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Société

Commune de Bembèrèkè : Direct Aid apporte de l’eau à Kpébéra

Direct-Aid

Petit village de la commune de Bembèrèkè, Kpébéra fait partie des localités du Bénin où l’eau potable est encore un luxe. Préoccupé par la souffrance des populations à se procurer le précieux liquide, le Directeur général des douanes et droits indirects, s’est rapproché de l’Organisation internationale Kowéitienne Direct-Aid Bénin pour solliciter son intervention dans ce village. C’est chose faite depuis, jeudi 19 avril 2018 où le Directeur de l’Antenne Borgou-Alibori de Direct Aid, ‘’Al Houda’’, Abdélali Baggar, a procédé à l’inauguration d’une adduction d’eau villageoise (Aev) en présence du Maire de la Commune de Bembèrèkè, Salihou Mifoutaou Sambo, du colonel des douanes Charlemagne Binazon et d’une délégation  de la Fondation Claudine Talon.   

Les populations de Kpébéra peuvent désormais étancher leur soif avec de l’eau potable. Erigée sur quatre poteaux, l’infrastructure inaugurée possède deux tanks d’une capacité de 3000 litres avec un dispositif de rechargement automatique pouvant accroître la capacité jusqu’à 12 000 litres par jour. Elle est alimentée par une installation photovoltaïque composée de 6 panneaux pour équipements solaires de 100 watt, de 2 batteries de 100 watt, d’un convertisseur de 2000 watt, d’une pompe de 1,5, etc.

Cette cérémonie d’inauguration vient concrétiser le vœu cher des populations d’avoir accès à l’eau potable. La joie qui se lisait sur les visages en dit long. Pour le Chef de village de Kpébéra, Karim Chabi Bata, c’est un grand jour pour la population de Kpébéra car il marque la fin de tant d’années de calvaire. Il sera appuyé par la représentante des femmes Saratou Séïdou pour qui, celui qui donne l’eau, donne la vie. Le maire de la commune de Bembèrèkè, tout en remerciant aussi bien le facilitateur que Direct Aid Bénin, les exhorte  à poursuivre cet engagement au service de sa communauté en vue de la réalisation d’autres infrastructures.  « Population de Kpébéra ! Cette adduction d’eau villageoise fait désormais partie de votre patrimoine. Prenez-en soin avec amour et délicatesse », a laissé entendre le Directeur de l’Antenne Borgou-Alibori de Direct Aid, ‘’Al Houda’’, Abdélali Baggar.

B.H

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Fronde sociale : Hypothétique reprise des cours ce jour

eleves

(Les enseignants désavouent et destituent les deux porte-paroles du Front)
Ce jour, jeudi 26 avril 2018, élèves, écoliers, et enseignants devraient reprendre les chemins de l’école après les congés de pâques qui ont duré deux semaines. Reprendront-ils ou pas les cours ? La question mérite d'être posée quand on sait que depuis plus de trois (16 janvier 2018), l'école publique béninoise fait face à un débrayage qui inquiète plus d'un. Et pour cause. Avant même les congés derniers, deux suspensions suivies d’appels à la reprise des cours par des syndicats ont été enregistrées. Mais sur le terrain, c’est la désobéissance.  Dans un premier temps,  ce fut des syndicats de l'Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp). Quelques semaines plus tard,  certaines centrales et confédérations, en l’occurrence la Csa Bénin, la Csub et la Cgtb leur emboitent le pas. Et, pas plus tard que le lundi 23 avril dernier,  et ce dans une confusion et une contestation générale, ce sont des responsables du Front des trois ordres de l’enseignement, regroupant plus d’une cinquantaine de syndicats, qui ont levé la motion de grève de 96 heures du Front,  après large concertation et large adhésion de la base, ont-ils clamé tout en demandant à leurs collègues enseignants et aux élèves de reprendre le chemin de l’école ce jour pour renouer avec les cours. Le calendrier scolaire a même subi déjà un réaménagement puis rendu public. Mais à l'allure où vont les choses, on peut, sans risque de se tromper, dire que le mouvement de débrayage dans l'enseignement depuis trois mois est loin de s'estomper puisque visiblement, le mot d’ordre des responsables du Front n’a pas reçu un écho favorable dans le rang des enseignants. Le cinglant désaveu de ces derniers n’a d’ailleurs pas tardé.

Réunis hier mercredi 25 avril 2018 à la Bourse du travail, ces enseignants de la maternelle, du primaire, et du secondaire, ont exprimé leur désapprobation face à la décision de la levée de la motion. Un acte qu’ils qualifient de «trahison».  
 
Pethos et Adadja déchargés, la grève se poursuit…

Toujours au cours de la rencontre d’hier, ces enseignants remontés ont décidé du sort des porte-paroles Roméo Pethos et Jean Adadja. Ces deux leaders du Front ont été purement et simplement destitués puis remplacés par Patrice Sènou et Cyrille Lissanou. Une nouvelle motion de grève prend effet à compter de ce jeudi. Cependant, le Front se dit prêt à renouer avec les classes mais exige d’abord, la rétrocession des défalcations opérées ; la prise d’un seul arrêté qui consacre les 28 000 F Cfa comme prime annuelle de documentation ; l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire, et du secondaire ; la résolution des problèmes administratifs et financiers auxquels sont confrontés les différentes catégories d’enseignants de la maternelle, du primaire, et du secondaire ; l’amélioration des conditions de vie et de travail des vacataires à travers la prise du nouvel arrêté qui régit leur recrutement et leur emploi, et qui consacre l’augmentation du taux horaire de vacation. Il faut souligner, par ailleurs, que des marches pacifiques de protestation sont prévues dans certains départements du pays pour ‘’faire entendre raison’’ au gouvernement. Au regard des faits, nul doute que cette reprise des cours s’annonce hypothétique. Les prochaines heures voire jours, pourraient mieux nous édifier.

C.K

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Affaire Laurent Mètongnon et consorts : Gouvernement et Procureur ont violé la Constitution

Laurent-Metongnon

Dans l’affaire Laurent Mètongnon et consorts, la procédure engagée ne respecte pas totalement la Constitution du 11 décembre 1990. Certains actes pris par le gouvernement et le Procureur de la République près le Tribunal de première instance (Tpi) de Cotonou violent la loi fondamentale selon la Cour constitutionnelle. Dans sa décision Dcc 18-098 du 19 avril 2018, la Cour a en effet montré que le Procureur de la République Ulrich Gilbert Togbonon a méconnu l’article 35 de la Constitution dans la procédure engagée contre Laurent Mètongnon et consorts. A en croire la Cour, le Procureur de la République n’aurait pas accompli sa fonction «avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l'intérêt et le respect du bien commun». Pour elle, lorsque le Procureur de la République décide de poursuivre des inculpés en procédure de flagrant délit, il est tenu de faire comparaitre les mis en cause immédiatement à l’audience la plus proche devant la juridiction de jugement statuant en matière de flagrants délits, c'est-à-dire dans les heures qui suivent et qui, en aucun cas, ne peuvent excéder soixante-douze (72) heures ouvrables. Or, Laurent Mètongnon accusé d’être impliqué dans une affaire de placement de fonds de la Cnss à la Banque internationale Bénin (Bibe) contre une commission occulte de plusieurs millions de F Cfa avait été placé en détention provisoire pendant plusieurs semaines avant d’être présentés au juge. La Haute juridiction juge également contraire à la Constitution le compte-rendu du Conseil  des ministres n°36/2017/Pr/Sgg/Cm/Oj/Ord du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2 relatif  au rapport de vérification  de versement des commissions occultes à des dirigeants  de la Caisse nationale de sécurité sociale. Les Sages soulignent qu’en publiant dans un communiqué de Conseil des ministres un rapport dans lequel certains dirigeants de la Cnss ont été cités et identifiés comme responsables d’actes de gestions frauduleuse et ayant bénéficié de ces faits après des investigations, sans s’être assuré qu’ils ont été entendus au cours desdites investigations, le gouvernement n’a pas respecté les droits de la défense des mis en cause.  

Les mis en cause bientôt élargis?    

Cette décision de la Cour constitutionnelle montre fondamentalement que la procédure judiciaire conduite depuis novembre 2017 est viciée. Les droits de la défense et le principe du contradictoire ont été violés. Une décision qui renforce la position des  amis et camarades de lutte du syndicaliste Laurent Mètongnon ; des gens continuent de clamer l’innocence de l’ancien président du Conseil d’administration de la Cnss. Ils récupéreront incessamment l’arrêt de la Haute juridiction afin de maintenir la pression sur la justice. Laurent Mètongnon et les autres inculpés vont-ils recouvrer la liberté? La justice se résoudra-t-elle à les poursuivre sous convocation? Ce qui est certain, le juge en charge du dossier n’aura plus désormais la même sérénité pour conduire le procès en cours. La décision de la Haute juridiction influencera sans doute son office. Sur le terrain en tout cas, les pressions se poursuivront.    

Mike MAHOUNA   


VOICI L’INTEGRALITE DE LA DECISON DE LA COUR

La Cour constitutionne Ile, Saisie d’une requête du 28 novembre 2017 enregistrée à son secrétariat le 29 novembre 2017 sous le numéro 1969/324/REC, par laquelle Monsieur Serge Roberto PRINCE AGBODJAN forme un recours en contrôle de constitutionnalité du comportement des officiers de Police judiciaire en service à la Brigade économique et financière (BEF) en charge du dossier de Monsieur Laurent METONGNON du 04 décembre 2017 enregistrée à son secrétariat le 06 décembre 2017 sous le numéro 2015/328/REC, par laquelle Monsieur Robert Mathieu FIOVI forme un recours contre le procureur de la République près le tribunal de première Instance de Cotonou pour violation de la Constitution et de l’article 402 du code de procédure pénale du Il décembre 2017 enregistrée à son secrétariat le 12 décembre 2017 sous le numéro 2048/333/REC, par laquelle Monsieur Irené Sèna SOSSA forme un « recours contre la Brigade économique et financière et le parquet du tribunal de première Instance de Cotonou pour détention illégale de Monsieur Moussa ALASSANE KEMOKO et violation de la Constitution ... » ;  du 12 décembre 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 2049/334/REC, par laquelle Madame Mazourath Ayoka SESSINOU forme un « recours pour arrestation et détention arbitraires de Monsieur Moussa ALASSANE KEMOKO en violation des droits de la défense et de la présomption d’innocence » ; du 13 décembre 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 2054/335/REC, par laquelle Monsieur Moussa ALASSANE KEMOKO K. forme un « recours contre la Brigade économique et financière et le procureur de la République près le tribunal de première Instance de Cotonou pour garde à vue et détention arbitraires» ; du Il décembre 2017 enregistrée à son secrétariat le 14 décembre’ 2017 sous le numéro 2063/347/REC, par laquelle Messieurs Laurent METONGNON et Moussa Jérémie MORA forment un recours pour inconstitutionnalité du relevé du Conseil des ministres  du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2 relatif au rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et au rapport de l’Inspection générale des Finances; du Il décembre 2017 enregistrée à son secrétariat le 15 décembre 2017 sous le numéro 2067/338/REC, par laquelle Monsieur Célestin Coovi AHONON forme un recours pour inconstitutionnalité du rapport de vérification de versement de commissions occultes à des dirigeants de la Caisse nationale de la Sécurité sociale (CNSS) et du relevé du Conseil des ministres du 02 novembre 2017 du 18 décembre 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 2075/342/REC, par laquelle Monsieur Efoué Eric ADJIKOU forme un recours en inconstitutionnalité de la conférence de presse des ministres de l’Economie et des Finances et de la Justice et de la décision du procureur de la République dans la gestion de l’affaire CNSS ;du 26 décembre 2017 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 2124/356/REC, par laquelle Monsieur Richard Djidjoho GBENOU forme un recours contre le procureur de la Rêpublique près le tribunal de première Instance de première classe de Cotonou pour violation des articles, d’une part, 17 et 35 de la Constitution, d’autre part, 7 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples; du 02 janvier 2018 enregistrée à son secrétariat lefo 3 janvier 2018 sous le numéro 0004/001/REC, par laquelle Monsieur Efoué Eric ADJIKOU introduit à nouveau un recours contre le president du tribunal de première Instance de première classe de Cotonou pour violation de la Constitution; du 16 janvier 2018 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0091/026/REC, par laquelle les députés Comlan Léon AHOSSI, Valentin Agossou DJENONTIN, Yaya GARBA et Jean-Marie ALAGBE forment un recours pour inconstitutionnalité de la détention de Messieurs Laurent METONGNON, Abdou YOUSSAO, Edouard ADEGOKE, Moussa ALASSANE KEMOKO, Jérémie Moussa MORA et Célestin AHONON; du 21 février 2018 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0393/075/REC, par laquelle Messieurs Laurent METONGNON, Célestin Coovi AHONON, Saliou YOUSSAO ABOUDOU et Alabi Edouard ADEGOKE sollicitent de la haute Juridiction un traitement diligent des différents recours dont elle est saisie;
VU la Constitution du Il décembre 1990 ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU le règlement intérieur’ de la Cour constitutionnelle; Ensemble les pièces du dossier;
Ouï Madame Marcelline-C. GBEHA AFOUDA, Messieurs Zimé Yérima KORA-YAROU et Akibou IBRAHIM G. en leur rapport; Après en avoir délibéré,

CONTENU DES RECOURS

Considérant que Messieurs Laurent METONGNON et Moussa Jérémie MORA exposent: « ••• I- LES FAITS: A l’occasion du Conseil des ministres du 02 novembre 2017, le ministre de l’Economie et des Finances a présenté au Conseil des ministres le compte rendu d’un rapport relatif à une présumée vérification de versement de commissions occultes à des dirigeants de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS). Selon le relevé, du 13 juin au 1er juillet 2016, la Banque internationale du Bénin (BI BE) aurait fait l’objet d’une mission de vérification globale de l’Union monétaire Ouest africaine (UMOA). Les résultats de cette vérification auraient révélé que les dirigeants de la CNSS ont souscrit à des Dépôts à Terme (DAT) auprès de la BIBE contre le versement de commissions à leur profit . Le relevé ajoute que, saisie du dossier, 1’ Inspection générale < des Finances (IGF) aurait procédé à des investigations complémentaires dont les conclusions sont que: - à partir de 2008, la BIBE s’est trouvée confrontée à des difficultés qui ont amené la Commission bancaire de l’UMOA à décider, le 13 décembre 2011, du retrait de son agrément. Les autorités béninoises compétentes ont cependant obtenu du Conseil des ministres de l’UMOA, en mai 2012, de placer l’établissement sous administration provisoire, tout en lui conservant l’agrément ; en dépit de cette situation, le directeur général de la CNSS au moment des faits a décidé, en complicité avec le Conseil d’administration de la structure, de souscrire ou de maintenir auprès de la BIBE des Dépôts à Terme (DAT) ; - au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, plus de dix-sept milliards cinq cent millions (17.500.000.000) F CFA ont été placés auprès de ladite banque en difficulté; il s’est avéré que cette décision a été prise contre le versement de commissions d’un montant de soixante-onze millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille sept cent trente-sept (71.994.737) F CFA au profit des dirigeants de la CNSS. Pour conclure, le relevé du Conseil des ministres indique que «L’analyse des placements effectués, au regard de la situation financière inquiétante de la banque, montre que les dits placements ne l’ont été que dans le seul intérêt inavoué des dirigeants de bénéficier des dites commissions au détriment des assurés sociaux, à savoir, les travailleurs et retraités, ainsi que de l’Etat. Ces situations mettent en évidence l’intention malveillante des dirigeants concernés qui n’ont pas hésité à exposer les ressources des travailleurs et des retraités en effectuant des DAT dans le seul .but de recevoir en contrepartie des commissions occultes. Ces opérations de placement hasardeux, dans une banque déclarée en difficulté par la Commission bancaire, ont mis en danger l’épargne des cotisants, ce qui aurait pu hypothéquer le paiement des pensions à des milliers de retraités». En appréciant ce compte rendu, le conseil des ministres aInstruit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des dirigeants de la CNSS, au moment des faits, qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de ces commissions occultes et/ ou autorisé lesdits placements. Il s’agit, notamment, de. Monsieur Laurent METONGNON, président du Conseil. d’administration, Monsieur Célestin AHONON, directeur général.de la CNSS et Monsieur Moussa Jérémie MORA, directeur financier.. . » ;

Considérant qu’ils développent: « II- LES MOYENS : A- Sur la violation du droit à la défense: l’article 7. l.c) de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples énonce: ‘’Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend: c) Le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix ... « En l’espèce, le relevé du Conseil des ministres, le rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et le rapport de l’Inspection générale des Finances ont incriminé les mis en cause, les nommés Laurent METONGNON, Célestin AHONON, Moussa Jérémie MORA et autres, en leur imputant des actes de gestion frauduleuse et la perception de commissions dites occultes, sans qu’à aucun moment lesdits mis en cause aient été invités à faire leurs observations sur les faits à eux reprochés. Il s’ensuit que le principe du contradictoire et, subséquemment, les droits de la défense consacrés par l’article 7.l.c) de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Constitution ont été violés... Il échet alors que la haute Juridiction déclare que le relevé du Conseil des ministres du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2, le rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et le rapport de l’Inspection générale des Finances sont contraires à la Constitution. B- Sur la violation de la présomption d’innocence: l’article 7.1.b) de la Charte africaine des droits de l’Homme et  depeuples stipule: «Toute personne a droit à ce que sa cause soit e9’tendue’. Ce droit comprend: b) Le droit à la présomption d’innocence, jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction compétente». De même, l’article 17 de la Constitution . énonce : «Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée Innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public durant lequel toutes les garanties nécessaires à sa libre défense lui auront été assurées». Il résulte de ces deux dispositions que la présomption d’innocence, qui peut être définie comme» la règle fondamentale gouvernant la charge de la preuve en vertu de laquelle toute personne, poursuivie pour une infraction est, a priori, supposée ne pas l’avoir commise, et ce, aussi longtemps que sa culpabilité n’est pas reconnue par un jugement irrévocable, principe qui implique qu’elle doit être acquittée au bénéfice du doute par la juridiction de jugement si sa culpabilité n’est pas démontrée, et que pendant l’instruction elle-même, elle doit être tenue pour non coupable et respectée comme telle», est un principe cardinal du droit constitutionnel positif béninois ... En l’espèce, il ressort bien du relevé du Conseil des ministres reprenant, à ses dires, les termes de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et ceux du rapport de l’Inspection générale des Finances, que le directeur général de la CNSS en complicité avec le Conseil d’administration a commis des actes de gestion frauduleuse et perçu des commissions occultes. Il s’ensuit que ces différents actes affirment la culpabilité des dirigeants de la CNSS ... alors même que leur culpabilité n’a pas’ encore été prononcée par une juridiction où toutes les garanties d’un procès équitable leur auraient été accordées. Par conséquent, le relevé du Conseil des ministres du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2, le rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et le rapport de l’Inspection générale des Finances ont violé le principe de la présomption d’innocence et, subséquemment, la Constitution ... » ; Considérant qu’ils poursuivent: « C- Sur la violation du principe d’égalité : l’article 26 alinéa 1er de la Constitution dispose que «L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale ... «. Ce principe général également consacré à maintes reprises par la Cour constitutionnelle veut que toutes les personnes relevant de la même situation soient soumises au même traitement sans discrimination.      En l’espèce pourtant, à l’occasion de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA, du rapport de l’Inspection générale des Finances et du relevé du Conseil des ministres ... du 02 novembre 201 7, bien que leurs accusateurs aient été auditionnés sur les faits à eux reprochés, Messieurs Laurent au cours d’un procès public durant lequel toutes les garanties nécessaires à sa libre défense lui auront été assurées». Il résulte de ces deux dispositions que la présomption d’innocence, qui peut être définie comme» la règle fondamentale gouvernant la charge de la preuve en vertu de laquelle toute personne, poursuivie pour une infraction est, a priori, supposée ne pas l’avoir commise, et ce, aussi longtemps que sa culpabilité n’est pas reconnue par un jugement irrévocable, principe qui implique qu’elle doit être acquittée au bénéfice du doute par la juridiction de jugement si sa culpabilité n’est pas démontrée, et que pendant l’instruction elle-même, elle doit être tenue pour non coupable et respectée comme telle», est un principe cardinal du droit constitutionnel positif béninois ... En l’espèce, il ressort bien du relevé du Conseil des ministres reprenant, à ses dires, les termes de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et ceux du rapport de l’Inspection générale des Finances, que le directeur général de la CNSS en complicité avec le Conseil d’administration a commis des actes de gestion frauduleuse et perçu des commissions occultes. Il s’ensuit que ces différents actes affirment la culpabilité des dirigeants de la CNSS ... alors même que leur culpabilité n’a pas’ encore été prononcée par une juridiction où toutes les garanties d’un procès équitable leur auraient été accordées. Par conséquent, le relevé du Conseil des ministres du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2, le rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA et le rapport de l’Inspection générale des Finances ont violé le principe de la présomption d’innocence et, subséquemment, la Constitution ... » ; Considérant qu’ils poursuivent: « C- Sur la violation du principe d’égalité : l’article 26 alinéa 1er de la Constitution dispose que «L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale ... «. Ce principe général également consacré à maintes reprises par la Cour constitutionnelle veut que toutes les personnes relevant de la même situation soient soumises au même traitement sans discrimination.      En l’espèce pourtant, à l’occasion de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA, du rapport de l’Inspection générale des Finances et du relevé du Conseil des ministres ...

du 02 novembre 2017, bien que leurs accusateurs aient été auditionnés sur les faits à eux reprochés, Messieurs Laurent METONGNON et consorts n’ont jamais été auditionnés sur les mêmes faits. Il y a par conséquent rupture d’égalité à leurs dépens. Il échet par conséquent que le rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA, le rapport de II Inspection générale des Finances et le relevé du Conseil des ministres du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2 soient déclarés contraires à la Coristitution. » ; qu’ils concluent: « Il y a par conséquent rupture d’égalité à leurs dépens. Il échet par conséquent que le rapport de la mission de vérification de la Commission bancaire de l’UMOA, le rapport de l’inspection générale des finances et le relevé du Conseil des ministres ... du 02 novembre 2017 en son point 2.4.2, soient déclarés contraires à la Constitution» ; Considérant qu’ils joignent à leur requête une copie du compte rendu du Conseil des ministres du 2 novembre 2017 ; Considérant que Monsieur Moussa K. ALASSANE KEMOKO, quant à lui, affirme: « •• .1- LES FAITS : ... Le placement des fonds à la CNSS est une opération qui a toujours existé et consiste à déposer les cotisations versées dans les institutions financières en vue de leur sécurisation et à bénéficier des intérêts pour assurer le . bon fonctionnement de la CNSS. Le rapport de la Commission bancaire n’a d’ailleurs pas relevé le caractère illégal de l’opération, mais plutôt le bénéfice de rétro-commissions pour certains dirigeants ... De façon pratique, ce sont les banques elles-mêmes qui font des offres de placement et proposent des taux d’intérêt à la CNSS. C’est ainsi que ces offres sont affectées au Directeur financier et comptable (DFC) pour étude et avis. Le DFC, au regard des disponibilités sur les comptes courants, rend compte des résultats de son étude au directeur général. Celui-ci réunit le comité de 1er niveau (composé du directeur général, du directeur de l’audit interne et de l’inspection, du directeur financier et comptable et du chef du .service de la trésorerie et des placements) pour étudier les différentes propositions à soumettre au Conseil d’administration, seule instance de décision et qui constitue le 2ème niveau de décision. En ce qui me concerne, après avoir, en ma qualité de directeur général intérimaire de la CNSS, réuni toutes les informations relatives aux offres financières de toutes les banques, j’ai introduit une communication au Conseil d’administration avec la proposition de mettre la somme d’un milliard (1.000.000.000) FCFA en DAT pour une durée de douze (12) mois au taux d’intérêt de 6,4% avec possibilité de retrait des fonds avant échéance, sans préavis et sans frais. Cependant, le Conseil d’administration a décidé de porter ma proposition d’un milliard (1.000.000.000) FCFA à la somme de trois milliards (3.000.000.000) FCFA à la BIBE. Appelé à faire valoir mes droits à la retraite, après 32 ans et 10 mois de bons et loyaux services rendus à la Nation, j’ai saisi, le 28 octobre 2014, le ministre du Travail et de la Fonction publique pour demander à jouir de mes arriérés de congés qui déboucheront sur ma retraite conformément à la loi. Suite à ma lettre, le ministre accéda à ma demande et un autre directeur général a été nommé en Conseil des ministres le 10 novembre 2014 » ; Considérant qu’il poursuit : « ••• Aussi bien le rapport de vérification de la Commission bancaire que le compte-rendu du Conseil des ministres du 2 novembre 2017 n’ont cité mon nom. C’est le jeudi 16 novembre 2017 vers 20 h 35 que deux agents du commissariat central de la ville de Porto-Novo se sont portés à mon domicile pour me remettre une convocation m’invitant à me présenter à la Brigade économique et financière (BEF) sans aucune précision du motif ... Le vendredi 1 7 novembre 201 7, je me suis présenté à 9 heures 30 minutes à la BEF. Ce n’est que vers 11 heures 30 minutes que j’ai été reçu et auditionné ... Le samedi 18 novembre 2017, j’ai été présenté au procureur de la République pour une première prolongation de la garde à vue. Le dimanche 19 novembre 2017 ... j’ai été conduit à mon domicile à Porto-Novo pour une perquisition ... Il faut préciser que les policiers n’ont présenté aucun mandat, ni autre document autorisant la perquisition. Ils ont juste cité quelques dispositions du code de procédure pénale et m’ont demandé de donner mon accord pour ladite perquisition, ce que je ne pouvais pas refuser. Le mardi 21 novembre 2017, j’ai été présenté au procureur de la République pour une deuxième prolongation de la garde à vue.» ; qu’il soutient:

« II- DE L’INCONSTITUTIONNALITE DE LA PROCEDURE :

il ressort des faits qui précèdent que mon arrestation et ma détention. sont arbitraires, que la procédure judiciaire ainsi engagée à mon .encontre porte atteinte à mon droit de la défense et, enfin, que les perquisitions menées à mon domicile constituent une atteinte à ma vie privée et à mon honneur.En ce qui concerne mon arrestation et ma détention.par la BEF et le procureur de la République: aux termes des dispositions de l’article 6 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, «Tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement». Etant donné qu’aucune charge n’a été retenue contre moi ni par le rapport d’audit de la Commission bancaire de l’UMOA ni par l’Inspection générale des Finances, encore moins par le Conseil des ministres en sa séance du 02 novembre 2017, je me demande sur quel fondement je suis arrêté et détenu à la Brigade économique et financière (BEF) ? La seule accusation diffamatoire de l’ancien directeur de la BIBE ne saurait constituer un motif sérieux de ma détention d’autant plus que l’intéressé a été incapable d’exhiber la moindre preuve à l’appui de ses propres déclarations. Si une simple allégation d’un quidam doit fonder une action en justice, alors on craindrait pour l’Etat de droit au Bénin, car tous les citoyens deviennent des clients potentiels de la BEF et du procureur de la République pour peu qu’ils sont objet d’une délation. Et c’est ce que je vis présentement, en violation de l’article 6 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ci-dessus cité. En ce qui concerne la violation de mon droit à la défense et à un traitement équitable: aux termes de l’article 7.1.b) et c) de la. Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, «Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue. Ce droit comprend: b) le droit à la présomption d’innocence, jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction compétente; c) le droit à la défense, y compris celui de se faire assister par un défenseur de son choix.» Selon la décision DCC 17-251 du 05 décembre 2017 de la Cour ... , «Il découle de cette disposition que le droit à la défense, principe fondamental de l’Etat de droit, commande que lorsqu’une personne est soupçonnée d’un acte délictueux, celle-ci doit être mise en mesure de discuter les griefs articulés contre elle avant la prise de toute décision à son encontre; que par ailleurs, le principe du contradictoire vise le respect des droits de la défense ; qu’il s’applique à tout moment, depuis la phase préliminaire jusqu’à la prise de la décision administrative, judiciaire ou arbitrale»...

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Colloque international francophone en énergétique et mécanique : Un diner africain de gala pour clôturer en beauté

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C’est par un diner africain de gala, que les activités du Colloque international francophone en énergétique et mécanique se sont poursuivies dans la soirée d’hier mardi 24 avril 2018, à l’Ecole supérieure des métiers des énergies renouvelables (Esmer), sise à Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi au Bénin. Loin de la salle de Conférence et des commutations, les participants se sont éclatés dans une ambiance conviviale à travers chants et danses. Sans hypocrisie, chercheurs, étudiants et enseignants-chercheurs venus de l’Amérique, de l’Europe et d’Afrique, ont tous, le temps d’une soirée, savouré le Bénin dans une randonnée gastronomique et culturelle.  Ainsi  les papilles gustatives des participants ont pu savourer des mets tels la sauce au légume, la pâte blanche sucrée (Ablo), la pâte noire, la salade vert-composée à la béninoise, du méchoui de mouton, du poulet bicyclette, de la sauce Tchayo, du vernonia sans poisson, des pommes sauvages, de la banane plantin, … et tout ceci dans un décor féérique sur fond de musique légère faite du slow, de la Roumba et des sonorités typiquement béninoises. Le point d’orge de la soirée fut le cercle de famille à la béninoise, autour du Chef de famille, le directeur de l’Esmer Bertin Kodjo Djaïto, qui n’a pas caché son émotion face au spectacle agréable qu’offraient les participants. Tout ceci agrémenté par les prestations du groupe folklorique qui, à travers le Zinli, le Agbadja, le Sakpata… ont fait découvrir aux hôtes de l’Esmer, les merveilles artistiques et culturelles du Bénin. « Je pense que le colloque du Bénin est une réussite », a laissé entendre le président du comité permanent du Colloque, Thierry Maré qui s’est lui aussi mué en poète et artiste chanteur.

Thomas AZANMASSO

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Encadrement du bail à usage d’habitation domestique : La caution sur le loyer réduite à trois mois

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Le Bénin dispose désormais d’une loi sur le bail à usage d’habitation domestique. Les propriétaires d’immeubles ne doivent plus imposer leur seul diktat. Le Parlement  a adopté hier mardi 24 avril une loi dans ce domaine.  La  loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin  régit en effet les droits et devoirs du locataire et du bailleur ainsi que ceux de l’agent immobilier. La nouvelle loi réglemente  aussi les questions de cautions et autres garanties en matière de location d’immeubles servant de logement. L’article 58 de ladite loi stipule : « Le prix maximum du prix du loyer annuel fixé au maximum à 8% de la valeur réelle du logement, de l’appartement ou de l’immeuble. En cas de location au mois, le montant du loyer mensuel ne peut en aucun cas dépasser le douzième du loyer annuel. Le montant du cautionnement à titre de garantie ne peut excéder une somme correspondant à trois (03) mois de loyer ». Par ailleurs, la loi  crée une commission nationale d’évaluation des immeubles bâtis ou non qui est faite  de douze membres. Elle est chargée de  fixer les coûts des immeubles. La loi votée hier n’a pas prévu de délai de transition pour ses dispositions. Ce qui voudra dire que tout le contenu de la  nouvelle loi  devient opposable dès que le président de la République prononce sa promulgation. Hier mardi, les députés satisfaits d’avoir œuvré pour soulager une partie de la population face aux pressions de certains propriétaires d’immeubles véreux, ont exigé que la nouvelle loi soit vraiment vulgarisée. Présents au Parlement, les ministres Joseph Djogbénou et Didier Tonato ont rassuré les élus du peuple de l’engagement sans réserves du gouvernement. A les entendre, tout sera fait pour que la majorité de la population prenne connaissance de la nouvelle loi.
 
Mike MAHOUNA

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Colloque international francophone en énergétique et mécanique : L’Esmer accueille les travaux de la 4e édition

ESMER

L’Ecole supérieure des métiers des énergies renouvelables (Esmer) organise du 23 au 25 avril 2018, le Colloque international francophone en énergétique et mécanique (Cifem). Sous le thème : Accès durable aux services énergétiques au sud », la rencontre offre  aux participants, des occasions d’échanges, en vue de l’amélioration de la recherche scientifique en énergétique et mécanique.  Les travaux se déroulent dans les locaux de l’établissement.

Au cours des travaux, le parterre de personnalités du monde universitaire, d’institutions de recherche, et du monde des affaires, venues d’Europe, d’Amérique et d’Afrique auront à  mener des réflexions stratégiques et dégager des pistes d’amélioration de la recherche scientifique en énergétique et mécanique. Il s’agira essentiellement pour les participants, d’ouvrir des perspectives de recherche et de développement et d’œuvrer à l’amélioration de la visibilité et la valorisation des résultats des études scientifiques sur les systèmes énergétiques.

Dans son mot de bienvenu, le Directeur de l’Esmer, Bertin Kodjo Djaïto, a exprimé tout son enthousiasme d’accueillir le colloque dans les locaux de son école. Il se félicite donc de sa tenue qui marque le rapprochement entre chercheurs et enseignants-chercheurs  francophones travaillant dans les laboratoires publics ou privés, universitaires ou industriels. Ainsi, tout exprimant  sa reconnaissance à tous ceux qui ont œuvré à la tenue effective de la rencontre, il a émis le vœu que les recommandations puissent servir à améliorer la recherche en énergétique et en mécanique. Rappelant les circonstances de la création du Cifem, le président du comité permanent du Colloque, Thierry Maré, s’est félicité de l’accueil chaleureux réservé aux participants et souhaite que les échanges puissent aboutir à des résultats concluants. « L’énergie est un maillon très important dans le processus de développement compte tenu du rôle prépondérant qu’elle joue, tant au niveau du secteur productif que pour l’amélioration des conditions de vie des populations », a laissé entendre le directeur de cabinet du ministère de l’énergie, Armand Dakéhoun. Il a donc exhorté les participants à enrichir leurs travaux des confrontations d’idées et d’analyses  pour booster l’accès durable aux services énergétiques dans les pays du sud. Pour le directeur adjoint de cabinet du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Josué Azandégbé, le Bénin s’est engagé de façon irréversible dans la voie du développement et de l’énergie propre. Et pour réussir, il est nécessaire que toutes les branches de savoir humain soient mobilisées avec optimisme et déterminations, précisera-t-il. Il reste donc persuadé qu’au terme des travaux, d’importantes résolutions sortiront des échanges pour combler l’attente des populations en matière d’accès aux services énergétiques en général est des énergies renouvelables en particulier. Il a fini ses propos en réaffirmant l’engagement du gouvernement à œuvrer pour le succès des activités scientifiques de haut niveau, intéressant les domaines de l’énergétique de la mécanique, de la formation de la recherche et du développement.   

Thomas AZANMASSO  

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Opération du Ravip dans l’Ouémé : La commune de Bonou proche des 100%

Julien-Affohounha

(Le leadership du maire Julien Affohounha a payé)
Le taux d’enrôlement de la population de Bonou au Ravip, avoisine déjà les 95%. C’est un succès qu’enregistre cette opération de Recensement administratif à vocation d’identification de la population dans cette commune du département de l’Ouémé. En dépit de cette prouesse, les autorités communales visent loin : le record de 100%. Ainsi, avec en tête le maire Julien Affohounha, elles ont organisé samedi dernier,une campagne de sensibilisation pour une adhésion des retardataires à cette opération démarrée depuis novembre 2017 et qui prend fin le 30 avril 2018. Etaient mobilisés pour la circonstance, des élus locaux, des personnalités de la société civile de la commune. 100% d’enrôlement au Ravip attendu à Bonou, c’est un effort à saluer, quand on sait que la commune, pendant longtemps et sous l’actuelle mandature de la décentralisation, a été l’enfant malade. Le conseil communal, sous le leadership du maire Affohounha, vient de relever ainsi un défi et ce, en droite ligne de la vision du gouvernement. A cette allure, la commune de Bonou ne va pas tarder à redorer son blason et mériter davantage l’appui des autorités au plus haut niveau.

MM

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Franck Ogou au sujet de la protection du patrimoine au Bénin : «Les dirigeants doivent faire confiance aux compétences nationales»

Franck-Ogou

Au Bénin, le patrimoine est mal entretenu mais tout peut être bien fait. L’archiviste et gestionnaire de patrimoine, Franck Ogou a montré que le «Bénin n’est pas un désert de compétences dans le domaine». Dans l’entretien accordé à votre quotidien, Il a soutenu que l’Etat pourra tirer profit de la gestion de ses biens culturels si on fait confiance aux compétences nationales. Lire l’interview.

Matin Libre : Bonsoir M. Franck Ogou. Vous êtes archiviste et gestionnaire du patrimoine à l’Ecole du patrimoine (Epa) de Porto-Novo.  Dîtes nous ce que c’est que le patrimoine.

Franck Ogou : Bonjour monsieur le journaliste. Le patrimoine de façon courante est défini comme tout ce que nous avons hérité de nos anciens. Cette définition n'est pas fausse mais elle est incomplète. Le patrimoine comme le définissent les institutions œuvrant dans ce domaine, est l'ensemble des éléments tangibles et intangibles que nous avons hérité, que nous devons conserver et transmettre aux générations futures. A partir de cette définition, nous percevons que le patrimoine peut être tangible à savoir les biens meubles, les immeubles et intangible notamment les danses, le savoir-faire et les pratiques culturelles ... Il y a aussi la notion de conservation et de transmission. C'est l'ensemble de ces éléments qui définit le patrimoine.

Au Bénin, comment gère-t-on le patrimoine?

La gestion du patrimoine au Bénin est d'abord l'affaire du ministère en charge de la culture à travers la Direction du patrimoine culturel (Dpc), qui est une des directions techniques de ce ministère. Cette direction a en charge la gestion des musées et des sites patrimoniaux.Mais à côté de la Dpc, il y a aussi des associations qui accompagnent la mise en œuvre de la politique de l'État dans la gestion du patrimoine à travers des projets de développement. Les communautés détentrices de ces patrimoines même si elles ne sont pas directement vues ont aussi un rôle important dans la gestion du patrimoine.A cette liste s'ajoutent d'autres institutions qui font surtout de la formation et qui mettent sur le marché des professionnels réputés pour la gestion du patrimoine.Mais tout ce dispositif ne fonctionne pas comme cela se doit car on observe encore et malheureusement  des problèmes de gestion de notre patrimoine. Il est à souhaiter que les choses s'améliorent.

Vous souligniez que le dispositif dont dispose le Bénin pour gérer son patrimoine ne fonctionne pas. A quoi est dû ce dysfonctionnement?

Le dispositif ne fonctionne pas parce que l'État qui doit fédérer les efforts des uns et des autres ne le fait pas suffisamment. Il manque surtout des moyens d'accompagnement.

Depuis quelques mois, le gouvernement de la Rupture essaie de négocier le retour de certains biens culturels du Bénin confisqués et gardés par les anciens colons à Paris. Comment  trouvez-vous cet engagement du gouvernement ?

Déjà c'est un droit pour le Bénin de réclamer certains objets qu'il considère comme les siens. J'espère juste à ce niveau que nous avons la preuve que ces objets nous appartiennent ou nous ont appartenus puisque tout le débat part de là. Les autres aujourd'hui peuvent donner la preuve que les objets sont leur propriété même si les circonstances de départ de ces objets sont connues de tous. Et c'est en cela que j'apprécie bien votre expression "négocier le retour". Il s'agit bien de cela puisque nous n'avons pas toutes les armes de notre côté. Nous nous étions aussi mal lancés dès le début de cette affaire. Heureusement qu'aujourd'hui, nous sommes en train de nous rattraper en utilisant les bons canaux. Et à ce sujet, je voudrais faire observer que le gouvernement a manqué d'associer les professionnels à sa démarche.Mon vœu le plus cher aujourd'hui est qu'il y ait une suite à ce dossier, car ceci pourrait être une aubaine pour améliorer les conditions de gestion du patrimoine dans notre pays.

Le retour du patrimoine béninois se trouvant en France est-il vraiment  une opportunité pour le Bénin comme semble l’affirmer le gouvernement?

Oui le retour des biens au Bénin pourrait être une opportunité si cela est accompagné d'une vraie politique de développement du secteur. Or, pour le moment, on ne parle que de projets qui tardent à voir le jour. Par ailleurs, les projets du gouvernement dans notre secteur sont des projets à long terme. En attendant de construire les nouveaux musées, que faisons-nous de ce qui existe ? C'est justement à ce niveau que j'ai personnellement du mal à suivre et à comprendre les réelles motivations du gouvernement pour le secteur. Le potentiel qui existe est mal entretenu avec un personnel insuffisant et peu qualifié. Tout ceci à juste titre pourrait constituer des arguments pour ceux qui sont contre le processus de retour au Bénin des objets.          

Le Bénin dispose-t-il aujourd’hui des moyens nécessaires pour gérer ces biens?

Le Bénin dispose de moyens même si ces moyens sont orientés ailleurs ou ne sont pas utilisés à juste titre. Nous avons de la ressource humaine qualifiée qui chôme pendant que nos musées meurent, pendant que nos sites disparaissent. Nous avons de la ressource financière parce qu'il s'agit quand même d'un État. Ces moyens devront servir à mettre en place des infrastructures avec une vraie politique et une vision claire.A ce titre, on peut observer que l'actuel régime a entrepris la construction d'équipements culturels. Espérons que ces projets voient le jour et que la vision accompagne. Nos musées ne  doivent pas être mis en affermage, pour reprendre le terme consacré de ce régime. Il faut donc recruter massivement des professionnels, former d'autres afin qu'ils prennent en main la gestion des musées à construire.

Nous le soulignions en début d’interview, vous êtes gestionnaire de patrimoine à l’Epa. Parlez nous de cette école.

L'Ecole du Patrimoine Africain est une institution de formation des professionnels africains du patrimoine. Elle couvrait 26 pays d'Afrique francophone, lusophone et hispanophone au sud du Sahara. Mais depuis 2015, l'Union Africaine lui a donné mandat pour travailler sur tout le continent. Nous sommes donc actuellement dans cette phase de développement de l'institution avec l'appui de tous nos partenaires.

Au niveau du Bénin, c'est l'Université d'Abomey-Calavi qui assure la tutelle de l'EPA. Nous sommes donc une institution universitaire mais aussi professionnelle. Nous accompagnons également les États à la prise en compte de leur patrimoine dans les politiques de développement économique.

Comment devient-on  gestionnaire de patrimoine?

Sourire ! Pour être gestionnaire du patrimoine, il faut faire des études universitaires. Jusqu'à un passé récent, il faut justifier au moins d'un Bac plus 5 ans. Mais de plus en plus nous formons à partir de la licence. Toutefois, comme dans d'autres secteurs, il y a des gens qui s'improvisent gestionnaire du patrimoine sans avoir jamais fait un cours du patrimoine. C'est cela que nous devons décourager car une profession c'est une déontologie et des normes.

Est-ce un métier épanouissant?

Vous avez dû constater que je suis très épanoui. C'est un métier comme tout autre et qui assure au professionnel les moyens pour subvenir à ses besoins. Mais au delà, c'est un métier très ouvert qui vous donne la possibilité de connaitre les autres et leurs cultures. Personnellement j'ai cette chance dans mon travail de visiter les autres et d'apprendre d'eux, ce qui fait de moi un homme véritablement de culture. J'encourage les plus jeunes qui voudraient choisir un métier que nous sommes totalement disposés à les conseiller et à leur parler des débouchés qu'il y a dans ce secteur. C'est un métier extrêmement passionnant et très épanouissant. L'épanouissement n'étant pas seulement la satisfaction des besoins financiers.

Vous voudriez bien conclure cet entretien

Je voudrais vous remercier pour l'opportunité que vous m'avez donnée. Je voudrais en guise de conclusion insister sur deux éléments : le Bénin n'est pas un désert de compétences dans le domaine du patrimoine, la preuve je suis jeune et je vous parle de ce métier que je pratique depuis 14 ans. Je prie les dirigeants actuels de faire confiance aux compétences nationales et de prêter une oreille attentive à tout ce qu'elles disent. Le monde du patrimoine est un monde très restreint même au niveau international et nous nous connaissons, le Bénin doit en profiter. Le second élément de ma conclusion, est d'inviter les communautés et surtout les béninois à être fiers de nos cultures, de nos patrimoines car c'est notre identité et au delà le patrimoine est source de développement économique. D'autres pays l'ont compris et en profitent. Que nos croyances, notre éducation ne nous éloignent pas de nos réalités. Le Bénin a une histoire et nous devons tous la préserver pour les générations futures.

Entretien réalisé par Allégresse SASSE

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Entre levée et poursuite de la grève : Cacophonie dans le rang des secrétaires généraux

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Des Assemblées générales sont tenues dans tous les départements hier, lundi 23 avril  2018, à l’appel du Front d’actions de l’éducation et se sont toutes soldées par la détermination des enseignants à poursuivre la grève. Mais en dépit de cette ténacité, les secrétaires généraux du Front ont appelé à la levée de la motion. En effet dans tous les départements, les enseignants ont affiché leur volonté farouche à poursuivre le mouvement de grève jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications. C’est ainsi que dans  la Donga, les enseignants réunis  au Ceg 1 de Djougou, ont rejeté le relevé de conclusion de la rencontre du Front avec le gouvernement et décidé de poursuivre la lutte. Dans le Borgou, ils s’opposent à la levée de la motion de grève. Dans  l’Atacora, la base s’engage à continuer  la lutte avec l’Unstb de Emmanuel  Zounon, la Cosi-Bénin de Noël Chadaré et la Cstb de Nagnini Kassa Mampo. A Abomey-Calavi, la quasi-totalité des enseignants présents à l'Ag exigent la poursuite des mouvements de grève et rejettent le relevé des conclusions du Front.  Réunis à Savalou, les enseignants des Collines ont décidé de la poursuite de la grève jusqu'à satisfaction totale de leurs revendications et disent ne pas se reconnaître dans le relevé de conclusion. La Tension était vive à Porto-Novo où le relevé de conclusion a été rejeté. A kandi, dans l'Alibori les enseignantes ont rejeté le relevé de conclusions du Front et exigent, la rétrocession des sous défalqués, l'indexation, le relèvement du taux horaire de la vacation....avant de mettre le gouvernement en garde contre son refus à satisfaire à leurs revendications.

Au  Ceg 1 de Dogbo, ils ont à l'unanimité décidé de la poursuite de la grève jusqu'à satisfaction totale des revendications.

Le Front lève la motion de grève

Réunis dans l'après-midi du lundi 23 avril 2018 à la Bourse du travail à Cotonou, les Secrétaires généraux membres de la Conférence des Sg, après délibération, ont suspendu la motion de grève de 96 heures tacitement reconductible toutes les semaines et appelé tous les militants à la reprise des classes pour compter du jeudi 26 avril 2018. Mais la décision n’a pas reçu l’assentiment de tous les secrétaires généraux présents. Dans la confusion, certains d’entre eux ont claqué la porte en signe de protestation contre la décision de levée du mouvement.

La Cstb appelle à la poursuite du mouvement

Dans un communiqué, le secrétaire général de la Cstb Nagnini Kassa Mampo a adressé ses vives félicitations aux enseignants de tous les ordres, aux agents de santé, aux magistrats et autres qui continuent la bataille contre « L’autocratie affameuse et liberticide du Président Patrice Talon ». Il salue  leur  engagement et attachement à la lutte pour la satisfaction de leurs  revendications, déjouant ainsi  tous les complots et  combattant toutes les intimidations, les menaces de radiation, de coupure de salaire. Tout cela témoigne, selon ses propos, de leur fermeté à la lutte pour la satisfaction de leurs revendications. Le Sg/Cstb a tenu par  la même occasion, à informer ses militants que la Cstb et signataires d’une correspondance adressée au gouvernement, vendredi 20 avril 2018, correspondance cosignée par le Sg/Cosi-Bénin, Noël Chadaré et le Sg/Unstb, Emmanuel Zounon, qui, sur la base de leur  fermeté et détermination à la lutte, demandent la réouverture des négociations pour une sortie heureuse de la crise pour les travailleurs. Cet acte fait-il savoir, vient rappeler au gouvernement, qu’il est l’auteur du blocage des négociations pour avoir refusé de rétrocéder les sous défalqués des salaires. Par conséquent prévient-il, l’ouverture des négociations ne signifie nullement et n’a jamais  signifié l’arrêt de la grève.  Il les appelle donc à poursuivre la lutte même pendant les négociations, pour la satisfaction de leurs revendications.

Thomas AZANMASSO

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Situation des migrants béninois en Libye : La part de vérité de l’Abl qui accable le gouvernement

Aurelien-Agbenonci

Le mercredi 11 avril dernier, le ministre des affaires étrangères AurelienAgbénonci était devant la Représentation nationale pour répondre aux questions des députés sur la situation des migrants Béninois en Libye.Selon l’Association des Béninois de Libye, les réponses apportées aux questions des députés sur l’affaire d’esclavage des migrants africains, sont loin de la réalité sur le terrain. Voici la part de vérité des Béninois vivant en Libye qui démonte point par point les arguments du ministre des affaires étrangères tout en relevant les contre-vérités.

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