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Violences basées sur le genre au Bénin: Plus de 1000 plaintes déjà reçues par l’Inf

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L’édition 2023 de la campagne “16 jours d’activisme contre les Violences basées sur genre (Vbg)“ a été officiellement lancée samedi, 25 novembre 2023 à Cotonou. A l’occasion, un appel a été lancé afin de rompre le silence autour des Vbg au Bénin.

Selon l’Institut national de la femme (Inf), plus de 1000 plaintes ont été déjà reçues quant aux violences basées sur le genre au Bénin. Selon le quotidien du service public, au total 1010 plaintes ont été reçues par l’Institut national de la femme (Inf) depuis sa création en 2021, à la date du 25 novembre 2023. « Si nous recevons autant de plaintes, il faut imaginer toutes les femmes et les filles qui souffrent dans le silence. Cela justifie le fait qu’il est absolument nécessaire que nous investissions dans ce combat…Si nous avons reçu autant de plaintes, c’est parce que la parole s’est libérée.

Si nous avons reçu autant de plaintes, c’est aussi parce que beaucoup de personnes dénoncent et que le refus de subir les Vbg commence par devenir progressivement un réflexe », a affirmé la présidente de l’Inf, Huguette Bokpè Gnacadja. Notons que la campagne nationale intitulée ‘’16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (Vbg)’’ est initiée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles. L’édition 2023 se veut, par ailleurs, une campagne numérique, s’appuyant sur les acteurs de l’information et de la communication et de l’écosystème du web. Etant donné que les réseaux sociaux constituent à la fois un espace de libération de la parole et le lieu de violences à l’égard des femmes et des filles, il importe d’en tenir compte dans la sensibilisation. Il est donc question de marquer une certaine présence sur les réseaux sociaux pour « aller à la rencontre des cibles là où elles se retrouvent ».

L’hashtag #Amazones engagées contre les violences faites aux filles et aux femmes a été créé dans cette optique. A en croire Sandrine Platteau, ambassadrice de Belgique près le Bénin et porte-parole des Partenaires techniques et financiers (Ptf) du groupe Genre et Protection sociale, la violence en ligne peut arriver n’importe où, à n’importe qui et à n’importe quand avant d’évoquer quelques statistiques liées aux violences à l’égard des femmes et des filles sur les réseaux sociaux, dans le monde.

Au cœur de la campagne, plusieurs initiatives sont prévues. « Hommes, femmes artistes, web activistes, influenceurs, …, si nous voulons que cela change pour nos filles aujourd’hui et encore plus pour les générations à venir, que nos filles puissent s’épanouir en sécurité dans les quartiers, les écoles, les centres d’apprentissage, les marchés et même les maisons, nous avons tous un rôle à jouer, celui de briser le silence », a lancé la ministre des affaires sociales, Véronique Tognifodé. Quant aux partenaires techniques et financiers, ils ont renouvelé leur engagement à contribuer, aux côtés du gouvernement béninois, à instaurer un environnement protecteur pour les femmes et filles.

 

A.B

 

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