Conseiller spécial, patron du Bureau d’analyse et d’investigation (Bai), cousin du chef de l’Etat, Johannes Dagnon était perçu comme le maître à penser du système Talon. Son limogeage a pris de court plus d’un. Du coup, on se demande si les cartes ne sont pas rebattues dans la perspective de la Présidentielle de 2026 ?

Rien n’est encore certain. Seulement, des informations font état d’un désaccord entre Patrice Talon et son désormais ex Conseiller spécial. Au nombre des griefs que Patrice Talon aurait contre son illustre cousin, l’activisme politique de ce dernier. Ces derniers jours, on a senti des mouvements en faveur d’une candidature de Johannes Dagnon à la Présidentielle de 2026. Sa proximité avec le chef de l’Etat laissait penser que cette ambition politique a certainement reçu la bénédiction du chantre de la Rupture. Ce qui plaçait alors Johannes Dagnon dans la peau du probable dauphin, depuis qu’on a su que c’est pour avoir pris fait et cause pour Olivier Boco que Homeky est sorti du gouvernement. Mais cette perception des choses avait en fait des limites que le limogeage de Johannes Dagnon vient mettre en lumière.

Si réellement, Patrice Talon tient à la réforme du système partisan, au point de ne pas voir d’un bon œil, selon ce qui se dit, une probable candidature d’Olivier Boco, la même chicotte devrait frapper Johannes Dagnon. Puisque tout comme Olivier Boco, on ne le connait pas comme militant de l’un ou l’autre des deux partis siamois se réclamant de Patrice Talon. Johannes Dagnon, candidat de l’Union progressiste Le Renouveau ou du Bloc républicain en 2026, serait perçu, dans l’opinion publique, comme un parachutage. Toute chose qui va à l’encontre de l’esprit de la réforme du système partisan prônée par Patrice Talon. Toujours s’exprimant sur la candidature d’Olivier Boco, Patrice Talon avait dit qu’il n’était pas un président qui fait la promotion de ses amis et proches. Johannes Dagnon devrait aussi s’inscrire dans ce registre.

Si on suit donc la logique Talon, à moins que tout ceci ne soit un stratagème politique, il n’était pas question que Johannes Dagnon soit alors le dauphin, ou l’un des plans pour le dauphinat. Ce n’est d’ailleurs qu’un tel fusible, pas très indispensable pour la préservation des acquis au-delà de 2026, qu’on peut sauter avec une telle facilité.

Mais alors, le cas échéant, l’homme providentiel de 2026 devra être un responsable ou un militant engagé et connu de l’un des partis siamois, l’Up-R et le Br.

M.M

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