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Liguidi Syntiche sur ‘’Président d’un jour’’ : «La pauvreté a grimpé Sous Talon»

Liguidi-Syntiche

Dernier numéro de votre rubrique ‘’Président d’un jour’’ de cette année scolaire. C’est déjà les vacances, période au cours de laquelle, votre rubrique aussi connaît une pause.  Et, c’est la toute ronde Liguidi Syntiche Dona qui ferme la boucle. Retenez pour l’essentiel que, sous la Rupture, la pauvreté a grimpé. C’est ce qu’affirme, en effet, cette adolescente de 16 ans…Jeudi ! Bienvenue dans le verbatim !

Matin Libre : madame la présidente, nos lecteurs aimeraient vous connaître davantage.

La présidente Liguidi Syntiche : Je m’appelle Liguidi Syntiche Dona. J’ai 16 ans, je suis en seconde au collège Ceg de Godomey. Mon papa s’appelle Liguidi Blaise, il est revendeur de produits pétroliers. Maman est une revendeuse de pagne, chaussures, produits cosmétiques, etc. J’ai deux frères et une sœur. J’aime beaucoup regarder les feuilletons, les films, et j’aime aussi suivre beaucoup la radio parce que je réserve toujours un temps d’écouter la radio, parce que la manière dont les journalistes présentent et tout ça, ça m’inspire beaucoup quoi. J’aimerais être une journaliste. J’aurais aimé la radio que la télé, parce qu’à la radio, la personne n’a pas besoin de se faire voir mais à la télé, je pense que ceux qui sont présentés à la télé, ils ont une tâche très difficile quoi ! Ils n’ont pas l’erreur de faire des fautes.J’aime le riz accompagné de la sauce, n’importe laquelle. J’aime beaucoup le fromage et le poisson. J’aime un peu le sport.J’aime la gym.

Depuis la semaine dernière, les candidats aux divers examens composent. Ceci, bien évidemment après des mois de grève ! Quels sont vos sentiments ?

Bon, on a fait deux mois de grève. Cet examen qui a eu lieu, c’est une grande chance pour les élèves parce que, à cause de cette grève selon moi, j’ai cru que l’année serait blanchie, mais on ne pouvait pas blanchir l’année parce que il y aura beaucoup de pertes au niveau des écoles privées, parce qu’il y a des parents d’élèves qui ont investi beaucoup d’argent pour les enfants. Donc, on ne pourrait pas gâter l’année quoi.Les syndicalistes ont donc décidé de sauver l’année en sauvant les examens. Donc, moi, j’ai vu que c’est une grande chose…Selon moi, ils ont pu sauver l’année parce qu’avec tous les problèmes qu’il y a dans le pays, au moins, au moins, on ne pouvait pas laisser l’année blanchir quoi.

Quelle est votre analyse sur la situation socio-économique que traverse le Bénin actuellement ?

Tout le monde traverse cette période parce que franchement on dit que Talon est venu, il a tout bouleversé et consort. Même-moi, j’ai vécu ça avec mes parents. Il y a des fois il n’y a pas les clients qui viennent, on vient on ouvre la boutique, on reste là jusqu'à et on revient à la maison comme ça. Donc, cette affaire-là, c’est partout.Selon moi, le gouvernement a pu investir beaucoup d’argent là où il ne devrait pas investir. Il y a des choses dans lesquelles on pouvait s’intéresser quoi, mais ils ne se sont pas intéressés à ça. Ils se sont mis dans les choses simples alors que le pays avait besoin des choses. Par exemple, ils disent maintenant à cause de cette rupture-là, ils veulent encore supprimer la vente des produits pétroliers. Avant, il y avait beaucoup de commerce, les étudiants se donnaient à fond, les commerçants, mais aujourd’hui-là, on constate que les taux de vente ont beaucoup rabaissé. C’est comme si quand Talon est venu, c’est vrai, le pays n’était pas comme il était, ça fait beaucoup aggraver la situation…Par exemple, la vente des médicaments. Dans ce domaine, il y avait beaucoup de gens qui s’en sortaient beaucoup parce qu’ils gagnaient beaucoup d’argent. C’est vrai, ce n’est pas une bonne chose mais à cause de cette suppression, franchement, les gens sont rentrés dans la pauvreté. Il y a aussi le maire de la commune de Cotonou, ils ont organisé aussi les casses des boutiques, ils ont balayé les villes quoi. Ces dégâts aussi ont entrainé beaucoup de choses. Ça a entraîné la pauvreté, les gens n’ont plus de place pour vendre quoi.Selon moi la pauvreté a grimpé sous Talon.Le débat de l’interdiction des sachets plastiques m’a beaucoup bouleversé. Selon moi, le sachet plastique ne peut pas disparaître parce que macaroni, savon, tous les produits qu’on consomme sont donnés dans les sachets. C’est vrai le sachet cause beaucoup de dégâts; ils doivent dire qu’ils vont seulement interdire le sachet noir parce que c’est grave pour la santé, ça crée des ordures.

Que préconisez-vous alors madame la présidente ?

Selon moi, il y a des jeunes qui souffrent de manque d’emploi. Créer des associations pour des prêts, donner la liberté aux femmes d’exercer des activités. Au moins, comme ils ont organisé des déguerpissements et consort, ramener la population à pouvoir encore s’installer dans les lieux et dans les normes quoi, parce qu’ils ont promis beaucoup de choses après ce déguerpissement. Ils ont dit qu’ils vont encore rebâtir des boutiques mais cela n’a pas été le cas quoi. Donc, moi, j’aimerais que le gouvernement construise des boutiques dans les lieux conformes pour les populations. Parce que ce déguerpissement a beaucoup entraîné la faille et les gens n’ont plus des terrains sur lesquels ils peuvent vendre leurs produits et consort. Comme ils ont refusé aussi la vente des médicaments et consort, donner aussi le goût à ces habitants de pouvoir réfléchir à d’autres activités quoi, créer des entreprises pour donner des emplois aux jeunes, parce que si on met 100% d’étudiants, il y en a au moins 70% qui n’ont pas d’emploi mais qui ont du potentiel en eux. Talon, il est venu c’est vrai, il a réalisé des choses, mais à cause des déguerpissements, des lois bizarres, il a amené un peu la faillite, il a un peu bouleversé les activités des populations et consort. Mais en temps de Yayi, il y avait du désordre mais au moins, les activités allaient bien. Il n’y avait pas beaucoup de rigueur mais, s’il y a un peu de rigueur et le peuple dit non là, au moins, il comprend quoi. Ils sont trop rigoureux, ils aiment trop la rigueur.Le gouvernement Talon, ce qui m’a impressionné, c’est qu’ils ont stocké les produits, les médicaments et autres. Au temps de Yayi, franchement, il y avait des médicaments par ci par là. C’est des médicaments que quand tu bois, tu te sens drogué, ce n’est pas bon pour la santé. Mais l’essence-là, ça ne fait rien non? Donc ce débat-là, franchement, ils ne peuvent pas gagner. Selon moi, ça va diminuer mais ça ne va jamais partir.

Parlant justement de ce débat, comment votre famille a-t-elle accueilli l’interdiction de l’essence frelatée ? Qu’en dites-vous ?

J’étais à la maison un jour, maman est venue à la maison inquiète. Elle dit : ils vont interdire la vente de ces produits pétroliers. Moi, je n’ai pas cru, parce qu’au temps de Yayi Boni, il dit, il va interdire ça, il va faire ça, il va faire ça mais, il ne gagne jamais quoi. Moi, je n’ai pas pris de l’importance à ça quoi. Papa aussi est venu, il a dit la même chose. Un jour, j’ai allumé la radio, ils ont dit ça, que la loi a été votée mais, ça n’a pas encore été promulguée. Donc, ça m’a mis un peu en soucis, je me suis diteehh…C’est à cause de ce boulot que on mange, on se divertit, on nourrit la famille et consort.Si on quitte ce travail-là, qu’allons-nous faire? Je me suis dite ça quoi. Papa aussi a dit que ça ne pourrait pas être possible, parce que souvent, ils disent que quand le 1er août veut venir là, c’est ça le gouvernement, ils mettent cette information pour pouvoir faire peur aux gens. C’est ça, il a depuis l’enfance, depuis quand il a commencé par dépenser, c’est la seule activité qu’il mène. Donc moi, je ne vois pas ce qu’il fera encore…Regardez les produits frelatés; dans beaucoup de pays par exemple au Gabon, Cameroun,là-bas, l’essence est beaucoup chère…Nous sommes à côté du Nigéria, je crois qu’on doit bénéficier de cela.Cette activité a permis à beaucoup de personnes de se réaliser. C’est vrai, nous n’avons pas le droit d’occuper les voies et consort mais, au moins, nous pouvons rester chez nous sans créer de dégât quoi. Parce que l’essence à l’air libre ça peut créer beaucoup de dégâts.

Un mot sur le rejet de l’amendement de la constitution le jeudi dernier, un deuxième revers !

Non, je ne maîtrise pas le sujet.

Nous y voilà madame la présidente ! Nous sommes à la fin de notre entretien. A présent, votre mot de la fin.

J’ai été heureuse d’être avec vous. J’ai trouvé bon les questions que vous m’avez posées, ça été mon avis par rapport à tout cela. On dit que les cinq doigts ne sont pas les mêmes. Il y a beaucoup de gens qui diront le contraire mais, c’est ce que moi je pense de toutes les questions que vous m’avez posées.
 
Réalisation : Cyrience KOUGNANDE
Transcription :Zakariahou ALHOUSSEINI (Stag)

Dernière modification levendredi, 13 juillet 2018 06:13
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