-il savoir.

« On a travaillé sur la préparation d’un rapport à mi-parcours sur la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel. Et donc, on a travaillé avec les représentants des Organisations de la société civile, mais aussi les délégués de la Commission béninoise des droits de l’homme, pour essayer de mettre en place les outils et les bonnes pratiques… On est là pour donner une expertise technique et on conseille sur la technique », ont laissé entendre les formateurs Claire Moretto et Élisée Sindayi.

« J’ai appris beaucoup de choses concernant l’élaboration des rapports. Cela va nous permettre de mieux élaborer nos rapports pour que les recommandations puissent être mises en œuvre…», confie la Chargée de projet de l’Ong Esam, Sidonie Cakpo. Pour Abdel Aziz Akambi, de la Commission béninoise des droits de l’homme, « ces deux jours nous ont permis de nous familiariser avec l’essentiel d’une rédaction des rapports, les règles particulières et éventuellement les subtilités qu’il faut maîtriser pour un bon exercice de ce rapport… Et cette formation nous en offre l’opportunité ».

Soulignons que l’exercice de renforcement de capacités se poursuit les 2 et 3 avec les acteurs du gouvernement. Le 4 se tiendront deux ateliers. Le premier atelier aura lieu dans la matinée et va regrouper les missions diplomatiques au Bénin. Dans l’après-midi, ce sera le tour de représentants de plusieurs ministères. Près d’une quinzaine de ministères sont invités à cette session sur le dialogue.

Cyrience Fifonsi KOUGNANDE

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