Le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) évolue à grands pas. Afin de se convaincre de l’évolution sans anicroches des travaux, la Cellule de suivi des projets de la Présidence de la République a effectué, ce jeudi 25 avril 2024, une visite sur les différents sites qui abritent les infrastructures en construction.

´Réduire les risques d’inondations dans les zones cibles de la ville de Cotonou et renforcer la planification, la gestion et la capacité de résilience urbaine à l’échelle de la ville’´. C’est l’objectif visé par le Papc. Projet phare du Programme d’actions du gouvernement (Pag), il couvre 34 bassins et sous bassins des 50 que compte la Ville de Cotonou. Comprenant la construction de collecteurs et de caniveaux, l’aménagement et pavage de rues, l’acquisition d’équipements pour la collecte de déchets solides, la reconstruction et l’équipement d’écoles et de laboratoires de type de centre de santé communautaire ; ce programme est, à la date du 31 mars 2024, à un taux d’exécution globale de 66,18%.

Ceci, après son démarrage en février 2020 et ce, pour une durée de mise en œuvre de six ans. Accompagnée de toutes les parties impliquées, la délégation de la Cellule de suivi des projets de la Présidence de la République est allée ainsi toucher du doigt l’évolution effective de ces travaux. Pour l’occasion, six sites ont été visités. Il s’agit en effet des bassins Y, Zb2, Sbis, Ww4, Pa3 et Aac. À chaque étape, les entreprises en charge des travaux et la mission de contrôle détaillent point par point les tenants et aboutissants de ces travaux ainsi que leur évolution.

À l’issue de cette tournée qui a duré plusieurs heures, le Coordonnateur du Papc n’a pas manqué de revenir sur ce qui se présente réellement sur le terrain en termes de réalisation. À l’entendre, les travaux financés par la Banque mondiale, la Bei et l’Afd sont à un taux d’exécution de 90% contre une évolution normale de ceux financés par la Bad et la Boad, qui ont démarré récemment. Pour Oswald Gangbo, les infrastructures construites sont d’une qualité à n’en point douter. « C’est des types de collecteurs en béton armé, de la voirie revêtue de pavés avec des caniveaux latéraux de part et d’autre.

Mais nous avons visité également les travaux du bassin de rétention avec une réalisation d’ouvrages qui s’adaptent vraiment à l’environnement. Nous avons conservé des enclaves pour permettre aux espèces qui s’y trouvent également de continuer à y être. Le type d’ouvrage réalisé dans les marécages s’adaptent aux petites déformations du sol. Donc, ils conviennent aux milieux marécageux où nous intervenons », a-t-il évoqué tout en rassurant quant à l’entretien et la maintenance.

J.G

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