Étiquette : Politique

  • Conseil des ministres: Patrice Talon, la Der/ (L’heure de la jeunesse)

    Conseil des ministres: Patrice Talon, la Der/ (L’heure de la jeunesse)

    Ce mercredi 13 mai 2026, Patrice Talon a présidé son dernier conseil des ministres, au titre de président. L’investiture du président élu, Romuald Wadagni, étant prévu pour le dimanche 24 mai, c’était la dernière occasion pour le chef de l’Etat de dire ses adieux à ses collaborateurs. Patrice Talon a rendu ce moment solennel, plein d’émotions.

    Reconnaissance et gratitude étaient les maîtres mots de Patrice Talon. « Je voudrais surtout vous exprimer ma fierté, ma reconnaissance pour l’honneur que j’ai eu à servir le Bénin avec vous, avec beaucoup de passion, beaucoup d’engagement, beaucoup de foi. Le chemin n’a pas été facile, les défis étaient énormes, parfois même titanesques, mais nous avons donné le meilleur de nous-mêmes. Chacun a donné le meilleur de lui-même » a laissé entendre le président sortant. « Je voudrais vous dire merci, aux uns et aux autres, à ceux qui sont encore dans l’équipe gouvernementale mais qui sont en mission, à ceux qui ont quitté l’équipe gouvernementale entre-temps, mais qui, en leur temps de participation, ont également donné le meilleur d’eux-mêmes. Ce que nous avons fait est du mérite de nous tous, … » a poursuivi Patrice Talon.

    Reconnaissance du mérite de Wadagni

    Pour sa dernière adresse à l’équipe gouvernementale, Patrice Talon a rappelé pourquoi le choix a été porté sur Romuald Wadagni afin de poursuivre l’œuvre entamée. « …je voudrais à l’occasion saluer spécialement le président de la République élu pour le rôle qui a été le sien en notre sein, à l’admiration de nous tous, ce qui a d’ailleurs justifié notre choix de sa personne pour conduire la dynamique pour les prochaines années. Il a été un bon coéquipier pour nous, je crois qu’il est qualifié, et comme le peuple a reconnu, pour être le prochain capitaine de l’équipe gouvernementale du Bénin. C’est vraiment avec beaucoup de fierté, même d’émotion, que j’ai approuvé ce choix que les partis politiques ont fait pour vous confier notre destin commun. Nous avons l’assurance que vous saurez conduit dans notre destin commun avec encore plus de brio, plus de succès que ce que nous avons eu jusque-là. Le monde se construit par les générations qui se succèdent, et chaque génération est appelée à faire davantage, à faire mieux que les générations précédentes, donc je n’ai pas de doute que vous ferez encore mieux que moi, que vous conduirez une équipe qui sera capable de faire mieux que les autres en tant qu’équipe, pour porter le Bénin encore plus loin » a-t-il souligné.

    La loyauté des ministres d’Etat saluée

    Aînés du chef de l’Etat, les ministres d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et Pascal Iréné Koupaki ont été remerciés. « Merci aux aînés, aux ministres d’État Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Koupaki, pour leur dévouement, leur engagement, leur sacrifice à nos côtés depuis dix ans. Et leur implication a été pour nous de bénéfices incroyables. Ce sont mes grands frères qui ont eu pour moi une amitié qui ne s’est jamais essoufflée, qui ont eu, à l’égard de l’équipe, un engagement qui ne s’est jamais essoufflé, malgré l’âge, sauf que le moment est arrivé pour que nous ne passions à autre chose, nous qui avons un certain âge ».

    Hommage à Claudine Talon

    Le chef de l’Etat a aussi rendu hommage à sa femme, Claudine Talon, celle qui, à ses dires, l’a inspiré durant les 10 ans de gouvernance. « Avec vous, je voudrais exprimer quelque chose à l’endroit de quelqu’un qui n’est pas ici, qui n’a jamais été ici, mais qui m’a porté pendant les 10 ans. Mon épouse, Mme Talon Claudine. Elle n’a jamais été ici, mais elle a toujours été avec moi. Dans mon inspiration, mes décisions, ma santé, mon abnégation. J’ai exercé la fonction avec un engagement, mais elle a exercé la fonction avec moi. Elle m’a accompagné dans toutes mes décisions. Elle m’a conseillé dans toutes mes décisions. Et je crois que si j’ai un mérite, je lui dois. Donc notre équipe comportait également cette brave dame qui m’a donné tant. Et je voudrais lui faire ce témoignage ».

    L’heure de la jeunesse

    Patrice Talon croit en la capacité de la jeunesse de transformer les choses. C’est le message qu’il a voulu envoyer par le choix de Romuald Wadagni. Il l’a encore démontré, mercredi 13 mai, lorsqu’à la fin de ses adieux, un verre de champagne en main, il lança : « A la jeunesse, au Bénin ». Mais avant, il a souhaité que le prochain gouvernement soit à majorité composé de jeunes. « … mon souhait est que la nouvelle équipe, certainement beaucoup plus jeune, monsieur le président, nous voulons l’inspirer, que la nouvelle équipe soit dotée de l’énergie nécessaire et que ceux qui sont avec vous, qui ont peut-être encore un certain âge proche des nôtres, disposent encore d’une énergie nécessaire qu’il faut. Toujours est-il que, quels que soient ceux qui feront partie de votre équipe ici demain, je suis certain qu’ils seront bons, ils feront autant que les sortants que nous sommes.

    Bertrand HOUANHO

  • PND 2026-2035: Le Bénin ouvre officiellement un nouveau cycle de développement

    PND 2026-2035: Le Bénin ouvre officiellement un nouveau cycle de développement

    Le Bénin a franchi une étape majeure de son histoire de la planification ce mercredi 13 mai 2026. Réuni en Conseil des ministres sous la présidence du Chef de l’État, Patrice Talon, et co-présidé par le Président de la République élu, Romuald Wadagni, le Gouvernement a officiellement approuvé le Plan National de Développement (PND) 2026-2035, premier cadre décennal d’opérationnalisation de la Vision nationale « Bénin 2060 Alafia, Un Monde de Splendeurs ».

    À travers cette adoption, le Gouvernement béninois ouvre officiellement un nouveau cycle de développement fondé sur la continuité de l’action publique, la transformation structurelle de l’économie et une gouvernance stratégique inscrite dans le temps long.

    Le PND 2026-2035 constitue la première séquence opérationnelle de la Vision 2060 portée par le Président Patrice Talon. Il vise à consolider les acquis des réformes engagées depuis 2016 tout en préparant une nouvelle phase d’accélération économique, sociale et institutionnelle du pays. Ce document stratégique traduit la volonté de l’État béninois de dépasser la logique des politiques publiques fragmentées pour construire une trajectoire nationale cohérente, mesurable et durable.

    L’élaboration du PND a mobilisé l’ensemble du Gouvernement autour d’un exercice de planification inédit par son ampleur et son niveau d’intégration. Le document a été élaboré sous la coordination du Ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané, qui a assuré le pilotage stratégique, méthodologique et institutionnel du processus. À ses côtés, le Ministre de l’Économie et des Finances d’alors, aujourd’hui Président élu, Romuald Wadagni, a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration du document, notamment sur les dimensions macroéconomiques, financières et de soutenabilité budgétaire du Plan. Son implication a contribué à garantir la cohérence entre les ambitions de transformation portées par la Vision 2060 et les capacités réelles de financement de l’État.

    Cette synergie entre les différents secteurs a permis de produire un document à la fois ambitieux dans ses objectifs et rigoureux dans son cadrage économique. Le PND repose en effet sur des hypothèses de transformation structurelle appuyées par des projections macroéconomiques destinées à faire du Bénin une économie plus productive, plus industrialisée, plus résiliente et davantage inclusive.

    Le Gouvernement table ainsi sur une croissance économique moyenne de 7 % sur la période 2026-2035, portée par l’industrialisation, les infrastructures productives, le développement du tourisme, la modernisation agricole et l’économie des services. Le PIB réel par habitant devrait atteindre 1 163 700 FCFA constants, contre moins de 926 000 FCFA aujourd’hui. Le taux d’investissement devrait représenter près de 34 % du PIB tandis que le déficit budgétaire serait progressivement ramené à -0,3 % du PIB à l’horizon 2035.

    Le Plan prévoit également une transformation profonde de la structure de l’économie béninoise. La part du secteur industriel devrait dépasser 21 % du PIB, traduisant la volonté du Gouvernement d’accélérer la création de valeur locale et de réduire progressivement la dépendance aux activités à faible productivité. Le tourisme, identifié comme secteur stratégique, devrait voir sa contribution au PIB plus que doubler au cours de la décennie.

    Sur le plan social, le PND fixe des objectifs particulièrement ambitieux en matière d’inclusion et de capital humain. Le taux de pauvreté monétaire devrait reculer de 38,5 % à 21,9 %, tandis que l’indice de Gini serait ramené à 0,30 afin de réduire les inégalités sociales et territoriales. Le document prévoit également une forte amélioration des conditions de vie des populations à travers une hausse de l’espérance de vie à plus de 70 ans, le renforcement de la sécurité alimentaire, ainsi qu’une amélioration sensible de l’Indice de développement humain (IDH).

    L’éducation, l’employabilité des jeunes et le développement des compétences constituent également des axes centraux du nouveau cycle de développement. Le Gouvernement ambitionne notamment de faire passer la proportion des apprenants inscrits dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels de 7 % à 70 %, tout en réduisant fortement le sous-emploi et le chômage des jeunes.

    Le PND 2026-2035 accorde par ailleurs une place importante à la gouvernance, à la paix et au rayonnement international du Bénin. Le pays ambitionne d’améliorer son classement dans les indices internationaux relatifs à l’État de droit, à la perception de la corruption, à la liberté de la presse et à la paix mondiale. Le Plan prévoit également le renforcement du soft power béninois, la valorisation du patrimoine culturel national et le doublement du nombre de sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Décliné en 17 axes stratégiques prioritaires, le PND sera progressivement opérationnalisé à travers les futurs Programmes d’Actions du Gouvernement (PAG). Il servira désormais de référence à l’ensemble des politiques publiques nationales, sectorielles et territoriales. Tous les ministères ont contribué à son élaboration et seront mobiliés dans sa mise en œuvre, dans une logique de coordination renforcée et d’évaluation permanente des résultats.

    Le document s’inscrit enfin en cohérence avec les grands cadres internationaux et régionaux de développement, notamment les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, l’Agenda 2063 de l’Union africaine et la Vision 2040 de l’UEMOA.

    Avec l’adoption du PND 2026-2035, le Gouvernement béninois pose ainsi les fondations du prochain cycle de transformation du pays. Porté par le leadership du Président Patrice Talon, soutenu par le pilotage stratégique du Ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané et la contribution déterminante du Président élu Romuald Wadagni, ce nouveau cadre décennal marque l’entrée du Bénin dans une nouvelle phase de son développement : celle d’une transformation durable, structurée et pleinement assumée par l’État.

  • Assemblée nationale/10ème législature: Les députés conviés à un atelier d’immersion à Agoué

    Assemblée nationale/10ème législature: Les députés conviés à un atelier d’immersion à Agoué

    Les députés de la 10ème législature prennent part depuis ce mardi, 12 mai 2026 à un atelier d’immersion à Agoué. Le présent atelier qui se déroule jusqu’au jeudi, 14 mai 2026 permettra aux 109 députés de s’approprier les outils intellectuels et procéduraux indispensables à l’exercice efficace de leur mandat parlementaire.

    Trois jours durant soit du 12 au 14 mai 2026, les députés de la 10ème législature s’approprient les missions qui sont les leurs dans l’optique de mieux légiférer et contrôler l’action du gouvernement. Ceci, au détour d’une formation initiale qui se déroule à Agoué. De l’organisation politique, administrative et financière de l’Assemblée nationale à l’organisation des ressources humaines et les formations sans oublier les organes de formation continue et d’appui, les avantages et les sujétions des députés, le protocole et la diplomatie parlementaire ainsi que le groupe de sécurité de l’Assemblée nationale au service de l’institution parlementaire, les députés de la 10ème législature seront aguerris pour mieux exercer leur mandat.  Ce séminaire d’immersion se veut le socle d’une 10e législature focus pour de meilleurs résultats. Dans son mot de bienvenue, Christel-Fourier Donkpègan, Secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale a fait savoir que cette rencontre permettra aux 109 députés de s’approprier les outils intellectuels et procéduraux indispensables à l’exercice efficace de leur mandat parlementaire.

    Procédant à l’ouverture des travaux, le Président de l’Assemblée nationale Joseph Fifamin Djogbénou a situé le contexte qui sous-tend l’organisation de cet atelier. « Exercer un pouvoir, c’est le comprendre. Même si le règlement intérieur ne nous l’imposait pas, nous sommes appelés à répondre à ce à quoi la Nation nous convie d’agir et aux missions qu’elle nous donne le pouvoir d’exercer. Le contexte, qui est celui des grandes réformes républicaines que nous devons à la 9e législature, s’y prête, notamment en ce qui concerne l’importante modification de la Constitution qui a conduit à renforcer le socle institutionnel de notre pays… Désormais, nous ne sommes plus les seuls dans le processus législatif. Et, de ce point de vue, il était important pour nous-mêmes de comprendre ce dont il s’agit. Comprendre, c’est d’abord se connaître soi-même. Comprendre, c’est ensuite connaître les autres. C’est l’exercice que nous allons faire au cours de ces trois jours de conclave », a martelé le Président de l’Assemblée nationale avant de souligner que désormais le mandat de toutes les institutions est de 07 ans.

    « Nous sommes le Parlement. Nous ne sommes plus seuls. Nous ne sommes plus seulement l’Assemblée nationale, mais le Parlement. Quel en est le contenu ? Les missions ont-elles changé ? Sans doute. Mais comment allons-nous les exercer ? Se connaître, c’est ensuite connaître le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Nous, députés, sommes dans un périmètre administratif qui agit sur l’exercice de notre mission, qui constitue le moyen d’exercice de nos fonctions. Se connaître, c’est aussi connaître le processus législatif. L’une des missions importantes de l’Assemblée nationale, c’est de produire la loi, c’est de fabriquer la loi. Mais comment fabriquons-nous la loi dans le contexte d’aujourd’hui, avec le règlement intérieur dont nous disposons ? Se connaître, c’est aussi se renseigner, se former sur le contrôle de l’action gouvernementale. Comment exercer ce pouvoir de contrôle dans le contexte que je viens de décrire ?… Dans le processus législatif, nous ne sommes plus seuls. À droite, nous avons le Conseil économique et social, qui est un partenaire stratégique de l’Assemblée nationale au regard de la modification de sa loi organique. À droite, nous avons le Sénat, qui est la 2e chambre du Parlement de notre pays et dont les attributions sont aussi importantes. Il nous importe de mieux connaître le Sénat. C’est notre premier devoir. Nous ne pouvons pas mieux nous connaître sans mieux connaître le Sénat. Et puis, en hauteur, il y a le gouvernement. Nous connaître, c’est donc savoir comment nous allons exercer notre attelage avec le gouvernement. Nous avons la Cour suprême, la Cour constitutionnelle. Ces institutions, en leur représentation, passeront devant nous. Les autres, ce sont aussi nos partenaires stratégiques, les représentations internationales dans les actions qu’elles développent au profit des citoyens béninois et dont nous devons tenir compte des intérêts dans le contexte national et international actuel. Les autres, ce sont aussi le système des Nations Unies. Il importe que les députés comprennent les programmes que nous développons avec ces systèmes-là », a déclaré le Président Joseph Djogbénou. Notons que l’atelier prend fin ce jeudi, 14 mai 2026.

    A.B

  • Appels à la libération des détenus politiques et adhésion populaire à la vision: Wadagni ou l’espoir d’une nation réunifiée

    Appels à la libération des détenus politiques et adhésion populaire à la vision: Wadagni ou l’espoir d’une nation réunifiée

    Le Bénin est dans une période particulière. Une fin de mandat et la promesse d’un nouveau régime, et donc d’un changement à partir du 24 mai 2026. Pour le président sortant, Patrice Talon, les ovations pour le bilan en infrastructures, en réformes osées. On voit désormais un Bénin sur les rails du développement et cela est à son actif. Mais pour que tout soit parfait, un ultime geste est attendu, la libération des détenus « politiques », le retour des exilés pour un Bénin apaisé et réunifié. Mais au fur et à mesure qu’il égrène ses derniers jours, les espoirs de voir ce vœu exaucé s’estompent. Alors les regards se tournent vers le président élu.

    C’est désormais vers lui que vont les vœux d’une décrispation de la tension politique. Romuald Wadagni est celui par qui les Béninois veulent retrouver cette joie de vivre ensemble. L’adhésion populaire à sa cause n’en est qu’une illustration. Nicéphore Soglo, dont le fils aîné est en exil, les centrales et confédérations syndicales qui ont toujours demandé l’apaisement de la tension politique et sociale, les partis d’opposition comme le Gsr, le Nfn ont tous appelé à voter pour Romuald Wadagni. Intrinsèquement, ils espèrent que le nouveau président fera un geste en ce sens. Et il n’y a pas que les centrales syndicales qui le souhaitent.

    M.M

  • Conseil national extraordinaire: Le parti Les Démocrates réaffirme son ancrage dans l’opposition républicaine

    Conseil national extraordinaire: Le parti Les Démocrates réaffirme son ancrage dans l’opposition républicaine

    Le parti Les Démocrates a tenu, samedi 9 mai 2026, une session extraordinaire de son Conseil national au siège du parti à Fifadji, à Cotonou, sous la présidence de Nourénou Atchadé. À l’issue des travaux, les responsables du parti ont adopté une déclaration finale marquée par une réaffirmation claire de leur statut de formation politique d’opposition après l’élection présidentielle remportée par Romuald Wadagni.

    Réunis autour du thème « Défis structurels et perspectives du Parti Les Démocrates face aux nouvelles exigences constitutionnelles », les membres du Conseil national ont longuement examiné les implications de la récente réforme constitutionnelle ainsi que les orientations futures du parti dans le nouveau contexte politique béninois.

    Dans leur déclaration finale, les responsables du parti ont rappelé que Les Démocrates demeurent officiellement enregistrés comme parti d’opposition auprès du ministère de l’Intérieur depuis avril 2022. Une position que le Conseil national a voulu réaffirmer « solennellement » après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle du 12 avril 2026.

    Une opposition « républicaine, constructive et vigilante »

    Le parti estime que la vitalité démocratique du Bénin passe nécessairement par l’existence d’une opposition crédible et structurée. Dans cette logique, Les Démocrates annoncent leur volonté d’assumer une opposition qu’ils qualifient de « républicaine, constructive et vigilante ».

    Selon la déclaration adoptée à Cotonou, le parti se dit disposé à soutenir toutes les initiatives du nouveau pouvoir susceptibles de favoriser le progrès économique, social et institutionnel du pays. Toutefois, il prévient qu’il dénoncera toute décision qu’il jugerait contraire aux intérêts de la Nation, aux libertés publiques ou aux principes de bonne gouvernance.

    À travers cette posture, Les Démocrates semblent vouloir se positionner comme une force politique capable d’exercer un contrôle démocratique tout en évitant une opposition systématique. Une orientation qui intervient dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions constitutionnelles relatives à la « trêve politique » et au « pacte de responsabilité républicaine ».

    Les nouvelles exigences constitutionnelles au cœur des débats

    Une large partie des échanges du Conseil national a porté sur l’interprétation des nouvelles dispositions de la loi constitutionnelle du 17 décembre 2025 modifiant la Constitution béninoise.

    À l’issue du séminaire organisé sur cette question, le parti a estimé que les activités statutaires des partis politiques restent autorisées durant la période de trêve politique. Les responsables des Démocrates considèrent également que la critique de l’action gouvernementale demeure compatible avec les nouvelles règles constitutionnelles, à condition qu’elle soit formulée dans un esprit responsable et accompagnée de propositions alternatives crédibles.

    Le Conseil national a aussi évoqué la possibilité d’un cadre permanent de concertation politique entre le gouvernement et les partis politiques, notamment sous l’égide du futur Sénat prévu par les réformes institutionnelles en cours.

    Pour le parti, ces mécanismes pourraient contribuer à renforcer le dialogue politique et à prévenir les tensions dans la vie publique nationale.

    Appel à la responsabilité des militants

    Dans sa déclaration finale, le Conseil national a invité l’ensemble des militants, responsables et sympathisants du parti à respecter les nouvelles dispositions constitutionnelles dans un esprit de responsabilité républicaine et de préservation de la stabilité nationale.

    Le parti a également réaffirmé sa disponibilité au dialogue politique avec le nouveau gouvernement, conformément à une résolution adoptée le 22 mars 2026. Ce dialogue, précisent les responsables des Démocrates, devra s’inscrire dans le respect de l’État de droit, des principes démocratiques et des intérêts du peuple béninois.

    Cette session extraordinaire apparaît ainsi comme une étape importante dans la réorganisation stratégique du parti après l’élection présidentielle.

    Thomas AZANMASSO

  • Relation bilatérale Inde-Bénin: Abhishek Singh porteur d’une invitation à Wadagni

    Relation bilatérale Inde-Bénin: Abhishek Singh porteur d’une invitation à Wadagni

    L’Ambassadeur Abhishek Singh est en visite au Bénin dans le cadre 4ᵉ Sommet du Forum Afrique–Inde qui se tiendra le 31 mai 2026 à Bharat Mandapam, en Inde. Il espère voir à ce forum, qui réunira plusieurs chefs d’Etat africains, le président Romuald Wadagni.

    Journaliste : Quelles sont vos premières impressions en foulant le sol béninois ?

    Abhishek Singh : Je suis très excité de revenir au Bénin, un pays avec lequel nous avons d’excellentes relations et je suis arrivé pour un objectif bien précis.

    Quel est cet objectif ?

    Vous le savez certainement, l’Inde accueillera le 4ᵉ Sommet du Forum Afrique–Inde le 31 mai 2026 à l’emblématique centre de congrès Bharat Mandapam. Le premier ministre indien Narendra Modi a donc, dans ce cadre invité le président béninois et nous serons très sincèrement honorés de l’avoir aux côtés de l’Inde pour ce grand évènement. Je sais que le nouveau président élu prêtera serment le 24 mai prochain et je brule d’impatience de pouvoir faire ce voyage avec son Excellence Romuald WADAGNI qui sera déjà installé dans ses fonctions de Président de la République.

    Quelles sont les promesses de ce sommet IAFS IV ?

    Ce 4è sommet est un sommet très important parce qu’il arrive après une interruption de 10 ans. L’IAFS IV sera un forum de haut niveau au cours duquel plusieurs chefs d’Etats et de gouvernements d’Afrique feront le déplacement sur New Dehli pour discuter avec leadership au sujet des questions de sécurité, les questions politiques et économiques. Ils parleront également du développement des partenariats notamment en ce qui concerne les relations bilatérales entre le Bénin et l’Inde.

    Au soir du  4è sommet du forum IAFS IV, y aura-t-il une feuille de route ?

    Certainement. Lorsque les leaders se rencontrent. Ils discutent autour de la vision Afrique-Inde  et prennent des engagements. Lorsque nous parlons de l’Afrique de l’Ouest, lorsque nous parlons des pays de la CEDEAO, le Bénin est un pays très important pour nous. Nous sommes très heureux de pouvoir inviter votre nouveau président à ce sommet.

    Pourquoi le Bénin est si important pour vous ?

     Le Bénin a beau être très loin de l’Inde, si vous observez depuis les indépendances jusqu’à nos jours nos deux Etats ont eu d’excellentes relations bilatérales et diplomatiques. Et nous sommes particulièrement fiers du Bénin qui a tenu récemment des élections démocratiques et pacifiques. Vous savez, je représente un pays qui a la plus large démocratie au monde et voir que la démocratie en Afrique de l’Ouest est particulièrement ancrée au Bénin, c’est vraiment un plaisir.

    Ce forum s’adresse-t-il également aux hommes d’affaires, aux entités éducatives ou plutôt se focalise -t-il uniquement sur les chefs d’Etats ?

    Il y aura plusieurs rencontres à ce rendez-vous historique. En marge du sommet, nous aurons le dialogue économique, et plusieurs hommes d’affaires béninois ont été invités pour prendre part à ce sommet grâce aux diligences faites par le consul honoraire de l’Inde à Cotonou, M. Gobind B Manglani. Lui-même indien étant un homme d’affaires prospère résidant au Bénin depuis environ 30 ans. Il y a plusieurs autres indiens qui ont fait du Bénin leur pays qu’ils appellent affectueusement leur terre natale. Ils contribuent également au développement de l’économie nationale et bien sûr, le Bénin leur a offert une hospitalité légendaire.

    A quelques jours de ce sommet, avez-vous un message important à délivrer aux parties prenantes ?

    En cette période de grands bouleversements mondiaux, il nous faut avoir une approche pragmatique et coopérative avec tous les pays du continent africain. C’est une importante ouverture lorsque la plus grande démocratie au monde s’invite sur un continent avec de grandes promesses, certainement les plus grandes de tous, pour construire ensemble un futur rayonnant.

  • Baromètre Matin Libre (du 17 Avril au 23 Avril 2026)

    Baromètre Matin Libre (du 17 Avril au 23 Avril 2026)

    En Hausse

    Les Amazones Beach handballeuses

    Elles sont championnes d’Afrique au 1er championnat d’Afrique seniors des Nations de Beach handball tenu à Lomé au Togo. Telles de vraies Agodjiés, les Amazones Beach handballeuses ont défié tous les obstacles dressés sur leur chemin pour se hisser au firmament de la discipline sur le continent. 2e derrière le Togo, son adversaire en finale, après la phase de groupe, la sélection béninoise a réalisé une performance extraordinaire pour s’offrir le graal. Menées 11-15, à la fin de la première partie, les Amazones ont renversé la vapeur 14-10 lors de la 2e partie pour s’ouvrir les portes des shoots out. Là, Amazones et Éperviers se sont neutralisées 3-3 à l’issue de la 1ère partie avant la « mort subite » où le Bénin a réussi 4 tirs contre 3.

    Théodore Holo

    L’absence manifeste du bureau du Sénat, telle que stipulée par la Constitution révisée, aura-t-elle d’incidence sur la validité du serment de Romuald Wadagni ? Lors d’une sortie médiatique, dimanche 3 mai 2026, l’ancien président de la Cour constitutionnelle Théodore Holo a souligné que l’absence du bureau du Sénat à la prestation de serment de Romuald Wadagni ne saurait invalider ladite prestation. Le constitutionnaliste rappelle que, juridiquement, c’est le président de la Cour constitutionnelle qui reçoit le serment et en garantit la validité. « La présence des autres institutions, dont le Sénat, relève davantage du protocole que d’une exigence fondamentale » a-t-il laissé entendre.

    Sacca Lafia

    La Commission Électorale Nationale Autonome (Céna) fait le tri du matériel électoral en vue de sa bonne conservation. Lampes torches, encres à tampon, encreurs, marqueurs à encre indélébile, coton, dissolvants, cachets de vote ou cachets spéciaux à lettres, cachets d’identification et d’authentification des postes de vote, stylos à bille, pots de colle, bâtons de craie blanche, marqueurs permanents, ficelles d’emballage, chasubles et rideaux d’isoloirs… Autant d’équipements issus des kits de postes de vote, qui peuvent être réutilisés lors de prochains scrutins, seront conservés. L’idée, c’est de réduire le coût des prochaines élections.

    Ihsane Adjanohoun

    En France, à Bourg-de-Péage, le karaté a vibré, samedi 02 mai 2026, au rythme des championnats de France juniors de combat individuel. Lors de cette compétition, le Béninois Ihsane Adjanohoun s’est imposé dans la catégorie des + de 76 kg. Le pensionnaire du club de Saint-Brice a livré une prestation sans faille. Combat après combat, il a imposé sa puissance et sa maitrise technique ne laissant aucune ouverture à ses adversaires. Une démonstration de force qui lui a permis de s’adjuger la médaille d’or dans la catégorie des + de 76kg.

     

    En Baisse

    Samuel Akindès

    Le Chef du 12e arrondissement de Cotonou, Samuel Akindès, est déposé à la maison d’arrêt de Cotonou. Il serait impliqué dans une affaire d’abus de fonction. Arrêté le 1er mai 2026 par la Brigade économique et financière, il a été écouté, mardi 5 mai 2026, par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). A l’issue de son audition, Samuel Akindès est placé sous mandat de dépôt en attendant sa comparution prochaine.

    Médias

    Le Bénin a connu une chute drastique au dernier classement de Reporter sans frontières sur la liberté de presse. Avec un score de 47, 39 points, le pays que dirige Patrice Talon chute de 21 places pour s’établir au 113e rang mondial. Ce recul traduit une crise de croissance où les responsabilités s’entremêlent entre pouvoir public, faîtières des médias et organes de presse. Rsf pointe du doigt un climat de peur dans lequel les médias préfèrent occulter les sujets sensibles.

    Apcb

    Sur le marché du bâtiment, le prix du ciment a flambé ces dernières semaines. Une spéculation sauvage s’est installée sans aucune justification officielle. Dans un communiqué, l’Association des producteurs de ciments au Bénin (Apcb) a tenté de rassurer les consommateurs. Elle soutient qu’aucune augmentation n’a été enregistrée au niveau des usines sans préciser à combien la tonne de ciment est cédée. L’Apcb se contente d’appeler les distributeurs au respect des prix en vigueur sans annoncer aucune représailles pour les commerçants véreux.

    Eric Houndété

    Dans la guerre de succession à la présidence du parti d’opposition Les Démocrates qui l’oppose à Nourénou Atchadé, le camp Eric Houndété a perdu. Mercredi 29 avril 2026, le Tribunal de première instance de Cotonou a donné raison au camp Atchadé. Dans son délibéré, la juridiction a validé les arguments développés par le camp Atchadé, confirmant la légitimité de leur position dans le différend soumis à son appréciation.

  • Après son investiture le 24 mai prochain: Le 1er  Gouvernement de Wadagni au cœur des spéculations

    Après son investiture le 24 mai prochain: Le 1er  Gouvernement de Wadagni au cœur des spéculations

    A quoi doit-on s’attendre pour son premier acte de gouvernance en sa qualité de Président de la République, la formation du 1er gouvernement du septennat de Romuald Wadagni ? Après l’investiture, le dimanche 24 mai 2026, les regards seront tournés vers ceux qui auront la confiance du chef de l’État élu. Sur la question, les spéculations vont bon train. Plusieurs schémas possibles sont envisagés. Mais la continuité prônée par le candidat Wadagni n’étant pas un vain mot, d’aucuns estiment qu’il faut s’attendre à un gouvernement plus technocrate que  politique, comme c’est le cas pendant les 10 ans de Patrice Talon.

    Il y a certes beaucoup de gens dans le rang, mais très peu seront appelés à servir le pays à ce niveau de responsabilité. Le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut sera de mise. S’il est possible de revoir certaines têtes du gouvernement actuel, il est aussi possible que l’ossature soit revue de fond en comble. Certainement avec beaucoup de nouvelles têtes, des gens qui ne sont pas forcément connus de la majorité des Béninois mais qui disposent d’une expertise certaine dans leur domaine de compétences. Et c’est sur ces nouvelles têtes que les projetteurs seront braqués. Les Béninois voudront savoir leur parcours, où ils étaient et quels sont les faits d’armes à leur actif pour qu’ils méritent la confiance du chef de l’État. Pour ce premier acte, le Président devra frapper les esprits.

     Côté politique, il ne serait pas impossible de voir se perpétuer le poste de ministres conseillers destiné à certains leaders politiques pour leur capacité à faire la promotion du nouveau régime auprès des populations. La possibilité pourrait être donnée aux partis Up-R et BR de faire la promotion des cadres méritants. Mais de tous les schémas envisageables, seul le Président aura le dernier mot et il sait combien les attentes sont grandes.

    M.M

  •  Prestation de serment de Wadagni: La Cour règle un dernier détail ce jour

     Prestation de serment de Wadagni: La Cour règle un dernier détail ce jour

     (Théodore Holo en éclaireur ?)

    Le Bénin attend impatiemment l’investiture du président élu, Romuald Wadagni. Alors que tout se met en place pour faire de la date du 24 mai 2026, un événement exceptionnel, une ombre pointe au tableau, la présence quasi impossible du bureau du Sénat à la cérémonie de prestation de serment, telle que stipulée par l’article 53 de la loi constitutionnelle modifiée en décembre 2025.

    L’article 53 de la Constitution modifiée en décembre 2025 dispose que « le serment est reçu par le président de la Cour constitutionnelle, devant les autres membres de ladite Cour, l’Assemblée nationale, les bureaux du Sénat, de la Cour suprême et de la Cour des comptes ». Le Sénat n’étant pas encore installé, et tout indiquant qu’il ne le sera pas avant le 24 mai prochain, des questions émergent. D’aucuns se demandent si le serment prononcé, en l’absence du bureau du Sénat sera valable ?

     Lors d’une sortie médiatique, dimanche 3 mai 2026, l’ancien président de la Cour constitutionnelle a donné son point de vue. Annonçant que le Sénat, dont il est membre de droit, sera installé probablement en juin, après l’investiture du Président élu, Théodore Holo soutient que l’absence du bureau du Sénat à la prestation de serment de Romuald Wadagni ne saurait invalider ladite prestation. Le constitutionnaliste rappelle que, juridiquement, c’est le président de la Cour constitutionnelle qui reçoit le serment et en garantit la validité. « La présence des autres institutions, dont le Sénat, relève davantage du protocole que d’une exigence fondamentale » a-t-il laissé entendre. Dans son argumentaire, Théodore Holo a évoqué plusieurs précédents historiques au Bénin, notamment des cas de report ou d’annulation de prestation de serment pour non-respect du texte ou du contenu du serment, et non pour des questions liées à la présence institutionnelle.

    La question tranchée par la Cour ce jour

    Comme si l’éclairage du constitutionnaliste, de surcroit ancien président de la Cour constitutionnelle, ne suffisait pas pour rassurer les uns et les autres, la question fait objet d’un recours devant la Haute juridiction. En effet, par une lettre datée du 28 avril 2026 et enregistrée au secrétariat de la Cour constitutionnelle, Midomiton Précieux Noël Dagan a saisi la haute juridiction d’un recours visant à constater l’impossibilité matérielle de réunion du bureau du Sénat pour la prestation de serment du Président de la République élu. Face à cette situation, la Cour annonce que ces membres se réuniront en audience plénière spéciale ce mardi 5 mai 2026 à 15h sous la présidence du Pr Cossi Dorothé Sossa. Objectif : examiner le recours déposé et se prononcer sur la validité de l’argument avancé par Midomiton Précieux Noël Dagan. La réponse des juges constitutionnels sera donc déterminante pour la suite du processus.

    On n’imagine pas la Cour aller dans un autre sens que celui déjà donné par Théodore Holo. Seulement, la décision de la Cour donnera un cachet officiel à ce qui est déjà admis dans la conscience collective, le fait que l’absence du bureau du Sénat n’entache en rien la validité du serment qui sera prononcé par le président élu. La décision de la Cour aura le mérite de mettre fin à ce débat. Les regards seront alors uniquement tournés vers la cérémonie très attendue de prestation de serment, laquelle investit le nouveau président dans ses attributs.

    Bertrand HOUANHO

  • Alternance au sommet de l’Etat: Nicéphore Soglo salue « un acte profondément fort » de Talon

    Alternance au sommet de l’Etat: Nicéphore Soglo salue « un acte profondément fort » de Talon

    DÉCLARATION DU PRÉSIDENT NICÉPHORE SOGLO PORTANT HOMMAGE AU PRÉSIDENT PATRICE TALON

    Béninoises,

    Béninois,

    Chers compatriotes.

    Au terme de l’élection présidentielle du 12 avril 2026, les institutions en charge du processus électoral, la CENA et la Cour Constitutionnelle, ont proclamé le duo porté par Romuald WADAGNI, vainqueur du scrutin.

    Oui Romuald WADAGNI et non Patrice TALON, puisque sur le bulletin unique réalisé par la CENA pour l’élection du 12 avril 2026, le nom du Président TALON n’a été mentionné nulle part, preuve inéluctable du respect de la parole donnée par le Chef de l’État de ne pas briguer un 3ème mandat.

    Je m’en réjouis personnellement et l’en félicite au nom de tout le Bénin. Et je lui souhaite la bienvenue dans le cercle très restreint des anciens présidents. Car, il y a bien une vie après la Marina. Et qui mieux que moi, Nicéphore Dieudonné SOGLO pour le marteler !

    En effet, en février 2025, à la parution de mes mémoires, Vers le Miracle béninois. L’épreuve du pouvoir et de la démocratie, Christophe Boisbouvier de RFI, m’a demandé lors d’un entretien si le Président Patrice TALON allait faire un 3ème mandat ?

    Ma réponse, a été sans ambiguïté : « Seul, il choisira son destin…». Mon point de vue a été diversement apprécié par une certaine opinion.

    En effet, dans le cadre de la décrispation politique amorcée en 2022, le Président Patrice TALON et moi, avions convenu de nous rencontrer souvent.

    À chacune de nos rencontres, le Président Patrice TALON, n’a cessé de me confier qu’il ne fera pas un 3ème mandat. Et à chaque fois, ma réponse n’a jamais varié : « Seul, tu choisiras ton destin…».

    En s’interdisant de briguer un 3ème mandat dans un contexte politique africain où la question du pouvoir à vie divise de nombreux pays du continent, la décision du Président Patrice TALON, au-delà des limites constitutionnelles, apparaît comme un acte profondément fort.

    Ce choix fort, essentiellement démocratique, loin d’être banal, mérite d’être salué. Car il s’inscrit dans la continuité de l’histoire de notre pays le Bénin, depuis la Conférence nationale de février 1990, continuité comme une leçon de gouvernance et de responsabilité envers le peuple, seul détenteur du pouvoir souverain.

    En s’interdisant un 3ème mandat, le Président Patrice TALON érige le Bénin en un modèle de gouvernance responsable, car ce renoncement démontre une vision claire, celle d’un dirigeant conscient que le pouvoir n’est qu’un service et non un privilège perpétuel au gré d’ambitions personnelles.

    L’élégance de la décision du Président TALON est forte et laisse une indéniable trace dans l’histoire, celle du respect de la parole donnée.

    L’histoire ne retient pas toujours ceux qui ont voulu durer, mais elle n’oublie jamais ceux qui ont su partir à temps, comme je l’ai fait, en 1996.

    Par ce geste, Monsieur le Président TALON, vous entrez dans le cercle des vrais bâtisseurs de traditions républicaines en Afrique.

    Que votre exemple, Monsieur le Président Patrice TALON inspire des générations d’acteurs politiques africains.

    Que votre nom reste associé à une nouvelle manière de gouverner, celle où la grandeur ne se mesure pas à la durée au pouvoir, mais à la qualité réalisations et des décisions prises.

    Monsieur le Président Patrice TALON, je vous souhaite une bonne retraite politique.

    Président TALON, cher fils, je vous souhaite un joyeux anniversaire.

    Vive le Bénin

     Je vous remercie.

    Fait à Cotonou,

    le 1er Mai 2026

    Nicéphore Dieudonné SOGLO

    Ancien Président de la République

    Ancien Maire de la ville de Cotonou

    Vice-Président du Forum des Anciens Chefs d’États et de Gouvernements d’Afrique,

    Créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson MANDELA