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Menace sur la liberté de presse en 2023 : 779 journalistes ont connu la prison

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« Moyen de répression du droit à l’information, l’emprisonnement arbitraire de journalistes est monnaie courante dans nombre de pays. Près de 800 journalistes ont connu la prison cette année et près de 550 y passeront le début de l’année 2024. Près de la moitié d’entre eux sont détenus dans quatre pays : en Chine, en Birmanie, au Bélarus et au Vietnam » déplore Reporter sans frontières dans une récente publication. Selon l’organisation, 779 professionnels des médias ont connu la prison en 2023.

 

« 547 sont toujours en prison (ou assignés à résidence) dans 45 pays. Les peines prononcées cette année contre les journalistes varient d’une semaine à 20 ans de prison…L’emprisonnement des journalistes est une méthode de répression utilisée dans près de la moitié des pays du monde. Sur les cinq dernières années, au moins un journaliste a été détenu en raison de son travail dans 86 pays.

La Chine reste la plus grande prison du monde pour les journalistes – avec 121 reporters toujours détenus. Elle est suivie de la Birmanie (69), qui a de surcroît prononcé la plus lourde peine contre un professionnel des médias cette année en condamnant à 20 ans de prison le photojournaliste Sai Zaw Thaike, accusé notamment de “désinformation” et de “sédition”. 2023 a connu des peines d’emprisonnement record pour les femmes journalistes. Alors que depuis 2019, aucune femme journaliste n’avait été condamnée à plus de 10 ans de prison, 6 des 8 plus lourdes peines prononcées en 2023 concernent des femmes journalistes.

Elles sont victimes d’une répression terrible, notamment en Iran où Elaheh Mohammadi et Niloofar Hamedi ont été condamnées à 12 et 13 ans de prison, mais aussi au Bélarus, sous le régime autoritaire de Loukachenko, où les figures emblématiques du journalisme indépendant Maryna Zolatava, Lioudmila Tchekina et Valeriya Kastsiouhova ont écopé de peines allant de 10 à 12 ans d’emprisonnement, ou encore au Burundi, où Floriane Irangabiye, l’une des rares femmes journalistes détenues en Afrique subsaharienne, purge une peine de 10 ans de prison » renseigne Reporter sans frontières.

A.B

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